‹ Les richesses minérales de l'AfriqueChapitre 10 sur 113 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

<) Je me suis contenté, pour obtenir ces chiffres, de convertir la moyenne résultant des tableaux officiels en tonnes métriaues et grammes. Pour déterminer la teneur totale, j'ai tenu compte de la proportion, généralement admise, des tailings traités par rapport aux tnunes «le minerai broyées, proporli<Mi qui est des deux tiers. C'est pourquoi la teneur totale n'est pas la somme des deux colonnes précédentes.

11 est i noter que ces résultats ne sont pas absolument comparables, l'or produit par les diverses mines n'élanl pas tealement fin; ainsi, pour l'or résultant d« raroalgamation, en septembre 1895, il ressort des mêmes tableaux que Tonce d'or (31.103 gr.) a valu 91,30 fr. au Champ d'or, 88 fr. 20 à la Ferreira, 94,50 fr.au Nigel, 97,10 fr.

à la Robinson.

De n^oie, l'or tiré par la eyanvration des tailings a valu, dans le même mois, 83,10 fr. Tonee à la Crown Reef, 75,Î0 fr. à la Jubilee.

83 fr. 80 à la Robinvon.

En moyenne, on peut compter 90 fimncs par once d'or brut.

Néanmoins . ces différences d'une mine i l'autre sont du même ordre que celles qui se produisent, dans une même mine, d'un mois au suivant, et on peut, par suite, considérer les résultats ci -joints comme suffisamment approximatifs.

En ce qui concerae ces rendements, il convient de faire une remarque capitale, c'est qu'ils ne peuvent être comparés les uns aux

autres que d'une manière tout à fait approximative. En effet, si une mine n'exploite qu'une couche riche, en laissant de côté, pour Tavenir, les couches pauvres (ce qui arrive, par exemple, quand elle ne dispose que d'une très petite batterie), la teneur apparente moyenne de ses minerais paraîtra plus forte que dans la mine voisine, où l'on aura commencé l'exploitation en grand de quelque reef relativement pauvre : le minerai de ce dernier venant s'ajouter au minerai extrait des couches riches ; d'une façon générale, on dit, dans le Rand, sous une forme un peu bizarre au premier abord et dont il ne faudrait pas exagérer les conséquences, qu'augmenter le nombre des pilons d'une mine a pour effet d'accroître la quantité d'or qui y est contenue, tout en diminuant la teneur de ses minerais. De même encore, si l'on fait un triage très complet, on aura une teneur plus forte à la tonne broyée, mais se répartissant sur un nombre de tonnes moindre.

Cette observation s'applique également aux comparaisons que l'on peut établir entre les teneurs du minerai d'une même mine à diverses époques. Une diminution progressive des rendements peut résulter souvent de ce que, les frais d'exploitation se réduisant de plus en plus ' et les dimensions des batteries augmentant sans cesse, on est amené à extraire des minerais de plus en plus pauvres, jusque-là négligés : ce qui, naturellement, se traduit par une diminution de teneur moyenne, mais aussi par une augmentation définitive de la production d'or.

Les frais d'exploitation et de traitement par tonne métrique d»; minerai, non compris l'amortissement des installations, variaient, en 1896, de vingt-deux francs par tonne à quatre-vingt francs et étaient, en moyenne, de trente-deux à trente-cinq francs. Depuis cette époque, on est dans une période transitoire, qui ne permet pas de se prononcer sur ce que seront ces frais dans l'avenir sous un régime plus stable ; il est impossible de prévoir, notamment, le supplément de charge, qui résultera, pour les mines, des impôts anglais, destinés à faire payer par les actionnaires les frais de la conquête.

La proportion relative des diverses dépenses était la suivante :

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