‹ Les ricochets de l'amour; comédie en trois actesChapitre 42 sur 107 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

BISGAREL.

Je pense que dans ton malheur tu as encore de la veine; ta femme est amoureuse d'un autre, et cet autre, c'est toi !

HENRI

Oui, mais elle ne le sait pas et elle n'en est pas moins coupable.

BISGAREL, rendant le télégramme.

D'intention^ oui, mais qu'est-ce que l'intention?

HENRI

Que ferais-tu a ma place?

BISGAREL.

Je prendrais la chose avec esprit.

HENRI

Jamais je ne pardonnerai ;\ ma femme! Accepter un rendez-vous d'un inconnu!

Préférerais-tu que ce fût d'un homme connu? Quand ta femme saura que c'est toi qui lui as joué ce tour-là, elle sera furieuse, et on ne sait pas oii ça peut la mener.

HENRI

Mais j'espère qu'elle ne le saura jamais.

BISGAREL.

Elle va venir, elle va demander M. de Cabanville, tu entreras, tu lui feras une scène ; c'est bien là ton programme, n'est-ce pas?

HENRI

Jamais de la vie!

BISGAREL.

Tu m'étonnes; tu es alors plus malin que je ne l'aurais cru.

Page 1