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CHAPITRE XIY

ARGILES

Kaolin ( terre à porcelaine', porzellanerde, ail.). — Les analyses conduisent à peu près à la formule (A1203) 2 SiO2 + 2LFO = A1H20* (47, o5 silice; 39,21 alumine; 13,74 eau).

La densité varie de 2,4 à 2,6; la dureté de 1 à 2,5. La forme cristalline n’a pas encore pu en être déterminée. Il a l’éclat nacré ou terreux; il happe légèrement à la langue. Il fait difficilement pâte avec l’eau. Il se présente ordinairement en masses importantes, maigres au toucher, blanches, rougeâtres, etc., plus ou moins mélangées de quartz, de mica ou d’oxydes de fer. Il est infusible au chalumeau; il n’est attaqué que par l’acide sulfurique bouillant.

Il résulte de la décomposition de plusieurs silicates alumineux, principalement du feldspath, des granités, des pegmatites, des porphyres, du gneiss, des trachytes.

Il sert quelquefois de ciment à certains grès ou à des conglomérats.

Le kaolin se présente quelquefois en lamelles ou en écailles rhombiques, pseudo hexagonales; l’angle des faces du prisme mm est de i2o°34'; l’angle de la face de clivage p sur les faces m est de 95°55\ La bissectrice aiguë négative est normale à g1.

Pkolêrite. — La matière de ce nom se présente en masses gra-

DESCRIPTION DES ROCHES

nulaires, fibreuses, en petites écailles cristallines, clino-rhombiques, à contours hexagonaux. Ces écailles montrent au microscope deux axes optiques écartés, dont la bissectrice aiguë négative est inclinée d’environ i3° sur la direction g* h1. L’angle des faces mm est de 1 2o°347 ; pm — 95°58\ Éclat nacré ; fait pâte avec l’eau ; douce au toucher; happe à la langue. Densité : 2,34 à 2,57. Contient généralement un peu plus d’eau que le kaolin, de 12 à i5 0/0.

Pyrophyllite. Al20MSi0sH20. — Silicate d’alumine hydraté, contenant quelque peu de magnésie ou de protoxyde de fer, en prismes droits à base rhombe, clivables et allongés suivant la base, flexibles blancs ou d’un blanc verdâtre, à éclat gras, presque transparent, à poussière onctueuse, très tendre, prenant au cha- 1 imeau un volume considérable et s’y déployant pour ainsi dire en éventail, mais sans fondre nettement, donnant de l’eau dans le tube fermé, incomplètement attaqué par l'acide sulfurique. C’est une de ces substances que ses caractères extérieurs d’éclat, de flexibilité sans élasticité, de poussière onctueuse ont souvent fait confondre avec le talc. Ses lames étroites et allongées sont souvent groupées autour d’un centre commun. Densité : 2,8 à 2,9; dureté : i à 2. Bissectrice aiguë perpendiculaire au clivage, négative, axes écartés.

Argile plastique (plastic clay , angl. ; tôpferthon, ail/). — Elle contient ordinairement un peu plus de silice que le kaolin. Elle possède à un haut degré la propriété de donner avec l’eau une pâte qui se laisse mouler, et qui conserve sa forme après la cuisson. A l’état sec, elle est plus ou moins finement terreuse, friable, tendre, mate, onctueuse; elle se polit sous l’ongle. Elle est d’un gris veiné de rouge et de jaune (argiles bigarrées) ou verdâtre, bleuâtre, noirâtre. Sous l’action du souffle, elle exerce sur la muqueuse nasale une impression particulière, que l’on appelle l’odeur argileuse, celle que la terre exhale après la pluie.

La densité en est d’environ 2, 44. Elle absorbe l’eau et la retient énergiquement; elle happe à la langue. Au chalumeau, elle est infusible; elle est attaquable par l’acide sulfurique concentré,

ARGILES

surtout après calcination. La plus pure, qui a la composition du kaolin, sert à la fabrication des cazettes à porcelaine (Abondant, près Dreux). Les autres en diffèrent par une plus forte proportion de silice; parmi elles on distingue la terre de pipe (Ardennes), et celles que l’on reclîerche pour la fabrication des faïences. Lorsque l’argile est colorée par des matières charbonneuses (en noir), elle se décolore au feu; les colorations vertes, rouges, jaunes plus ou moins bleuâtres, qu’elle doit souvent aux oxydes de fer, tournent toutes au rouge plus ou moins foncé, à la température de la cuisson de la brique.

La terre glaise , argile 'plastique commune , terre d poteries, argile fîguline , plus friable, plus fusible, est souvent aussi mélangée de quelques centièmes de sable quartzeux, ou de calcaire. Enfin, elle contient, comme mélanges visibles, de la pyrite blanche en nodules cristallins, du gypse en cristaux souvent volumineux et nets, du succin, du lignite, des végétaux, ou ces rognons de calcaire argileux que l’on appelle septaria.

Lorsque les proportions du calcaire dépassent i5 à 20 0/0 dans une argile, elle prend le nom de marne.

L’argile casse de faire pâte avec l’eau, et ne la retient plus aussi bien après sa dessiccation, lorsqu’elle renferme une trop grande quantité de limonite, de sable et surtout de silicate de magnésie.

Dans certaines argiles, l’alumine est en partie remplacée par du sesquioxyde de fer rouge, dont la proportion s’élève à i5 ou 20 0/0. Loxyde de fer, en s’hydratant, les colore en jaune d’ocre ou en brun. Ces roches très ferrugineuses, appelées bols , grasses au toucher, se délitent en petits fragments dans l’eau. Elles sont en partie attaquées par l’acide chlorhydrique, et fusibles au chalumeau. On les trouve en rognons dans les mélaphyres, les basaltes, et l’on peut en rapprocher celles qui se produisent par l’altération des roches riches en fers, telles que certains micaschistes.

Halloysite ou lithomarge ( steinmark ). — Argile compacte. Toucher gras; éclat perlé; la cassure est souvent conchoïdale; les

DESCRIPTION DES ROCHES

couleurs y affectent une disposition rubanée. Dureté : un peu supérieure à celle du gypse. Densité : 2,5 à 2,6. Eau 16, 3 0/0.

Chimiquement, elle diffère peu du kaolin. Elle forme des veines ou des amas au contact des porphyres et des serpentines .

Argile smectique (terre à foulon, fullars’earth, walkererde) .

