ACTE DEUXIÈME 6i
LANGLUMIER, regardant l'heure à sa montre.
Voyons, il est (jualro heures vingt-cinq, j'ai encore une iieure de libre. Jusqu'à cinq heures vingt-cinq, je repondrai au nom de Lionel de Gab.anville.
On sonne à la porte.
HENRI
Ah! c'est elle!
.Joséphine entre du fond.
JOSÉpiilXE.
Une dame demande M. Lionel de Cabanville.
LANGLUMIER.
C'est moi, Joséphine.
JOSÉPHINE
Depuis quand ?
LANGLUMIER.
Depuis une minute.
BISGAREL.
Nous, allons-nous en.
HENRI
Par ici, il y a l'escalier de service. A tout à l'heure !
Nous reviendrons savoir le résultat.
LANGLUMIER.
Je ferai mon possible pour qu'il soit à la hauteur de vos espérances.
BISGAREL, basa Henri.
Voilà quelqu'un qui guérira ta Juliette des Roméo. HENRI, bas.
Je l'espère I
LANGLUMIER.
Pardon!... Encore un mot?
HEXRI.
Dites vite.
LANGLUMIER.
Si cette dame cédait?
BISGAREL.'
A quoi?
LANGLUMIER.
A moi.
HENRI
Il n'y a pas de danger.
A savoir!
BISGAREL.
Filons!
HENRI
Céder!... C'est à mourir!
Il sort avec Biscarel par la droite, premier plan. JOSÉPHINE.
Faut-il faire entrer, monsieur?
LANGLUMIER.
Un instant! Ma mèche est-elle droite*?^
JOSÉPHINE
Non, monsieur, elle bifurque.
LANGLUMIER, allant à la j^lace.
lledressons-la. (U tire de sa poche une glace et un peigne et arrange sa mèche.) Gomment me trouvCS-tu?