ACTE TROISIEME H
venu du Vélodrome!... Ah ! tu m'amuses avec ton bon conseil, et je voudrais te voir h ma place.
MARTHE, se levant.
Si on admettait chez les autres tout ce que l'on fait soi-même, la vie ne serait plus possible ! Après tout, les lettres de ton mari prouvent qu'il n'avait pas encore dépassé les bornes.
JULIETTE
Oh ! ça ! dans tous les cas il était trop près de la frontière !
MARTHE
Je t'assure que tu as tort de ne pas m'écouter...
JULIETTE
Si tu défends mon mari, maintenant !
MARTHE
Je ne le défends pas !... Mais enfln, si M. de Précardin n'est pas un ange...
JULIETTE
C'est un démon.
MARTHE
Voyons, entre un démon et un ange tu admettras bien qu'il y a un abîme...
Il y a le purgatoire !... Ça suffit 1 Henri m'a doublement offensée dans ma dignité de femme... et reprendre la vie commune me serait odieux... Nous divorcerons!... Pardonner c'est bon dans les vaudevilles... à minuit moins dix... mais dans la vie ! Je reprends ma liberté, qu'il garde sa madame Biscarel !
Elle remonte à gauche.