POIDS SPÉCIFIQUE
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en moveune
Les feldspaths riches en silice fondent difficilement au chalumeau; on ne peut les fondre qu'en esquilles minces, après un certain temps d'exposition au bord extérieur d'une flamme courte et chaude; l'anorthite fond plus facilement en verre huileux.
Les formes dominantes des plagioclases diffèrent peu de celles de l'orthosc dans les cristaux simples; mais ils se groupent suivant plusieurs lois importantes :
Groupement* particuliers aux plagioclases. — Les feldspaths du système bioblique peuvent présenter les groupements de forthose et surtout celui qui obéit à la loi de Carlsbad ; c'est ce qu'on observe souvent dans les cristaux de labrador et quelquefois dans
ceux d'oligoclase ; mais ils en possèdent encore d'autres qui leur sont propres, seuls ou combinés aux précédents. On oppelle groupements poly synthétiques ceux qui sont produits par l'association de groupements simples, soumis à des lois différentes. En dehors des modes de groupements étudiés plus haut à propos de Porthose, l'albite fournit les types d'autres modes, soumis à plusieurs lois, dont les deux principales, celles qu'on rencontre dans les cristaux qu'on peut regarder comme éléments essentiels des roches, sont les suivantes :
io Deux individus sont accolés suivant la face g1; l'un des deux ayant tourné de i8o° par rapporta l'autre autour d'un axe perpendiculaire au plan de jonction; ce mode de groupement donne lieu à un angle rentrant qu'on «ppelle goutière de l'albite; on l'appelle loi de l'albite (fig. 232). Un demi-cristal 2 se juxtaposant iu demi-cristal 1 en se renversant par rapport à lui, un demi-cristal 3 se comporte vis-à-vis de 2, comme celui-ci vis-à-vis de t et reprend la position de 1, et ainsi de suite ; or a une série de 1/2 cristaux 1, 3, 5... alternés avec des demi-cristaux renversés 2, 4, 6 (fig. 233). Ces groupements répétés produisent sur les faces extérieures et particulièrement sur les bases des cristaux ou les faces de clivage qui leur sont parallèles des stries fines, quelquefois très rapprochées.
20 Une moitié d'un cristal, après avoir tourné Fis- 233
d'un angle variable autour de l'axe de la zone pA1 a1/2 parallèle à la droite qui joint les milieux des lignes qq't ?v', de la figure a36, arêtes pg\ se trouve placée après cette rotation, tantôt au dessus, tantôt au dessous de l'autre moitié restée fixe. Ce groupement se manifeste sur les faces gx par un angle rentrant très voisin de 1800, sur la face de gauche, lorsque le 1/2 cristal inférieur a exécuté la rotation, le supérieur étant resté fixe; il se manifeste sur la face de droite, lorsque l'inférieur étant fixe, c'est le supé-
Fig 232.
LES FELDSPATUS
rieur qui est passé en dessous. Ce groupement est spécial à la variété d'albite appelée Péricline; la loi qu'il suit est dite loi de la Péricline (fig. 234).
Le plan de jonction est parallèle à la section rfrombique du prisme triclinique choisi pour forme primitive; su position subit des changements très notables, lorsque les inclinaisons des faces varient de petites quantités. *'»*• «4. •
L'angle dont il faut tourner un des cristaux pour l'amener à couper l'autre suivant la section rhombique est fixe dans chacune des espèces de plagioclases et, comme il est fréquent, on l'utilise pour la distinction de ces différentes espèces, en mesurant sur les faces g1 obtenues par le clivage l'angle de la trace du plan de jonction et de celle du clivage p sur ces faces.
Sur la face g1 dans l'andésine la trace du plan de jonction est parallèle à celle du clivage p, ou, ce qui revient au môme, à la direction pg\ L'angle est donc — o\ Dans le labrador cet angle est
de — 900 et dans l'anorthite il est de — i8°; on voit qu'il se compte à partir de la parallèle à pgl en sens inverse des aiguilles d'une montre; on est convenu de le compter négativement dans ce sens. Dans l'oligoclase, il est de +4°; dans l'albite,il varie de i3 à 21°; dans le microcline il est de îoo* ou de — 80" ; dans ces trois derniers cas, il se compte à partir de la direction pg%
Mhfr. + /:snà-2/n
Fig. «5.
dans le sens des aiguilles d'une montre; il est positif (ft%. 235). fy Caractères généraux des plagioclases. Stries. — Les groupements si fréquents et si multipliés dans les plagioclases se manifestent sur un grand nombre de leurs sections par les stries qu'y déterminent les traces de leurs plans de jonction. On observe particulièrement ce phénomène sur les faces de clivage parallèles aux
bases qui sont souvent sillonnées destries parallèles entre elles et au plan de jonction produit par la loi de l'albite, 1res nombreuses quelquefois et très fines; ce caractère faisait appeler autrefois tous les plagioclases des feldspaths striés. On ne peut évidemment pas apercevoir ce groupement sur g1 puisqu'il lui est parallèle; mais il est plus ou moins net sur les autres sections suivant que cellesci se rapprochent plus ou moins comme direction de la base.