Elle renferme à peu près deux fois plus d’eau que celles qui précèdent. Elle est à un plus haut degré onctueuse, happant à la langue; elle est surtout recherchée pour son pouvoir absorbant considérable à l’égard des corps gras. Les caractères particuliers qui la distinguent des précédentes sont de se délayer mal dans l’eau, où sa masse se démolit par fragments de plus en plus ténus, et de fondre au chalumeau. Elle est presque complètement attaquable parles acides et les alcalis. Généralement grise ou verdâtre, elle est quelquefois colorée d’autres nuances; elle est souvent tachetée. Elle se polit facilement sous l’ongle; dans la cassure fraîche, elle est assez éclatante, et plus ou moins translucide sur les bords, surtout lorsqu’elle est placée dans l’eau. L’on en connaît des couches dans le Fullers-earth d’Angleterre, auquel elle a donné son nom; en lits, au milieu de la formation gypseuse des environs de Paris. En Allemagne, elle se rencontre souvent au voisinage des Gabbros.

Argile magnésienne ( Schiste happant ). — C’est un mélange d’argile ordinaire et de magnésite, hydrosilicate de magnésie. Elle possède au plus haut degré la propriété d’absorber l’eau. L’on en trouve fréquemment en petits lits dans les environs de Paris. Elle est attaquée par l’acide chlorydrique, où elle fait gelée. La solution débarrassée de l’alumine et des oxydes de fer par l’ammoniaque, de la chaux par l’oxalate d’ammoniaque, précipite ensuite par le phosphate de soude.

Limon (lehm). — Argile mêlée de sable très fin, peu happante à la langue, dont les colorations plus ou moins brunes ou jaunâtres proviennent des oxydes de fer dont elle est imprégnée. Elle est ordinairement mêlée de calcaire, de petites quantités de sels, phosphates et sulfates terreux ou alcalins, de matières organiques.

ARGILES

Elle forme les terres végétales et recouvre les plaines et les flancs des vallées.

Le limon de la vallée de la Seine et du Rhin renferme des couches de marne, des coquilles; il est appelé Lœss. Quelques géologues lui attribuent une origine éolienne, au moins dans certaines régions où il couvre de très grandes surfaces.

Terreau ( mould , angl.; dammerde , ail.). — Limon brunâtre ou noirâtre mêlé de détritus végétaux (arbrisseaux, herbes), contenant de fulmine, des matières salines, etc.

Un terreau noir, formé de sable argileux et d’environ 7 0/0 de matières organiques, d’une fécondité remarquable, occupe plus de 80 millions d’hectares entre le pied des Carpathes et l’Oural. D’après d’Archiac, il semble recouvrir sur sa limite le dépôt des blocs erratiques jusqu’à une certaine distance. Au microscope, l’on y a reconnu des diatomées.

Argilite. — Roche qui joue, par rapport aux schistes argileux, le même rcle que la novaculite vis-à-vis des phyllades. Ces masses compactes, solides, sont formées d’argile, combinées à un excès de silice, qui les rend plus compactes. Elles ont l’odeur argileuse, mais elles fondent très difficilement au chalumeau; elles happent peu à la langue, elles ne font point pâte avec l’eau; elles ont la cassure plate ou conchoïdale, et quelquefois l’aspect jaspoïde. Elles forment des couches massives ou schistoïdes, qui tendent à se diviser en petits fragments irrégulièrement polyédriques.

Ex. : argilite de Ronchamp (Vosges); de la Louisiane (terre à calumets des Indiens).

Thermantides (porcellanites; jaspes 'porcelaines). — Roches ressemblant à des émaux plus ou moins vitreux, d’un bleu lavande, d’un gris perle, ou bien encore jaunâtre, brunâtre, violâtre, et souvent de plusieurs teintes disposées par bmdes parallèles ou entremêlées les unes avec les autres de manières diverses. Elles sont compactes, quelquefois un peu schisteuses, opaques ou peu translucides et fusibles en globules clairs.

Elles résultent de la vitrification des argiles au contact des ba-

DESCRIPTION DES ROCHES

saltes (Dunbar, Écosse), etc., ou de houillères embrasées, à Commentry, à la Bouiche (Allier) ; à la Ricamarie, près Saint-Étienne (Loire), à Zwickau, en Saxe, etc.

Tapanhoacanga. — Conglomérat polygénique de fragments d’itabirite, de quartzite, avec ciment de kaolin argileux ou marneux. Accidentellement : améthyste , topazes , diamant , #r.

Gaize, nom donné dans l’Ardenne à un mélange de grès avec marne et silice gélatineuse.

APPENDICE

MÉTHODE POUR LA DÉTERMINATION DES RdCHES ET TARLEAUX DES CARACTÈRES DE LEURS ÉLÉMENTS.

t° La roche est homogène, compacte, sans facettes cristallines, se rayant facilement avec la pointe d’un burin, d’odeur argileuse (v. Argiles) ; homogène, à grandes lames cristallines, ou à cassure saccharoïde, ou compacte, ou terreuse, éolithique, pisolithique, etc. , plus tendre que la pointe d’un burin, faisant effervescence dans les acides à froid (v. Calcaires ), à chaud seulement (Dolomie) ; d’aspect ordinairement cristallin, rarement terreux, à clivages feuilletés, assez tendre pour être rayée par l’ongle, hydratée, divisible en lames élastiques, peu flexibles (v. Gypse ); en masses laminaires, pesantes, plus tendre que la pointe d’un burin, offrant plusieurs clivages, dont un est perpendiculaire au plan des autres, insoluble dans les aeides, ne se trouvant guère en masses importantes que dans les filons (v. Sulfates et particulièrement Barytine) ; en petites masses laminaires ou lamellaires, offrant trois clivages rectangulaires, anhydre, souvent bleuâtre, toujours plus tendre que l’acier, insoluble dans les acides (v. Sulfates et Anhydrite) ; en sables ou en grains ; en sables agglutinés par un ciment calcaire ou siliceux (v. Grès infusibles au chalumeau) ;

APPENDICE

2° La roche est homogène, compacte, mais elle est plus dure que la pointe d’un burin; elle fait peu ou point effervescence dans les acides; elle est difficilement fusible, insoluble dans les acides et contient çà et là des cristaux (v. Eurité) passant aux porphyres.

Lorsque la roche eSt hétérogène, on a toujours avantage à en étudier à part chaque élément ;

3° On peut y distinguer un ciment et des galets arrondis (voyez roches conglomérées) ou des fragments anguleux (voyez brèches) ou des cristaux à contours plus ou moins réguliers (voy. porphyres).

