‹ Les ricochets de l'amour; comédie en trois actesChapitre 4 sur 107 · SCÈNE II HENRI, BISCAREL · texte numérisé non relu

SCÈNE II HENRI, BISCAREL

BISGAREL, il a une pensée à la boutonnière.

Je viens te prendre en passant... pour aller au Cercle.

HENRI

Tu es bien gentil... mais vas-y sans moi !

Pourquoi ?

HENRI

Ma femme n'est pas rentrée...

BISCAREL.

Alors quand ta femme n'est pas là?

HENRI

Oui!... Quelle heure as-tu?

BISCAREL, regardant sa montre.

Trois heures moins huit.

HENRI, même jeu.

C'est curieux... quand j'attends Juliette... il n'y a que moi qui avance.

BISCAREL.

Toujours jaloux alors?...

HENRI

Ma femme est si jolie... Et les jolies femmes sont si exposées...

BISGAREL.

Les autres aussi sont exposées.

HENRI

Au salon des refusées... Ah ! mon ami, pourquoi ai-je épousé une jolie femme. Mais voilà, avant le mariage, on voit une jeune fille dans un salon et on se dit : Sapristi! qu'elle est jolie...

On demande sa main.

HENRI

Non, on demande sa dot. On vous répond : Cinq cent mille francs.

BISGAREL, imitant Henri.

Et l'on se dit : Sapristi ! qu'elle est jolie !

HENRI

On rêve un amour infini, une pleine lune de miel...

BISGAREL.

La pleine lune ne dure que quelques jours.

HENRI

Et après quelques semaines d'un bonheur paradisiaque, on redescend sur la terre et on s'aperçoit qu'il y a d'autres habitants.

BISGAREL, plaisantant.

Si jeté gêne?

Fausse sortie.

HENRI

Des jeunes gens bien coiffés regardent votre femme avec des yeux...

Henri, BiscareL

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