III. — LA SANCTION DE LA FOI
lois de l’éternelle Justice, que l’Humanité se rend si bien à elle-même, tâchez donc un peu de yous dégager de l’affreux égoïsme qui fait dire à ceux-ci :
— Après moi le déluge!
Et à ceux-là :
— Qu’est-ce que me fait ce qui se passe ici-bas, pourvu que je monte au Paradis ?
Allez ! le Sceptique et le Dévot sont égaux dans la balance.
Ego, je ou moi,
Voilà ce qu’ils pèsent !
Des loteries où l’on gagne de gros lots, des bals où il y a de jolies femmes et de beaux soupers : c’est le triomphe de leur charité !
Je n’ai pas lu celle-là dans l’Évangile.
Préparez, au contraire, par l’amélioration de vous-mêmes, l’amélioration de ceux qui viendront après vous.
La charité qui donne le pain ne fait que perpétuer la misère en la nourrissant.
Il y a une autre espèce de charité qui tue la misère dans son germe , lequel n’est autre que l’ignorance.
PAR l’événement. 45
Éclairez le Peuple, éclairez-le ; quand il saura penser, soyez sûrs qu’il saura gagner son pain.
Qui sait ? C’est peut-être pour vous que vous travaillez, et, au lieu de rappeler individuellement tous les Hommes à lui, Dieu pourrait bien avoir couché pour longtemps l’Humanité dans le même lit.
Comme nous voyons très - bien que les Enfants portent au physique et au moral la peine des fautes de leurs pères, il y a tout à parier que la Justice divine leur permet également de les expier.
Sans cela, elle ne serait pas la Justice.
L’Humanité est donc solidaire, et je ne vois guère qu’un jugement collectif qui puisse la rappeler au tribunal de Dieu.
Ainsi croyez au jugement dernier , si vous le voulez, mais ne niez pas la Justice qui s’accomplit depuis le commencement des temps, parce que Dieu, qui prévoit tout , l’avait établie d’avance.
Si, par hasard, votre Foi vous avait