‹ Les roches et leurs éléments minéralogiques; descriptions-analyses microsocopiques-structures-gisementsChapitre 103 sur 199 · OXYDES DE TITANE · texte numérisé non relu

OXYDES DE TITANE

roussâtre; avec un certain polychroïsme. Éclat vif, un peu adamantin. Densité : 4, 18 à 4,25. Dureté : 6 à 6,5. Caractère optique : un axe positif.

Indices de réfraction considérables : n0 = 2,6i58, n«= 2,9029 pour la raie D. La réflexion totale sur les bords des sections minces est très forte» et les couleurs d'interférence sont très élevées. A moins de t millimètre d'épaisseur, on a du rouge de premier ordre. Pour une épjisseur même faible, on a des couleurs vagues difGciles à déterminer dans les variétés foncées.

Ellipsoïde isotherme; grands axes horizontaux zz 0,82 6, Taxe vertical étant pris pour unité.

Dans les sections minces, on voit souvent un cristal traversé quelquefois d'un bout à l'autre par des séries d'aiguilles, qui s'entrecoupent sous l'angle de ii4°2V. Ces aiguilles très petites forment quelquefois un réseau très serré, qu'on a nommé anciennement sagénite. Les clivages se manifestent dans les sections minces par des lignes très fines.

Inattaquable par les acides chlorhydrique et fluorhydrique, infusible au chalumeau, il y donne avec le borax et le sel de phosphore les réactions du titane. Si on fait une perle avec du rutile et du bisulfate de potasse, puis qu'on pose la perle sur une capsule de porcelaine et qu'on la mette en contact avec une goutte d'eau oxygénée, la perle et la liqu3ur se colorent en jaune orangé plus ou moins intense.

A cause de sa résistance aux altérations chimiques, le rutile se rencontre avec des minéraux qu'on peut regarder comme en étant dérivés, des fers titanes [nigrine) mêlés à une matière fibreuse ou grenue, d'un blanc jaunâtre, titanomorphite de Lasaulx, analogue au teucoxène de Gîlmbel, qui, d'après Cathrein, est du sphène. Le rutile parait s'être formé à leurs dépens dans les micas décomposés des kersantitcs et des minettes et de certaines diorites. Le rutile est très répandu dans les gneiss, les roches appelées phyllites et celles qui leur sont subordonnées. Zirkel a montré le r<Me important du rutile dans les roches schisteuses et particulière-

ment dans les ardoises des formations primaires, où ils abondent et ressemblent à des fragments de cheveux bruns. On doit à Ca threin leur détermination minéralogique.

Reproduction du rutile- — Sainte-Claire De ville a reproduit la variété aciculaire en faisant passer un courant d'acide chlorhydrique sur de l'acide titanique amorphe. Au moyen dTun courant d'acide fluorhydrique, M. Hautefeuille a obtenu des cristaux jaunes ou bleus et de la sagénite. Il a démontré que c'est des oxydes de titane celui qui se forme aux températures les plus élevées.

Anatase (TiO2). — Système quadratique. Deuxième forme de l'acide titanique.

Formes dominantes: M1 = 43°24' surp; p£* = m0!*'. On y observe A1, moins souvent une série de pyramides dont les faces sont parallèles aux axes des zones pbly et qui ont pour faces f/'y //', bl, ô5, //% b\ quelques pyramides inverses. Paramètres b\c= îooo : 25 13,242, rapport incompatible avec celui que donne le rutile. Grands axes de l'ellipsoïde isotherme horizontaux.

Clivages ô1, p très nets; stries horizontales.

Double réfraction assez énergique ; n0 = 2,554, nez=-2,4g3 pour le jaune (Miller; . Couleurs : bleu indigo, noire, rouge hyacinthe, jaune verdùtre. Eclat adamantin. Des couleurs variées se montrent quelquefois disposées par bandes parallèles aux plans de clivage, les régions claires, jaunâtres, ayant des propriétés optiques normales, les bleues présentant en lumière convergente une croix noire disloquée en branches d'hyperboles. Pour de très faibles épaisseurs en lumière convergente, on a des couleurs d'interférence du quatrième et du cinquième ordre.

L'anatase se rencontre dans les gneiss décomposés, les schistes cristallisés, dans un certain nombre de porphyres et môme dans des roches sédimentaires de tous les âges, formé accidentellement aux dépens da minerais titanifères plus anciens.

M. Hautefeuille l'a reproduit en décomposant le fluorure de titane par de la vapeur d'eau à une température qui ne dépasse pas 8oo°, inférieure à celle où l'on peut obtenir du rutile.

silice 335

D'après G. Rose, dans les perles du sel de phosphore que l'on forme pour reconnaître le titane au chalumeau, au feu de réduction d'abord, puis au flamber, il se forme de l'anatase. Mais la détermination cristallographique de ce produit n'a pas été peut-être absolument rigoureuse.

Brookite (TiOf). — Système cristallin orthorhombique. Troisième forme de l'acide titaniq^ue.

mm =z 99°5o'; alhl z= ii9°i8'; <?3/?.f := i35°37' de côté; #»3 z=r fjl/2gl (121 1. On y observe surtout les faces m.

Paramètres, d'après les données de M. Des Cloizeaux: a : h : c zzz i ,783 : 2,1 19 : 1 (a, axe antérieur; by axe latéral ; c, axe vertical).

Cristaux aplatis tabulaires suivant h1. Dans l'arkausite domine l'octaèdre e3 modifié par les faces m.

Clivages <j\ Plans des axes optiques p pour le rouge, g1 pour le vert (cristaux de la Tète-Noire), variable avec les plages des cristaux et les températures qu'ils ont subies (Descloizeaux). Bissectrice aiguë positive normale à À1. Indice de réfraction moyen : '1,62. Angle des axes beaucoup plus grand pour le rouge que pour le vert. Double réfraction, assez forte.

Ellipsoïde isotherme; grand axe horizontal et normal à g1 sur h1 dans les cristaux de l'Oisans.

Densité : 4.1; dureté : G.

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