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PLANS DES AXES PERPENDICULAIRES

Fig. 131.

Les axes du rouge rr>, rV déterminent un plan passant par Je centre K, dont les traces rr, rV sur les bases sont parallèles aux diagonales horizontales ee, e'e\ en arrière de la diagonale ee, en avant de la diagonale e'e. Le plan des axes du bleu, 66', 66', a ses traces bbtb'b' sur les bases parallèles aux diagonales horizontales, en avant sur la base supérieure, en arrière sur l'inférieure (fig. i3i).

Les bissectrices des angles des axes du rouge sont Kp, située dans le plan de symétrie, et KX, normale à ce plan; de même, pour le bleu, les bissectrices sont K0 dans le plan de symétrie et KX normale à ce plan.

Soit KX la direction commune des bissectrices obtuses des axes optiques des différentes couleurs, tandis que leurs bissectrices aiguës sont disséminées dans le plan de symétrie.

Dispersion horizontale. — Si donc on taille une plaque perpendiculaire à la direction moyenne des bissectrices Kg, Kp... (fig. 1 32), on y voit, dans les anneaux du centre, du rouge au bord des arcs supérieurs, du bleu au bord des arcs inférieurs des premiers anneaux, ou du bleu au-dessus, du rouge au-dessous de la barre qui les traverse. C'est ce qu'on nomme F»g. i3i. ja dispersion horizontale (ex. feldspath or-

those) caractérisée par la distribution symétrique des couleurs à

droite et à gauche de la diagonale horizontale ee.

Dispersion croisée ou tournante. — Si la bissectrice aiguë des axes optiques devient la ligne KX perpendiculaire au plan de

symélrieou à un plan parallèle AOA'O', et que celui-ci reste perpendiculaire à ceux des axes optiques bKb> rKr, tout se croise

A sur le plan, celui de la plaque (fîg. i33). Les traces des axes rouges et bleus sur le plan AOA'O' sont également croisées, r et b étant en avant, r1 et b' en arrière de l'intersection de ce plan et de celui de la figure qui lui est intermédiaire entre les plans r'Kr'et bKb.

La disposition des couleurs dans les anneaux reproduit ce croisement; on l'appelle, à cause de cela, dispersion croisée ou tournante. La bissectrice aiguë est ici, comme il a été «lit plus haut, un axe d'élasticité propre à toutes les couleurs (fig. t34).

Lorsque les axes font entre eux des angles aigus, qui approchent de go°, leurs angles obtus n'en sont pas non plus très éloignés, puisqu'ils sont supplémentaires des précédents. On peut alors observer les dispersions pour les plaques normales aux deux bissectrices; mais, fréquemment, les axes sont trop écartés pour les plaques perpendiculaires à la bissectrice obtuse, et Ton est Fi* u4, convenu de donner comme caractéristique d'une espèce minérale la dispersion observée au travers delà plaque perpendiculaire à la bissectrice aiguë moyenne en lumière blanche, si les bissectrices aiguës des différentes couleurs sont disséminées dans le plan de symétrie [dispersions inclinée et horizontale), ou à la bissectrice aiguë commune à toutes les couleurs (dispersion croisée).

G. Système asymétrique ou triclinlque.

Ici, dans les plaques taillées perpendiculairement à l'une des bissectrices aiguë ou obtuse, on voit des courbes analogues aux

POLARISATION CHROMATIQUE

Fig. 135.

précédentes, mais où les quatre quadrants ape> api, epo, opi, doivent différer théoriquement et diffèrent généralement en effet les uns des autres. La figure i35 montre, par exemple, la combinaison des dispersions croisée et inclinée.

Signe de la dispersion. — Soit p, p les traces des axes optiques rouges ; v,v les traces des axes optiques violets; les anneaux rouges se rapprocheront plus du milieu m de la ligne des foyers que les violets (fig. i36). Supposons que les courbes ponctuées représentent les premiers anneaux rouges éteints, elles seront colorées du mélange des couleurs persistantes; admettons que ce soit du bleu verdâtre (à. Si les courbes en traits pleins représentent les premiers anneaux éteints du violet à droite et à gauche, elles paraîtront colorées du mélange du reste ; admettons que ce soit du rouge orangé. Les deux 0 du centre se confondront dans la masse centrale; on verra de chaque côté des foyers p et v du rouge en dedans et du bleu en dehors ; donc cette distribution des couleurs correspond à p < v, c'est-à-dire à un angle des axes optiques plus petit pour le rouge que pour le bleu.

Le caractère p ^ v est constant dans chaque espèce. Faisons

tourner le système à 45°; soit toujours les traces p des axes rouges en dedans de celle v des axes bleus.

L'extinction a lieu sur les hyperboles qui passent en p et qui paraissent bleues. L'extinction du bleu a lieu sur les hyperboles qui passent en v et qui paraissent rouges. Donc, pour p <v} les hyperboles sont bordées de bleu en dedans et de rouge en dehors

(fiK- *37).

Un assez grand nombre d'espèces se présentent sous des formes qu'on appelle limites, qui, appartenant en réalité à un système cristallin, présentent des angles très voisins de ceux qui semblent le privilège d'un système de symétrie supérieure. Un très grand nombre de prismes droits, qui constituent la forme dominante d'espèces minérales cristallisées, ont un angle tellement voisin de 1 20° qu'il faut des mesures goniométriques d'une grande précision

pour ne pas les confondre avec les prismes hexagonaux, d'autant mieux que, dans ce cas, ces prismes se combinent aux plans g\ qui forment avec leurs plans de véritables prismes hexagonaux. Ou bien, des prismes obliques ont des bases inclinées presque à go° sur la face antérieure A1 (ex. datholite). Les caractères optiques sont précieux dans ces cas difficiles; car les axes d'élasticité peuvent être fort éloignés des traces des faces qu'on appelle p et A1 sur le plan de symétrie dans le système clinorhombique, et les angles des axes optiques peuvent être considérables, même dans les prismes droits à angles limites.

Flg 137.

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