SCENE XX MARTHE, puis HENRI
M.\RTHE, seule.
Maintenant, allons délivrer madame Riscarel. (Elle
se dirige vers la gauche, deuxième i^lan, et ouvre la porte.)
Venez, madame, dépêchez-vous!... (Apercevant la porte
de droite, premier plan, qui s'ouvre.) Oh! quelqu'un! Ne
venez pas!
Elle referme vivement la porte.
HENRI, entrant par la droite.
Vous, ici, madame!
MARTHE
Vous! Ah! Vous arrivez hien!...
HENRI
Pourquoi ?
Votre femme sait tout !
HENRI
Ah! sapristi!
MARTHE
Elle est partie chez son avoué et m'a chargée de vous dire d'aller coucherni l'hôtel jusqu'au divorce.
HENRI
Ilein? maiS;, chère madame...
MARTHE, sévèrement.
A sa place, j'en ferais autant.
HENRI
Ah I h ah !
On entend Biscarel qui secoue la porte. M A R T II E .
Et savez-vous qui secoue cette porte? (Elle désigne la porte de Biscarel.) Le mari !
Il E X R I .
Le mari? de qui?
MARTHE
De madame Biscarel !...
HENRI, ahuri.
Ah! qu'est-ce qu'il fait lu?
Je l'ai enfermé !... Derrière celte porte... (eUc désigne la porte d'Angèie.) xMadame Biscarel... derrière celle-là, monsieur Biscarel!...
Elle désigne la porte de Biscarel.
HENRI, étonné.
Ah!
MARTHE
Et maintenant, débrouillez-vous comme vous le Marthe, Henri.
actl; deuxième dOl
pourrez... Bonsoirl (dc i.i porto, sévèrement.) Vous êtes sans excuses, monsieur! sans excuses!...
Elle sort par le fond.