Les couleurs y sont en général claires comme dans l'orthose. L'albite est quelquefois d'un blanc de lait; elle est parfois verdâtre ou même rougeâtre; elle est généralement blanche dansies roches; elle a souvent un éclat nacré sur la base et vitraux sur les autres faces. L'albite joue rarement le rôle d'élément essentiel dans les roches; mais elle forme souvent des veines dans les autres feldspaths.
L'oligoclase est ordinairement d'un blanc grisâtre, jaunâtre,
parfois verdâtre ou rougeâtre. Souvent ses cassures, quand elles ne sont pas parallèles à p ou à g1 son esquille uses et ont l'éclat de la noisette.
Une variété a reçu le nom de piètre du soleil à cause de ses effets de lumière, qui rappellent ceux de l'aventurine artificielle et qi'i sont dus à l'interposition de lamelles jaunes ou rouges de fer oligiste ou de pyrite magnétique.
L'oligoclase est ordinairement escortée dans les roches, de silicates, de magnésie et de fer plus ou moins alumineux : micas, chlorites, amphiboles, pyroxènes. Il représente en quelque sorte la moyenne des autres feldspaths, et se trouve associé à tous; à l'orthose, dans les syénites; à l'albite, dans les diorites ; au labrador, dans les mélaphyres. Parfois il forme dans les syénites le noyau d'un cristal, dont l'orthose fournit l'enveloppe. Ou bien il entoure comme d'une auréole l'orthose des granités de Finlande (granités de Rappakivi). Souvent une croule jau»e enveloppe les cristaux ; elle est produite par l'action de l'acide carbonique de l'air.
Labrador. — La couleur varie du gris au blanc grisâtre ou
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verdàtre. Quelques variétés brillent de reflets splendides, bleus, verts, jaune d'or, rouges, sur les faces g*.
Anorthite. — Elle est souvent incolore, transparente et elle a un éclat très vif, souvent nacré sur les faces de clivage.
Les feldspaths intermédiaires ont en général des caractères voisins de ceux des précédents dont ils se rapprochent le plus.
C'est aux gros cristaux que se rapportent les caractères précédents. Maiss, le plus souvent dans les roches, surtout dans les régions de première consolidation, les feldspaths se sont constitués en prismes allongés suivant l'arête pg\ direction de l'arête aO des bases de la forme primitive. Il est rare d'observer des facettes aux extrémités du prisme; on voit des tronçons bacillaires parallèles (microlilhes), mais retournés chacun par rapport aux voisins, comme en font foi les caractères optiques. Enfin, tous ces feldspaths peuvent présenter comme l'orthose des variétés de toutes sortes (vitreuses, etc.).
Caractères optiques. — Une section mince de roche présente presque toujours des cristaux de feldspath taillés dans toutes les directions. Parmi celles-ci, on doit choisir celles qui offrent des éléments de détermination. L'on a deux méthodes :
i° Celle basée sur l'emploi de la lumière parallèle seule et la mesure des angles d'extinction sur certaines faces reconnues ; 20 celle basée sur l'emploi de la lumière convergente.
Souvent, sans tailler des sections minces, on peut, avec un marteau, obtenir des lamelles parallèles aux clivages p et g1, lorsque les cristaux ont des dimensions qui le permettent.
Observations en lumière parallèle. — Soit un cristal de feldspath triclinique sous sa forme la plus commune pmtg1; qq' est l'arête d'intersection d*» p et de g1 qu'on représente par pg*.
qq' est parallèle à la diagonale ao; oa' est l'arête h ou mty parallèle à Taxe de la zone mlg\
Quelles que soient les orientations des cristaux de feldspath dans les sections minces des roches, on a toujours chance d'en observer un certain nombre qui présentent des faces de clivage p ou g\
chacune de ces directions planes présentant des fissures où Ton ne tarde pas à reconnaître, avec un peu d'habitude, des fissures ou des stries parallèles à la trace de l'autre clivage; en sorte que ces fissures, parallèles à l'intersection pg\ deviennent des lignes de repère qu'on amène par une rotation convenable de la plaline tournant du microscope à être parallèles au fil antéropostérieur de la croisée de fils ûxèe au foyer de l'oculaire des microscopes polarisants. La plaque étant dans cette position, on note la division marquée sur le bord de la platine qui correspond au zéro du vernier; on tourne ensuite la platine et la plaque jusqu'à ce qu'on observe une position où l'obscurité soit rétablie; on lit de nouveau la division de la platine correspondant au zéro du vernier; par différence, on connaît l'angle de cette direction d'extinction et de
l'arête pg\
Face p. — Par convention, on compte positivement la distance angulaire akt sur p de la ligne d'extinction ke et de ao, parallèle à l'intersection pg% lorsque, pour aller de ak vers s, il faut marcher dans le sens des aiguilles d'une montre. L'angle ika est au contraire négatif, puisqu'il faut suivre le sens inverse pour aller de a vers -V
Face g1. — Par une convention analogue, on regarde comme posilif sur g* l'angle aorh qui se compte à partir de oa, parallèle à pgl, dans le sens des aiguilles d'une montre et comme négalif un angle qui se complerait en sens inverse. L'angle r;oal reste positif, puisqu'on peut transporter lai ligne d'extinction o'r/ parallèlement à elle-même, en ort.
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