‹ Les Rhinites ChroniquesChapitre 24 sur 51 · PT EVE · texte numérisé non relu

PT EVE

égales d'acide borique et de salicylate de bismuth. D'autres enfin, préconisent l'emploi de l’acide tannique et du tannate d’alumine :

Tannate d’alumine............ 4 gr.

BICUTRO RTL CPR TS 0 gr. 20 RAC IOS ONU DES REA eue 6 gr. |

Dans l'usage de ces poudres, -certaines précautions sont à retenir, surtout chez les sujets nerveux. Selon les cas, le nombre des insufflafions quotidiennes variera de deux à huit. Maïs si, ainsi qu’il n’est pas rare, ces insufflations provoquent de violents éternuements accompagnés de céphalalgie frontale, une le matin et une le soir suffiront, en ne pratiquant pas dans une même séance le traitement des deux fosses nasales. Néanmoins, même dans ces conditions, ce traitement n’est pas toujours bien supporté et est souvent très pénible. Il est utilisé surtout en Allemagne et LER- MOYEZ préfère s’en tenir aux balnéations alcalines chaudes accompagnées ou non de pulvérisations protargolées qui lui ont toujours donné de bons résultats.

D) Badigeonnages.

Bien plus efficace que les précédents, ce procédé

exige que le patient reste à la disposition du spécialiste qui seul peut l’appliquer.

Une légère cocaïnisation préalable est nécessaire. Une pulvérisation d’une solution à 1 % est suffisante, ouvrant les fosses nasales et faisant mieux supporter le contact du porte-coton. L’application sera répétée, prolongée, méthodique. Un peu de massage vibratoire aidera avantageusement dans bien des cas.

Riou

Dans les formes atones, avec sécheresse prédominante et tendance aux croûtes, on emploiera l’iode avec la glycérine pour excipient. On commence avec la solution à 1 % pour atteindre 2 %, s’il n’y a pas

d’intolérance, soit : .

Solution 1. Solution 2 Ode NU LiRLSE 0 gr. 50 d'or.

Iodure de potassium... 1 gr. 50 Te Glycérine; pure... 100 Gr 627 100 gr.

Menthol ...... FRÈRE 0 gr. 50 0 gr. 50

Son effet est assez désagréable, avec une abondante

sécrétion de mucus et une sensation de plénitude dans la tête durant plusieurs heures. Cette thérapeutique n’interviendra donc qu’à bon escient.

- Les formes catarrhales purulentes abondantes préfèrent le nitrate d’argent en solution dans l’eau distillée. On commence par une solution à 1 % pour aller jusqu’à 5 %, qui ne devra pratiquement pas être dépassée. La réaction provoquée est souvent très vive; aussi préfère-t-on y substituer le protargol absolument indifférent aw nez, même jusqu’à 10 %, et amenant d'aussi bons effets. Ce corps n’en est cependant pas moins actif et demande à être manié avec une grande prudence,

Si deux à trois séances par semaine suffisent dans les cas ordinaires, en maintenant le traitement pendant un mois et demi, dans les cas tenaces on ne doit pas hésiter à répéter les badigeonnages et à en faire jusqu’à 10 par jour. On observera des périodes de repos qui permettront de juger des résultats obtenus ;

SLAO A

s'ils sont satisfaisants, on maintiendra uniquement des bains chauds ou des pulvérisations huileuses. En cas de rechute, on refait une série de badigeonnages en utilisant un produit différent. Dans tous ces cas, les balnéations nasales seront maintenues pendant toute la durée du traitement. Enfin si, après deux ou

trois reprises, on n'obtient aucun résultat, mieux vaut

s'abstenir pendant plusieurs mois et une cure thermale peut alors être envisagée, ne serait-ce que pour son effet moral.

E) Aérothermie.

Les insufflations d’air chaud, selon la méthode de

LERMOYEZ et MAHU, donnent souvent de bons résul-

tats, notamment dans les formes congestives à bascule et dans les formes sécrétoires, quoique, en cas de muco-purulence, les résultats soient beaucoup moins sûrs. Plus l’élément vaso-moteur prédomine sur l'élément infectieux, plus l’amélioration obtenue est satisfaisante.