En général, il est avantageux de broyer les roches, d’en séparer les grains, à l’aide d’une loupe et surtout à l’aide des procédés indiqués page 48o. On étudie ensuite les grains de même nature; on en prend la densité (v. p. i3); puis on observe au chalumeau, s’ils sont fusibles, s’ils fondent avec bouillonnement, boursoufflement, exfoliation, en dégageant de la vapeur d’eau; on examine s’ils sont solubles dans les acides, avec ou sans dépôt de silice gélatineuse ou pulvérulente ; on les essaie par les procédés microchimiques (p. 241).

La considération de la couleur est fort utile pour les matières métalliques; il est vrai que les pierres (silicates, aluminates, etc.) colorées sous une certaine épaisseur deviennent presque ou tout à fait incolores en lames minces; mais lorsqu’elles sont transparentes et restent colorées, on peut y étudier le pléochroïsme, et on a recours enfin à f examen des contours géométriques et des propriétés optiques.

Pour les éléments qu’on peut isoler, la couleur est le caractère le plus vite observé, puisqu’il n’exige d’autre instrument que l’œil de l’observateur; généralement elle ne suffit pas, mais elle restreint le choix des hypothèses qu’on peut faire sur la nature des matières qu’on examine. Un autre caractère facile encore à constater est celui de la dureté; on reconnaît par exemple très rapidement, parmi les masses minérales importantes pierreuses, le gypse et le talc qui se rayent avec l’ongle et, parmi les métal-

DESCRIPTION DES ROCHES

liques, le graphite, la molybdénite, la stibine même, assez tendres pour laisser leurs traces sur le papier. D’autres ne se rayent pas avec l’ongle, mais elles sont rayées par la pointe de burin ou même d’un canif, par exemple le calcaire, les sulfates, la plupart des phosphates et un grand nombre de silicates qui se distinguent ainsi d’un grand nombre de silicates durs et de gemmes appartenant à ce dernier groupe ou à d’autres : corindons, spinelles, etc.

Les faces de clivages présentées par certains minéraux dans les roches sont aussi d’une grande utilité. Elles permettent de distinguer dans un granité le quartz qui ne se clive pas du feldspath et du mica. D’autres espèces minérales présentent souvent une structure fibreuse.

La considération des clivages est du plus haut intérêt, même au point de vue pratique.

Parmi les silicates rayés par un burin se distinguent ceux à structure plus ou moins foliacée qui se clivent généralement en lames hexagonales, ou plus souvent dans les roches schisteuses, suivant des surfaces membraneuses plus ou moins plissées, striées. Tels sont les micas et toutes leurs variétés, toutes à couleurs vives en lumière polarisée, les variétés de chlorite souvent dichroïques, le talc , la pyrophyllite.

Toutes ces matières, à l’exception de la kâmmérérite qui fait partie des micas, sont négatives ; toutes contiennent de l’alumine, à l’exception du talc qui est assez tendre pour être rayé par l’ongle , comme la pyrophyllite qui varie de 2,7 à 3, excepté dans certains micas dont la densité atteint 3, 1. Ou peut classer à la suite des micas les clintonites ( sismondine , brandisite, chloritoide , maso nite ) où la densité est voisine de 3,5 et la dureté de celle de l’acier, qui les raie pourtant encore ; l’on y observe généralement un dichroïsme très brillant. La xanthophyliite est un peu moins dure, et la densité n’y est que de 3. Toutes sont difficilement fusibles. On peut aussi, au point de vue du clivage, mentionner les variétés de serpentines laminaires.

Les silicates à clivages vraiment laminaires ou lamellaires, sans

APPENDICE

structure véritablement feuilletée, sont les feldspaths; ils sont tous plus durs que l’acier et difficilement fusibles. Leurs caractères ont été décrits avec assez de détails pour qu’il soit inutile d’y revenir ici. Les très petits cristaux y ont une tendance à l’allongement vertical, mais celui-ci est accompagné de groupements répétés avec inversions qui les fait vite distinguer de ceux d’amphibole, de pyroxène et en général des cristaux à structure vraiment fibreuse.

Nous présentons ici une série de tableaux pratiques, où nous avons groupé les espèces minérales des roches, d’après leurs couleurs, leur densité, leur fusibilité au chalumeau, leur solubilité dans les acides, leurs éléments chimiques (essais microchimiques), leurs formes cristallines, leurs propriétés optiques les plus rapides à constater dans les lames minces. On commencera l’étude des éléments de la roche par un de ces tableaux ou par l’autre, suivant les circonstances, suivant les instruments qu’on a à sa disposition et l’habitude qu’on a de les manier.

Le tableau I convient spécialement aux matières métalliques à poussière colorée; le tableau II aux éléments des roches qu’on peut isoler les uns des autres; le tableau III est dressé pour les silicates, dont la solubilité dans les acides est un des caractères les plus importants; les tableaux IV à Vil peuvent servir, en général, à la détermination des éléments essentiels et accidentels des roches

DESCRIPTION DES ROCHES

TABLEAU I Couleurs

Substances à éclat métallique :

Violettes ou d'un rouge violacé, à poussière Doire : Breithauptite, NiSb (hexagonal); Phïllipsile (Cu3FeS3), cubes groupés confusément, masses irisées intérieurement.

Bleues : Lapis , silicate.

Rouges, à poussière rouge :

Poussière métallique : Cuivre natif.

Poussière terreuse : Cuprite (Cu20), translucide, octaèdres, ou sou3 des formes cubiques; oligiste (Fe203), sous des formes hexagonales, rhomboédriques, lamellaires, fibreuses, oolithiques, terreuses.

Brun jaunâtre ou jaune de bronze et poussière noire: Pyrite magnétique (FenSn'H) ou troïlite (FeS), clivages hexagonaux, formes hexagonales ; slannine , sulfure de cuivre, étain, zinc.

Jaune tendant au rouge de cuivre: Sickéline (NiAS), hexagonale; poussière noire.

Jaune d’or, à poussière métallique : Or natif.

A poussière noire ou d’un noir verdâtre : Pyrite (FeS2,, formes cubiques avec hémiédrie pentagonale; marcassite (FeS2), formes orthorhombiques, macles, groupes sphéroïdaux, cylindroïdaux, etc.; millérite (NiS), rhomboédrique en aiguilles ou fibres cristallines; d'un jaune d’or verdâtre : Chalkopyrile, sulfure de cuivre et de fer, souvent irisée.

