ORIGINE ET ARRANGEMENT DES ROCHES
les trachytes. A cet ordre se rapportent aussi les roches volcaniques, soulevées à l’état de fusion ignée, telles que les basaltes, les laves et les matières déversées ou rejetées encore aujourd’hui sous nos yeux par les cratères des volcans, sous la forme de masses épanchées, de coulées, de scories, de lapilli, etc.
Tels sont donc les grands ordres de roches caractérisées par des relations très différentes de position : i° les roches cristallisées de refroidissement, dont les plus anciennes sont les plus extérieures et superposées aux plus récentes; 20 les roches sédimentaires ou terreuses, dont les premières dans l’ordre des temps sont les plus profondes, et recouvertes par les plus modernes, disposition inverse de la précédente; 3° les roches éruptives, que l’on subdivise en roches volcaniques et roches d'épanchement, poussées au travers de celles qui existaient déjà au moment de la sortie. Les roches éruptives ont leur base dans les régions profondes du globe, et se rattachent, sans doute, au moins par l’époque de leur consolidation, à des enveloppes concentriques du noyau intérieur, qui se sont ajoutées à l’écorce du globe les unes après les autres, de dehors en dedans.
Mais les vapeurs atmosphériques, aussitôt après leur première condensation, les eaux superficielles qui pénétraient, qui circulaient dans les fentes et les crevasses des parties superficielles, et surtout les émanations des régions plus profondes du globe, tout cela devait tendre dès le principe à modifier plus ou moins la nature minéralogique des roches. Dans les unes, certains éléments ont été transformés; dans les autres, il s’est introduit des éléments nouveaux. Les mouvements de la croûte solide ont donné lieu à des phénomènes mécaniques; des argiles de texture inconnue, plus ou moins stratifiées, sont devenues schisteuses et fissiles, c’est-à-dire divisibles en feuillets très minces, suivant des plans orientés tout autrement que ceux de la stratification. Ailleurs, des sables, des fragments de roches ont été agglomérés par un ciment qui s’y est infiltré; parfois la roche est sillonnée par des veines distinctes de matières étrangères.
GÉNÉRALITÉS SUR LES ROCHES
L’on appelle plus particulièrement métamorphiques les modifications produites par le concours de l’eau et des vapeurs minérales, qui ont agi à une température élevée, sous une pression forte, en même temps que par des phénomènes mécaniques dus aux mouvements de l’écorce, dont les masses modifiées faisaient partie. Les roches métamorphiques sont celles qui ont subi ces modifications. La plupart des géologues y rapportent les schistes chloriteux et talqueux, les micaschistes et les phyllades, etc.
Les phénomènes de métamorphisme sont des plus nets dans les parties des masses éruptives et des roches encaissantes qui se trouvent en contact. Il faut reconnaître que la plupart des roches méritent plus ou moins le nom de métamorphiques; car il en est bien peu qui soient restées identiques à ce qu’elles étaient au moment de leur formation.
En outre, autour des grandes crevasses remplies par les roches éruptives, il y a comme une auréole de fentes, où des sources thermales, venues en partie des profondeurs, ont apporté des matières minérales souvent métallifères. Ce sont les filons.
Il faut ajouter enfin à toutes ces roches celles origine organique, comme les divers charbons fossiles, qui proviennent d’anciens végétaux aménés par des altérations profondes à ces divers états sous lesquels nous apparaissent aujourd’hui l’anthracite, la houille, le lignite et la tourbe. A cet ordre se rattachent les coprolites et le guano. Nous admettons par conséquent les ordres suivants de roches, en les considérant d’àprès leur mode de formation :
A. Roches cristallines de refroidissement;
B. R. sédimentaires provenant de détritus des autres altérés ou non, et terreuses, plus rarement cristallines ;
G. R. cristallisées en amas transversaux : i° éruptives ; 20 volcaniques ;
D. R. sédimentaires redevenues cristallines : i° En totalité par métamorphisme;
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20 En partie par l’introduction de ciments ou de matières étrangères ;
E. R. en filons, en amas;
F. R. d’origine organique.