C R I S T A L L 0 G R A P II I E
naître que le rapport d’une de ces arêtes à celle de la hauteur.
En résumé, on construit le prisme en connaissant l’angle de ses faces m , l’inclinaison de sa hase sur l’intercession h de ces faces, et le rapport des longueurs d’une arête de sa base et de sa hauteur h. On choisit pour faces du prisme dans chaque espèce celles qu’on y observe à peu près constamment, surtout celles qui sont parallèles à des clivages. Des faces m des cristaux d’amphibole sont, par exemple, parallèles aux clivages des cristaux de cette espèce. La base p de l’orthose est également parallèle à la direction plane du clivage facile de ses cristaux où dominent en même temps les deux faces adoptées pour pans de leur forme primitive.
Formes dérivées. — Nous ne parlerons que des plus essentielles.
Prisme hexagonal (fig. 21). — C’est la combinaison d’un prisme clinorhombique ayant, par exemple, ABCD pour base, CLEN, LDNF, ainsi que les faces opposées, pour pans, et de deux faces BDF et son opposée, parallèles aux arêtes latérales g de la figure 20 et à la diagonale inclinée, parallèles par # conséquent au plan de symétrie KLN déterminé par cette diagonale et par l’arête LN ou h de la ligure 20, puisque celle-ci est elle-même parallèle à l’arête g. La face BDFH, étant parallèle à KL, enlève sur les arêtes de la base des segments proportionnels à leurs longueurs totales ; elle a pour symbole :
6^^°, par abréviation g1.
On convient de représenter la facette par la même lettre que l’arête à laquelle elle est parallèle, en écrivant à la façon d’un exposant le rapport des segments interceptés par cette facette sur les deux autres arêtes.
Prisme oblique rectangulaire. — (Faces g1 et h1) (fig. 22).
Un plan KK'MM', parallèle à l’arête h et à la diagonale horizon ale ee, intercepte sur les arêtes oe, eo1, des segments OK, O K'
SYSTÈME DU PRISME MONOCLINIQUE
proportionnels à leurs longueurs. Il a pour symbole d"\ dm , h ° , par abréviation h1. Ce plan et son opposé parallèle, combinés aux deux plans g 1 (H KM, IUK'M'), forment un prisme rectangulaire oblique HH' KK MM', car, les côtés de leurs bases étant parallèles aux deux diagonales ao, ee> rectangulaires, produisent ensemble un rectangle. Les lignes qui joignent deux à deux les milieux des faces de ce prisme constituent le second système d’axes dont nous avons parlé (trois axes inégaux, dont un perpendiculaire au plan des deux autres).
Hémioctaèdres. — Un plan HKLM, parallèle à une arête ae Ce la base, intercepte des segments aH = i /4 ae ou b , aK =1/2 ao ou h; il a pour
symbole : b 4, h 2, b° , par abréviation
b 4 : 2z= b (on [rend comme diviseur le segment correspondant à la hauteur) (flg. 23).
II faut sur la seconde arête ae une face symétrique, et les arêtes antérieures de la base inférieure, étant semblables
aux arêtes postérieures de la base supérieure, seront également remplacées par des faces parallèles chacune à l’une des précédentes; on aura, en définitive, quatre faces parallèles deux à deux et parallèles à une arête ae. Les quatre arêtes d pourraient aussi être remplacées par des faces également parallèles 2 à 2 et constituant une zone dont l’axe est parallèle à une aulre arête ae.
Les deux prismes, en se combinant, forment un solide à huit faces triangulaires, un octaèdre.
On peut donc les appeler hémicctaèdres.
CRISTALLOGRAPHIE
Les trois figures (24, 25, 26) montrent l’octaèdre et les deux hémioctaèdres dont il est formé. Ceux-ci ont pour base commune
un rhombe dont les côtés sont parallèles aux arêtes basiques b , d , de la forme primitive. C’est pourquoi on appelle cet octaèdre clinorhombique. Les mêmes lettres majuscules indiquant sur la figure 26 les dièdres égaux, on voit que ceux-ci se répètent symétriquement des deux côtés du plan PHKP, qui est le plan de symétrie aoao de la figure 20.
Faces de la zon© h1 g'. — Supposons que les faces des hémioctaèdres (fig. 27) deviennent verticales; on aura quatre plans (eB ce'", e'Dc" E en avant et les deux parallèles en arrière).
Considérons le plan E P, ce'" ; il est parallèle à h ou oa, ce qu’on exprime par
h ; il intercepte sur l’arête oe' un segment OB — — et sur oe un seg-
ment égal à oe ou d. Le symbole de la face est h * d1 dx\ on convient de représenter le symbole d'un plan de ce genre par la même lettre que l’arête à laquelle il est parallèle et d’écrire à la façon d'un exposant le rapport des segments interceptés sur les deux autres arêtes. Le symbole est donc hx. 11 y a quatre plans de ce genre formant ensemble un prisme dont l’angle est plus