Noires, à poussière jaune ou brune : Goethite , translucide, en lames, en aiguilles orthorhombiques ; limonite , en formes épigéniques, en concrétions, en oolithes, pisolithes, oxydes de fer hydraté; alabandine , hauérite, su1fures et bisulfures de manganèse, cubiques; chromite , en grains octaédriques, en masses à éclat résineux, fer chromé; ilvaïte, silicate de fer orthorhombique ; péchurane, oxyde d’urane ; crednêrite , oxyde de manganèse et de cuivre, monoclinique; ilménite , fer titané rhomboédrique; wolfram, tungstate de fer et de manganèse, en cristaux presque orthorhombiques, avec clivages nets; pérowskite, translucide, titanate de chaux et de fer, en cubes à hémiédrie parallèle ; polycrase, titanoniobate de fer, yttria, etc.; œschyiite, titauoniobate : columbite , fergusonite, euxénite, tantaloniobates, quelques lignites, etc.

A poussière d’un vert foncé : Cronstedlite, silicate de fer; d’un noir bleuâtre : Covelline, noir bleuâtre.

A poussière presque incolore : Blende (ZuS), souvent transparente, avec clivages menant au dodécaèdre rhomboïdal, éclat résineux; grenats noirs cubiques, se décolorant au feu.

A poussière noire : Pyrolusile (MnO3) ; magnétile (Fe3Ol), en grains octaédriques, eu masses, etc.; tantalite; laurite, sulfure de ruthénium et d’os-

APPENDICE

mium ’,sysserkite, osmiure d’iridium; enargile; panabase, sulfoantimoniure de cuivre, argent, zinc, etc., en formes tétraédriques; hessite , tellurure d’argeut cubique ; cirgyrose (Ag2S) cubique, très mou; psaturose , sulfoantimoniure d'argent, orthorhombique, pseudohexagonal; freieslébénite, sulfoantimoniure d’argent et de plomb, clinorhombique ; chalkosine (Cu2S), orthorhombique ; nadelerz, sulfobismuthure de cuivre et de plomb, etc.; molybdénite (MoS2) ; anthracite.

Blanc d’argent, à poussière gardant l’éclat métallique : Argent natif ; discrases, antimoniures d’argent ; amalgames (HgnAg); arquérites (HgAg11); antimoine natif.

Gris de plomb ou d’acier, blanc d’étain, à poussière noire : Galène (PbS) et clausthalie , reflets bleus, clivages cubiques; altaile (PbT e)’,»nag'y agite, sulfure de plomb et d’or; stibine , à clivage unique, large (Sb2S3) g mispickel [Fe(S,As)2J; glaucodot [(Fe, Go) (S, As)*]; coballine [(Go, Fe) (S, As)2], à reflets rosés; smaltine [(Co,Ni,Fe)As2] ; cloanthite [(Ni,Co,Fe)As)2] ; linnéile (Co3S *•)’, graphite (C); molybdénite (MoS2); palladium natif , platine natif, iridium natif ; laurite [(Ru,ÜS)2S3J ; sylvanite [(Au,Ag)Te2] ; tellure natif’, tromeyérine (Cu2SAg2S) ; sternbergite (Ag25Fe6S7) ; psaturose, sulfoantimoniure d’argent; bournonite , sulfoantimoniure de plomb et de cuivre; les sulfoarséniures et sulfoantimoniures de plomb , etc.

Minerais à éclat vitreux ou peu métallique, à poussière colorée, plus ou moins transparents :

Violets: Erythrine (3Co0Az*083aq) ; rhodonite (MnOSiO2), rose; dialogite (MnOCO2 , rose; friedélite, silicate hydraté de manganèse, rose.

Rouges : Cinabre (HgS), rouge vermillon'; proustite ou rosiclair (3Ag*S As2S3) ; pyrargyrite (3Ag23Sb2S3) ; kermès (2Sb2S3,Sb*03) ; oligiste (Fe203); cuprite (Cu20) ; réalgar (AsS), poussière orangée; crocoise (PbOCrO3), poussière orangée; zincite [(Zn,Mn)OJ, poussière orangée; les argents rouges, l’oligiste, la cuprite ont souvent superficiellement une couleur noire et un éclat métallique.

Jaunes, à poussière jaune : Limonite (Fe2033H20); autunite, phosphate de chaux et d’urane ; greenockite (CdS) ; orpiment, jaune d’or; massicot’, fibroferrite, sulfate hydraté de fer; jarosite, sulfate hydraté d’alumine et de potasse; soufre natif ’,mellite ; succin.

Bruns, à poussière rougeâtre : Pyrochlore , cubique; xénotime, phosphate d’yttria, d’erbine, etc.); à poussière jaune : catapléile, silicate de zircone, etc.; thorite, silicate de thorium; monazite , phosphate de cérium, etc.; hubnérite, tungstate de manganèse ; arséniosidérite ; élatérite, hydrogène carboné; lignite ; ozocérite.

Verts (d’un vert d’herbe ou émeraude), à poussière verte : les sulfates, arséniates, phosphates et quelques silicates de cuivre ou de nickel; vauquelinite, chromate de plomb et de cuivre; quelques carbonates et phosphates d’urane avec ou sans cuivre; malachite, hydrocarbonate de cuivre.

Verts (d’un vert de gris) : Phosphates et arséniates de fer.

Bleus, à poussière bleue : Chessylile , hydrocarbonate de cuivre ; boléite,

DESCRIPTION DES ROCHES

chlorure hydraté de cuivre, plomb, argent; dumortiérite , silicate d’alumine; liroconite, phospboarséniate d'alumine et de cuivre; tifrquoise, phosphate d’alumine cuprifère; turquoise de la nouvelle roche , ivoire fossile; lapis lazuli (v. Silicates) ; vivianite, phosphate hydraté de fer; crocidolite , silicate hydraté d’alumine, fer, soude, etc.

Noirs, à poussière brune ou jaune : Pérowskite , titanate de chaux et de fer.

Bruns, noirs, jaunes, roussâtres, à poussière incolore ou peu colorée : Blende ferrifere , cassilérite , oxyde d’étain.

Les silicates, oxydes, carbonates et autres combinaisons qui présentent des colorations accidentelles et variables sout indiqués dans les tableaux des*caractères géométriques et optiques.

Nous ne mentionnerons ici parmi les plus fréquentes que :

Violettes : axinile , eudialyte , kammérérite.

Roses : thulite, rhodonite , spinelle, corindon , quartz.

Rouges : corindon (rubis), spinelle.. grenat, tourmaline , zircon, feldspath.

Roussâtres : idocrase, sphène, grenat , topaze.

