BOCHES A DIAL L AGE
note. La diallage, en grandes plages à contours irréguliers, présente généralement les petits microlithes bruns auxquels il doit son éclat bronzé, rangés ici suivant le plan de clivage h[ 1).
La diallage d’un brun clair esl à peine dichroïque, mais elle le devient fortement sur ses bords qui offrent les clivages et les colorations verte et brune de la hornblende. Enfin les plages diallagiques semblent quelquefois presque entièrement occupées par une substance lamelleuse aussi, mais d’un vert émeraude, qui rappelle l’actinote verte lamelleuse des variolites.
Elle est ordinairement répandue en grains irréguliers entre ceux de feldspath; elle est quelquefois remplacée totalement ou en partie par cette matière d’un beau vert d’herbe, appelée a maragdite , qui parait un entrelacement de lames de pyroxène, parallèles entre elles, et de lames minces d’amphibole, d’orientations différentes, mais ayant toutes une face m parallèle aux faces h 1 du pyroxène; quelquefois au lieu d’amphibole, on trouve comme remplaçant la diallage de la glaucophane, d’un bleu clair suivant Taxe de plus grande élasticité, violacée suivant l’axe moyen, jaune clair suivant l’axe minimum (.Lacroix).
Quelques euphotides et gabbros renferment du péridot , en même temps que des oxydes de fer avec titane et du fer chromé. L’olivine s’y présente alors en petits grains entourés d’amphibole, ou d’hypersthène, et quelquefois elle est transformée en serpentine.
Le gabbro noir de Volpersdorf, en Silésie, est un mélange de labrador, d’un noir grisâtre, de diallage brun et de grains de péridot brun en général transformé en serpentine. On divise les gabbros en andésitiques , labradoriques , anort/iiques, suivant la nature de leurs feldspaths.
Les euphotides sont des roches éruptives ; elles se sont quelquefois épanchées en forme de couches dans les terrains anciens ou primitifs; mais leurs amas percent en Italie le terrain nummulitique, sans qu’on puisse trouver entre les roches prétertiaires et
(1) Voy. Michel Lévy, Bull. Soc. de France , t. V, p. 2o2.
DESCRIPTION DES ROCHES
les plus jeunes un autre caractère distinctif que celui de lepoque de leur venue au jour.
Ces roches sont, comme il a été dit, une structure granitoïde, tendant à l’ophitique et quelquefois à une disposition parallèle de leurs éléments, une sorte de schistosité, due vraisemblablement à des pressions latérales exercées sur certaines régions de la masse éruptive par les régions voisines.
Souvent on y observe un arrangement relatif des éléments qui s’y répète assez irrégulièrement. Autour d’un noyau de magnétite, ilménite, etc., il y a une sorte d’écorce d’hypersthène, de diallage, quelquefois transformée en hornblende ; enfin, extérieurement le feldspath, qui semble s’être consolidé le dernier.
Elles passent aux norites, lorsqu’elles s’assimilent des pyroxènes orthorhombiques ; aux diabases, lorsque les pyroxènes monocliniques y deviennent abondants ; aux diorites, lorsque l’amphibole s’y substitue à la diallage. Lorsque le péridot y entre dans de fortes proportions et s’altère, elles passent à la serpentine.