Six à huit applications à 48 heures d'intervalle amènent habituellement une désobstruction manifeste. Après un repos de 15 jours, une nouvelle série de 4 à 6 séances n’amènera peut-être pas une guérison définitive, mais en tout cas une amélioration prolongée.

La durée de chaque séance variera suivant les sus-

ceptibilités de chacun, avec un maximum d’une mi-

nute pour chaque fosse nasale. L’insufflation devra

. pénétrer le plus loin possible dans le couloir nasal et,

petit à petit, on arrivera à atteindre les queues de cornet.

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F) Cautérisation.

Pour LERMOYEZ, cette méthode ne sera jamais que « l’ultima ratio », à n’utiliser qu'après l’échec de toutes les autres.

Elles s'adressent surtout aux dors congestives, avec gros cornets évoluant vers ka rhinite hypertrophique, et alors la galvanocaustie sera la plus simple et la plus logique des cautérisations, à l’exclusion des caustiques solides : nitrate: d'argent, acide trichloracétique ou acide chromique qui détruisent beaucoup plus qu’ils ne modifient les tissus.

Cette thérapeutique des caustiques n’est cependant

pas rejetée par tous et l’écoie allemande utilise,

beaucoup.

TRAITEMENT DES RHINITES HYPERTROPHIQUES

Les rhinites hypertrophiques n’étant véritablement qu’une complication de coryza chronique, le traitement général, se basant sur l’étiologie, sera le même pour les deux formes.

Quant au traitement local, il =: beaticoup plus simple que le précédent, Le but en étant avant tout la désobstruction des voies nasales, certains conseillent le tubage nasal. On commence la dilatation par des tiges de laminaria, par des éponges préparées, ou même avec des lames de celluloïd. Mais le tubage lui-même a une action plus durable, il se pratique à

l’aide de sondes pleines en gomme ou encore de tubes

ni Rss

en caoutchouc ou en métal. GooDWILLIE, en 1890, et ultérieurement PETER et J. GIBBoNSs, ont préconisé cette méthode. J. GIBBoNS a fait construire une série de tubes à section plus haute que large et perforés' suivant la longueur d’une: infinité de petits trous permettant le contact de l’air avec la muqueuse. Ils peuvent être laissés à demeure grâce à leur extrémité antérieure recourbée,

Mais les méthodes destructives par les procédés électriques jouissent d’une plus grande notoriété. En premier lieu, on signalera l’électrolyse, soit à l’aide de plaques métalliques isolées sur l’une de leurs faces (GARIGOU — DESARENES), soit à l’aide d’aiguilles implantées dans l’épaisseur des tissuss (Mior). Ce dernier procédé paraissant supérieur même à la galva- -nocaustie.

La méthode galvanocaustique est souvent d’un bon effet et l’application en est simple et facile. L’anesthésie locale bien faite, l’acte chirurgical est absolument insensible. La raie de feu sera faite d’arrière en avant en appuyant suffisamment, de facon à obtenir le contact osseux sur la face interne et sur la face inférieure du cornet. Il faut prendre grand soin d'éviter les lésions de la cloison pour ne pas former de synéchies. Enfin, la température du cautère sera modérée, de fason à ne pas provoquer d’hémorragie secondaire.

Dans les cas d’hypertrophie nettement lobulée, de simples cautérisations linéaires sont insuffisantes et l'on a recours à l’anse galvanocaustique. Après anesthésie, dans laquelle on évite l’adrénaline qui provo-

re eus

querait une rétraction trop intense et des hémorragies secondaires, on procède par petits coups répétés, de facon à assurer une bonne hémostase.

Dans certains cas d’obstruction intense, on inter-

vient sur la lamelle osseuse même par turbinotomie partielle ou totale. Les queues de cornet devront de

même être supprimées chirurgicalement à Fanse”

froide ou galvanique, avec les mêmes précautions à prendre dans l’anesthésie vis-à-vis de l’adrénaline, qui pourrait ici être encore plus gênante en faisant disparaître momentanément le but de l’opération.

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