Orangés : spinelle , grenat, zircon , orangite.

Jaunes : béryl, topaze , chrysobéryl , grenat , spinelle , corindon , pèridot, épidote, bronzite, quartz.

Vert bouteille : épidote, idocrase, olivine, diallage, serpentine, jade, diopside, actinole, gahnite, sphène, tourmaline.

Vert aigue-marine : béryl, topaze, corindon, tourmaline.

Vert d herbe : émeraude , dioptase, chloriles , corindon, tourmaline, ale xandrite, grenat.

Bleu verdâtre : quartz, tourmaline , euclase, corindon , béryl, amazonile , topaze, klaprothine.

Bleues : saphir , saphir d'eau, disthène, béryl , idocrase , glaucophane, tourmaline, amazonite.

Noires : hornblende, augite, gadolinite, or Lhite, micas, quartz, fayalite, etc.

APPENDICE

TABLEAU II

Densités

Espèces minérales des roches massives, schisteuses, sédimentaires. Les espèces en italiques sont celles qui ont généralement des couleurs claires ou qui sont incolores et qui en lames minces n’offrent que des colorations insensibles. *■

DENSITÉS

DENSITÉS

DENSITÉ

Magnésile

N ép hé line

Mosandrite

Allophane

Plyaiomélane

Gehlénite

Faujasile

Sordowalite

Leucophane

A rgile

Cordiérite

Mélinophane

Smectite

Calcédoine

Asbeste

Chloro-

Pholèrite , Na-

Smaragdite

phœite

crite

Macle ou Chias-

Collyrite

Eléolithe

tolile

Gismondine

Kâmmérérite 2,62

Jade

Cfiabasie

Quartz

Amblvgonite 3,1

Slilbite

Picrosmine

Fluorine

Lévy ne

Chrysotile

Diaclasite

Heulandite

Picrolite (

Rabenglim-

Christianite

Bastite \

mer

Gmélinite

Serpentines /

Glaucophane 3,1

Mésotype

Alunite

Bronzite

Opale

Bétinite

Emeraude

Jadéite

Calcaire

Trémolile

Chrysocole

Edingtonite

Biotites

Ànalcime

Leuchtenber-

Ottrélite

Scolésite

gite

Tourmalines

Sel gemme

Feldspailis

Andalousite

Saponite

Vermiculite

Actinote

Oxyde de

Talc

Violane

chrome

Pyrophylliie

Humite

Bols

Glaucolithe

Grocidolite

Noséane

Couséranite

Axinite

Sodalithe

Clinochlores <

Diopside

Glauconie

Pennine <

Diallage

Brucite

Wernérites

Astrophvllite 3,3

Tridymite

Eudnophite

Epi do Le

Eudnophile

Sarcolithe

Euclase

Okénite

Pollux

Orthite

Brewstérite

Pectolite

Augile

Laumonile

Pinite

Hornblende

Obsidienne

Catapléite

Pargasite

Rubellane

Wo/lastonite

Ilvpersthène

Glauconie

Micas

Péridot

Thomsonite

Dolomie

Idocrase

Cronstedtite

Datholite

Dumortiérite

lttnérite

Ilisingérite

Cérite et Al-

Perlite

Delessite

lanite

Apophyllite

Isopyre

Warwickite

Mésolite

Humboldti-

Breunérite

Amphigène

lite

Chamoisile

Palagonite

Aragonite

i env.

Berthiérite

Idocrase

Yillarsite

Wôhlérite

Haüyne

Carpholite

Piémontite

DESCRIPTION DES ROCHES

TABLEAU II

Densités (Suite).

Collyrite

Calamine

Diaspore

Saphiriue

Jeffersonite

Arfvedsouite

Bucklandite

Sphène

Brandisite

Grossulaire

Topaze

Disthène

Staurotide

Bhodoaite

Achroite

DENSITÉS

Ægyrine

Spiuelle

Sismondine

Chloritoïde

Keilhauite

Disthène

Pyrope

Aimandin

Spessartine

Malacon

Picotite

Téphroïte

Rubis

Fayalite

Ilvaïte

DENSITÉS

Anatase Rutile Hématite Gavolinite Tritomite Barytine Thorite et Orangite Xénotime Zircon Magnétite Cérérite Monazite Cassitérite

DENSITÉS

TABLEAU 111

Éléments chimiques

SILICE SEULE : Quartz et ses variétés.

SILICE et ZIRCONE : Zircon, malacon.

SILICE et CHAUX : WoUaslonile ; —Hydratés: Okénite.

SILICE et MAGNESIE : Anhydrts : Illimité (un peu de Fl) ; — Hydratés, Talc, villarsite , magndsite.

SILICE et GLUC1NE : Anhydre : Phénacite.

SILICE et THORINE : Thorite.

SILICE et OXYDES MÉTALLIQUES proprement dits : Anhydres : Fayalite (Fe,Mn) ; téphroïte (Mn); rhodonite (Mn,Fe) ; willémite (Zn) ; — Hydratés : Glauconie (Fe, parfois Al, K) ; hisingérite (Fe); chlorophœite (Fe); dioplase (Cu); chrysocole (Cu) ; cérérite (Ce, La, Di); gadolinite (Ce, Fe,Y).

SILICE, CHAUX et ALCALIS : Hydraté : Apophyllite (K, Fl).

SILICE, CHAUX, GLUCINE et ALCALIS : Anhydre : Mélinophane (Fl)

SILICE, CHAUX, OXYDES MÉTALLIQUES : Anhydres : Hédenbergite (Fe) ; babingtonite (Fe); jeffersonite (Fe,Mn); ægyrine (Fe,Mn); mélanite (Fe, Ca); ouwarowite (Ca,Cr) ; tritomite (Ce, La, Di).

SILICE, CHAUX, MAGNÉSIE : Anhydres : Quelques trêmolites ; monticellile\ quelques asbestes.

SILICE, MAGNÉSIE et OXYDES DE FER : Anhydres : Péridot ; enstatite ; bronzile ; hypersthène; anthophyllile\ — Diopside, diallage; néphrite ; actinote ; quelques trêmolites; jades; asbestes. Hydratés : Serpentine, picrosmine.

SILICE, OXYDES DE FER, ALCALIS: Anhydres : Arfvedsonite (Na); achmite (Na); crocidolite (Na, Kau).

SILICE, ALUMINE : Anhydres : Sillimanite, bucholzite , macle ou chias -

APPENDICE

TABLEA.U III Éléments chimiques {Suite).

tolithe , disthene, dumortiérite (un peu de Fe) ; topaze (Fl) ; — Hydratés : Pholérite ; nacrite; kaolin; pyrophyllile; argile ; smectite.

