ACTE PREMIER
pes... c'est pour vous, monsieur... je pare votre idole.
HENRI
Du moment que c'est pour moi... (au public.) Hein !... est-elle assez jolie? (Haut.) Et puis...
JULIETTE
Et puis, quoi?
Après la couturière?
JULIETTE
Eh! bien, mais je suis rentrée directement.
HENRI
Alors tu es restée deux heures chez ta couturière?
JULIETTE
Dame! pour commander deux robes...
HENRI
Une heure par robe!... Moi, quand je vais chez mon tailleur, il ne faut pas plus de cinq minutes...
JULIETTE
Mais toi, tu es un homme.
HENRI
Il est incontestable que je suis un homme... Alors, tu es rentrée directement?
JULIETTE, mystérieusement.
Nonf... J'avais rendez-vous avec un amoureux.
HENRI
Juliette !
JULIETTE
Un bien joli jeune homme!
Juliette, Hem'i.
HENHI.
Je t'en prie, ne dis donc pas de choses comme ça!
JULIETTE, riant.
Voilà! on ne peut même pas plaisanter!
HENRI
C'est souvent quand elles plaisantent que les femmes disent la vérité.
JULIETTE
Vilain jaloux, val
H E N ni .
Tiens, tu as raison,... pardonne-moi!... (il s'approche d'elle.) Tu m'aimes?
JULIETTE
Sans ça, est-ce que je te ferais enrager? (Henri l'embrasse, Jeanne entre, portant du thé. Voyant qu'Henri embrasse sa femme, elle sort précipitamment, sans poser la théière.) Ah! mon pauvre ami, si tu savais comme tu fais fausse route, avec ta sotte jalousie!
HENRI, afllrmatif.
Je suis un imhécile!
JULIETTE
Ecoute! si j'avais jamais l'envie de te tromper, je te le dirais, là!
HENRI
Je t'en prie, (on frappe à la porte. — Henri étonné.) Entrez ! (Jeanne entre.) Pourquoi frappez- vous à la porte?
JULIETTE
Oui, pourquoi?
JEANNE, embarrassée.
C'est que...