SILICE, ALUMINE, ALCALIS : Anhydres: Amphigène (K.); néphéline (Na); jadéïte (Na); orthose^e t anorthose (K, Na) ; albite (Na, K );pollux (Cs); pétalite (Li); obsidienne l'K, un peu de Fe); — Hydratés : Analcime , mésotype, éléolithe (Na ); pinite (K); quelques glauconies (K); micas (variétés potassiques, contenant peu ou pas de Mg,Fl,Li).

SILICE, ALUMINE, CHAUX : Anhydres : Anorthite ; grossulaire (souvent un peu deFe); — Hydratés: Epistilbite ; scolézite; brewstérite (un peu de Ba,Sr) ; edingtonite (Ba, pas de Ca).

SILICE, ALUMINE, MAGNÉSIE : Anhydres : Micas (souvent un peu de K ou même de Li et de Fl, un peu d’eau) ; — Hydratés : Leuchtenbergite.

SILICE, ALUMINE, GLUCINE : Émeraude; — Hydraté*: Euclase.

SILICE, ALUMINE, OXYDES MÉTALLIQUES : Anhydres : Almandiu (Fe) ; spessartine (Mu) ; cronstedtite (Fe); ottrélite (Fe,Mn); staurotide (un peu de Fe); sarcolithe (peu de Fe); micas; — Hydratés : Lépidomélane, rabenglimmer.

SILICE, ALUMINE, CHAUX, ALCALIS : Anhydres : Glaucolithe (un peu deFe, Na); labrador, oligoclase,andésine (K, Na) ; — Hydratés: Gismondine (Na, K); gmélinite (Na); chabasie (Na); thomsonite (Na); stilbite (Na); heulandite (Na) ; christianite (Na) ; pectolilhe (Na) ; faujasite (Na) ; harmotome Ba, sans Ca).

SILICE, ALUMINE, CHAUX, OXYDES DE FER ou DE MANGANÈSE : Anhydres : Isopyre; épidote ; idocrase; bucklandite; glaucolithe ; piémontite (Mn); orthite (Ce, La, etc., un peu d’eau); gadolinite (Y, Ce).

SILICE, ALUMINE, MAGNÉSIE, OXYDE DE FER : Anhydre: Cordiérite ; — Hydratés : Clinochlores; pennines; sismondine; chloritoïdes.

SILICE, ALUMINE, MAGNÉSIE, CHAUX, OXYDES DE FER : Anhydres :Anthophylliie ; gédrite (souvent un peu d’eau et très peu d’Al); hornblende; augite; smaragdite (un peu de Mn) ; brandisite; — Hydratés '.Hornblende décomposée ; delessite.

SILICE, ALUMINE, OXYDES DE FER, ALCALIS : Anhydre : Astrophyllite.

SILICE, ALUMINE, OXYDES DE FER, CHAUX, ALCALIS : Arfvedsonite (Na) ; perlite (un peu de Mn) .

SILICE, ALUMINE, MAGNÉSIE, OXYDES DE FER, CHAUX, ALCALIS : Glaucophane.

SILICE, ZIRCONE, CHAUX, SOUDE, OXYDES DE FER et DE MAGANÈSE : Eudialyte, catapléite.

SILICE, ACIDE TITANIQUE, CHAUX : Sphène.

SILICE, ACIDE TITANIQUE, OXYDES DE CÉRIUM, etc. :Mosandrite.

SILICE, ACIDE TITANIQUE, MAGNÉSIE, OXYDES DE FER : Warwickite (MgO.FeO); — MÊMES ÉLÉMENTS avec CHAUX : Hyaloméiane ; tachylite ; palagonite.

DESCRIPTION DES ROCHES

TABLEAU III. Éléments chimiques (Suite).

SILICE, YTTRIA et CHAUX : Keilhauite.

SILICE, ACIDE NIOBIQUE, ZIRCONE et CHAUX : Wôhlérite.

SILICE, ACIDE BORIQUE, CHAUX : Anhydre : Danburite ; — Hydraté. Datholite.

SILICE, ACIDE BORIQUE, CHAUX : Axinite (Mn); tourmalines (APO3, oxydes de fer, lithine, magnésie, fluor).

SILICE, ACIDE CHLORHYDRIQUE, OXYDES DE FER et DE MANGA- NÈSE: Pyrosmalite.

SILICE, ALUMINE, SOUDE (Cl combiné) : Sodalilhe.

SILICE, ALUMINE, CHAUX, ALCALIS (acide sulfurique) : Haüyne, Lapis (S). MÊMES ÉLÉMENTS (eau en plus grande quantité) : lttnérite.

TABLEAU IV (1)

Espèces classées d’après leurs duretés.

De 1 à 2

De 2 à 3 (Suite)

De 3 à. 4 (Suite)

Gypse 1,5

Talc 1,5

Pyrophyllite 1 Kàmmérérite 1,5 à 2 Argiles

Saponite 1,5

Allophane 1 à 2

Vermiculite 2

Pinite 2 à 3

Pennine 2 à 3

Collyrite 2,5 à 3

Barytine 2,5 à 3,5

Calcaire 3

Serpentines 3

Picrosmine 3

Astrophyllite 3

Lépidomélane3 Hisingérite 3

Chamoisite 3

Breunérite 3,5 à 4

Diaclasite 3,5 à 4

Fluorine 4

Leucophane 4 Mosandrite 4 Hédenbergite 4 Diallage 4

Thorite 4

Lévyne 4

De 2 à 3

De 4 à 5

Sel gemme 2,5

Leuchtenbergite 2,5

Cbrysocole 2,5

Magnésite 2,5

Cronstedtite 2,5

Éléolithe 2,5

Clinochlore 2,5

Rubellane 2,5

Delessite i,5

Micas 2 à 3

De 3 à 4

Chabasie 4 à 4,5

Gismondine 4,5 Gmélinite 4,5

Epistilbite 4,5

OkéDite 4,5

Christianite 4,5 Harmotome 4,5 Crocidolite 4,5 JefTersonite 4,5 Apophyllite 4,5 à 5

Pholérite . 0 K

Nacrite \ 3 a 3’5

Laumonite 3 à 3,5

Heulandite 3,5

Vermiculite 3 à 4

Alunite 3,5 à 4

Dolomie 3,5 à 4

Aragonite 3,5 à 4

(1) Ce tableau convient au cas où les éléments sont distincts les uns des autres à l’œil nu.

APPENDIGE

TABLEAU IV

Espèces classées d’après leurs duretés [Suite).

De 4 à 5 (Suite)

Edingtonite

Xénotime

Faujasite

Apatite

Mélinophaue

Calamine

Wollastonite

Euclase

Carpholite

Pectolithe

Ittnérite

Eléolitbe

Palagonite

Sordawalite

Villarsite

Ottrélite

Smaragdite

OEgyrine

Hématite

De 5

Mésotype

Scolésite

Brewstérite

Humboldti-

lite

Eudialyte

Spbène

Datbolite

Analcime

Mésolite

Asthrophyl-

lite

Enstatite

Monticellite

Trémolite

Actinote

Jade

Hornblende

Arfvedsonite

Glaucophane

Lapis

Tritomite

De 5 à 6 (Suite)

Téphroïte

Sismondine

Cérite /

Allanites \

Orthites

Monazite

Gehlénite

Disthène

Cérérite

Wernérites

Diopside

Kétinite

Haüyne

Glaucolithe

Couséranite

Rétinite

Hypersthène

Bronzite

Wôhlérite

Brandisite

Babingtonite

lsopyre

Anatase

Ilvaïte

Pollux

Sarcolithe

Perlite

Amblygonite

Sodalïthe

Noséane

Obsidienne

Catapléite

Arfvedsonite

Violane

Magnétite

Rbodonite

De 6 à 7

Rutile

Pétalite

Feld spaths

Achmite

Eudnophite

Tridymite

De 6 à 7 (Suite)

Calcédoine

Opale

Jadéite

Tachylite

Idocrase

Humites

Epidote

Piémontite

Bucklandite

Fay alite

Gadolinite

Obsidienne

Sillimanite

Cassitérite

Keilhauite

Diaspore

Grenats

clairs

Péridot

Quartz

Danburite

De 7

Cordiérite

Staurotide

Almandin

Pyrope

Spessartine

Emeraude

Tourmaline

Andalousite

Zircon

Saphirine

De 8

Spinelle

Picotite

Topaze

Corindon

Rubis

DESCRIPTION DES ROCHES

TABLEAU V Solubilités dans les acides.

Solubles dans HCl

Silicates

faisant gelée

déposant silice

Solubles

Brucite.

Calcaire , effervescence.

Wavellite , difficilement.

Dolomie, très lentement.

Apatite.

Aragonite , effervescence.

Amblygonite.

La plupart des métaux et leurs alliages.

Stibine.

Galène.

Pyrrhotine.

Zinckénit.

Jamesonit.

Calomel.

Atacamite.

Cuprite.

Zincite.

Oxydes de fer.

. — de manganèse.

— d’antimoine. Phosphates.

Soluble dans l'eau .

Sel gemme.

Avec SO3 dégage H Fl.

CaFL*

Prehnite, après fusion.

Aialcime.

Néphéline.

Edingtonite.

Eudnophite.

Thomsonite.

Mésotypes.

Mésolite.

Slilbite.

Epistilbiie.

Okënite.

Scolésite.

Laumonite.

Christianite.

Humboldtilite.

Sarcolithe.

Calamine.

Monticellite.

Wollastonite.

Datholite.

Grenats, après fusion.

Sodalithe.

Noséane.

Ittnérite, dégage HS.

Haüyne, id.

Lapis, id.

Dioptase.

Palagonite.

Idocrase, après fusion.

Gehlénite.

Eudialyte .

Catapléite.

Péridot.

Epidote, après calcination.

Piémontite, id.

Axinite, après fusion.

Chamoisite et Berthiérite.

Grenats, après fusion.

Tritomite et Orangite.

Ilvaïte.

Téphroïte.

Gadolinite.

Cérérite .

Collyrite.

Crocidolite.

Eudialyte.

Fay alite.

Gadolinite.

Ittnérite.

Thorite.

Faujasite.

Gismondine.

Amphigène .

Gmélinile.

Chabasie.

Lévyne Apophyllite .

Wernérites.

Heulandile.

Brevostérite.

Harmotome .

Anorthite.

Pollux ■

Allophane.

Chrysocole.

Magnésite.

Pectolithe.

Pinite.

Stéatite.

Glauconite.

Lépidomélane.

Babenglimme r.

Astrophyllite.

Wôhlérite.

Mosandrite.

Cérite et Allanites, après calcination .

Orthites, id.

Sordawalite.

Chonikrite.

Epistilbite.

Lépidomélane.

Amphigène.

Stilbite.

Tachylite.

Pyrorthite.

Pyrosclérite.

Phonolithe, en partie.

Pyrochlore.

Pyrorthite, résidu charbonneux.

APPENDICE

TABLEAU V

Solubilité dans les acides (Suite.

Difficilement solubles dans HCl.

Les silicates avec dépôt de silice.

Insolubles dans HCl

Attaquables par acide sulfurique.

Talc.

Labrador.

Argiles.

Pyrophyllite.

Carpholite.

Chrysotile.

Serpentines.

Bols, partiellement.

Ripidolithes, lentement.

Astrophyllite.

Magnéfcite, lentement.

Oligiste, lentement.

Glaucolithe.

Couséranite.

Cordiérite.

Isopyre, partiellement.

Keilhauite.

Monazite.

Quartz.

Emeraude.

7 ridymite.

Gypse.

Pectolithe.

Orthose.

Albite.

Oligoclase .

Obsidienne.

Perlite.

Calcédoine.

Opales.

Tourmalines.

Mélinophane.

Diaspore.

Leucophane.

Anthophyllite.

Enstatite.

Bronzite.

Hypersthène.

Sillimanite.

Andalousile.

Mâcle.

Pyroxènes.

Amphiboles.

Diallage.

Jade.

Jadéite.

Danburite.

Grenats naturels.

Corindon.

Zircon.

Disthène.

Sillimanite.

Talc téatite.

Pétalite.

Pyrrhite.

Rutile.

Saussurite.

Barytine.

Rétinite.

Villarsite.

Picrosmine.

Staurotide.

Dumortiérite.

Saphirine.

Babingtouite.

Jeffersonite.

Gibbsile.

Euclase.

Sphène en poudre, difficilement.

Glaucolithe.

Couséranite.

Cordiérite.

Isopyre, partiellement.

Kâmmérérite.

Pennines.

Clinochlores.

Rubellane.

Biotite.

Micas.

Leuchtenbergite, difficilement.

Ottrélite.

Chloritoïdes.

Brandisite.

Sphène porphyrisé, difficilement.

Xénotime, lentement.

Warwickite.

Tourmaline, après fusion.

Serpentine.

Staurotide, en partie.

DESCRIPTION DES ROCHES

TABLEAU Y

Solubilité dans les acides (Suite).

Insolubles dans HCl.

Violane.

Jadéite.

Céladonite.

Hisingérite.

Euclase.

Kaolin.

Hyperchlorites.

Collyrite.

Amphigène.

'Triphane.

Spinelles.

Zircon.

Picotite.

Ouwarowite.

Rnbis.

Rutile.

Anatase.

Cassitérite.

Zircon.

OEgirine.

Achmite.

Disthène.

Insolubles dans HFL.

Tourmaline.

Rhodonite.

Chloritoïde.

Disthène.

Euxénite.

Talc.

Pyrophyllite.

Saussurite.

Orthose albite.

Oligoclase.

Émeraude.

Spinelles, etc.

TABLEAU VI

Fusibilité au chalameau.

Facilement fusibles en globules

incolores ou très clairs

foncés ou noirs

Danburite, limpide.

Chabasie.

Stilbite.

Analcime , id.

Edingtonite , id.

Sodalithe , id.

Faujasite , émail blanc.

Gismondine , id.

Lévyne , id.

Apophyllite, id. (s’exfolie).

Thomsonite , émail blanc.

Mésotype , Mésolite , id.

Epistilbite , id.

Okénite, id.

Heulandite , id.

Scolésite , id.

Laumonite , id.

Christianite , id.

Wernérites , id.

Obsidienne , Rétinite, id.

Gmélinite, id.

Sarcolhite, id.

Cancrinite, id.

Lapis, Haüyne, Noséane, id.

Bols.

Obsidienne.

Mosandrite, brun.

Ilvaïte, noir.

Axinite, vert pâle.

Lépidomélane (magnétique).

Astrophyllite, id.

Tourmalines ferrifères.

Glaucophane, vert olive.

Fayalite, noir.

Wôhlérite, jaunâtre.

Alvite, noir.

Grenats, brun ou noir.

Idocrase, brunâtre.

Piémontite, noir.

Allanites, magnétiques.

Chlorophœite.

Stilpnomélane, noir, magnétique.

Glauconie, noir grisâtre.

Céladonite.

Palagonite, noir.

Hypersthène, id.

Jeflèrsonite, id.

Hisingérite.

appendice

TABLEAU VI

Fusibilité au chalumeau.

Facilement fusibles en globules

incolores ou très clairs

foncés ou noirs

Chondrodite, globule clair.

Leucophane.

Zoisile.

Grenat grossulaire.

Anorthite et Labrador.

Prehnite.

La plupart des Pinites.

La plupart des Smectites.

Triphane.

Eléolithe.

Fayalite.

Fluorine.

Cryolithe.

Senarmontite.

Hédenbergite, id.

Ægyrine, id.

Achmite, id.

Babingtonite, id.

Augite, id.

Hornblende, id.

Chlorastrolite.

Isopyre.

Chamoisite.

Pyrosclérite.

Rhodonite.

Les métaux excepté ceux du platine. La plupart des sulfures simples ou complexes.

Les Tellurures.

Les Chlorures.

Cuprite, etc.

Uranite.

Vanadinite.

Vermiculite, se tord.

Wolfram.

TABLEAU VI

Fusibilité au chalumeau (Suite).

Difficilement en globules

incolores ou clairs

foncés ou noirs

Apatite.

Tépbroïte, scorie Doire.

Cordiérite.

Hisingérite, magoétique.

Phlogopite.

Cronstedtite, gris noirâtre.

Biotite.

Anthophyllite, magnétique.

Muscovite, gris, jaune.

Ripidolitbe.

Tourmalines.

Clinochlores.

Willémite.

Quelques Pennines.

Pétalite.

Sordawalite.

Albite.

Pyrorthite.

Orthose.

Pyrosclérite.

Hyalophane.

Glaucolithe.

Oligoc/.ase.

Epidote.

Andésine.

Cronstedtite.

DESCRIPTION DES ROCHES

TABLEAU VJ

Fusibilité au chalumeau (Suite),

Difficilement en globules

incolores ou clairs

Pétrosilex.

Porphyres pétrosiliceüx.

Talc.

Pyrophyllite , s’exfolie.

Serpentines.

. Paragonite.

Pennine, s’exfolie.

Leuchtenbergite, id.

Margarile.

Diallage.

Wollaslonite.

Noséane.

Néphéline.

Humboldlilithe.

Calamine.

Zoïsite.

Béryl.

TABLEAU VI

Infusibles.

Le platine et les métaux qui lui sont associés.

Fer.

Carbone et ses variétés.

Mélaconise.

Oxydes d’alumine.

— de magnésie.

— de fer.

— de manganèse.

— d’urane.

Aluminates.

Oxydes de titane.

Zircon.

Quartz.

Corindon.

Phénacite.

Péridot.

Dioptase.

Humite.

Andalomite.

Sillimanite.

Dilhène.

Cymophane.

Diaspore.

Gibbsite.

Pholérite.

Agalmatolite.

Ilalloysite.

Lithomarge.

Allophane.

Kaolin.

Argile à faïence.

Ouwaronite.

Amphigène.

Topaze.

Chloritoïde.

Tourmalines.

Yttrocérite.

Yttrotantalite.

Pérowskite.

APPENDICE

TABLEAU VII

Formes géométriques et caractères optiques.

Espèces minérales plus ou moins répandues dans les roches groupées d’après leurs propriétés géométriques et optiques.

En lames minces, les colorations pâles disparaissent souvent.

C indique le système cubique ; Q veut dire système quadratique; R représente le système rhomboédrique, H l’hexagonal. Le signe -f- ou — qui surmonte les lettres Q, R, H désigne le signe optique de l’axe de principale symétrie ou axe optique du cristal.

Bce est une abréviation de bissectrice aiguë, et le signe -f- ou — écrit au dessus de la lettre B est le signe optique de cette bissectrice; |J ou ] veulent dire parallèle ou perpendiculaire à la direction qui suit ces symboles abrégés. «

a est, dans les systèmes uniobliques et biobliques, l’angle que la bissectrice aiguë fait dans le plan des axes avec l’arête mm ou mt; a est compté positivement dans le sens des aiguilles d’une montre, négativement en sens inverse.

TABLEAU VU

Formes géométriques et caractères optiques (Suite).

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