‹ Les roches et leurs éléments minéralogiques; descriptions-analyses microsocopiques-structures-gisementsChapitre 76 sur 199 · COMPOSITION CHIMIQUE ET FORMES · texte numérisé non relu

COMPOSITION CHIMIQUE ET FORMES

que les angles des faces soient très voisins de ceux des tableaux précédents; mais, en remarquant que la composition d'une molécule double de dolomie peut s'écrire C*0'(Ca,Mg), tout aussi bien que CO'Ca + CO*Mg,on peut regarder cette molécule comme une molécule double de calcaire où un atome de Mg remplace un atome deCa.

Réduite à sa plus simple expression, la formule précédente peut s'écrire :

CO'^Ca+iMg).

La composition de la pistomésite sera représentée de même par

CO'(iMe + lFe).

On comprend alors facilement les combinaisons suivantes, où les proportions des différentes bases sont encore assez simples :

Mésitine u CO'Mg + COTe = GO* (^Mg + * FeY

Oligonspath 3 CO'Fe + 2 CO'Mn = CO' (?Fe + ^ MnY

On peut, par suite, représenter d'une manière générale la composition de tous les carbonates rhomboédriques naturels où les proportions de Ca, Mg, Fe, Mn, Zn, peuvent varier de toutes les manières possibles dans les variétés appelées breunéritcs, spaths ferlés, spatfts brunissants, par la forme suivante :

CO* (mCa, nMg, pFe, qMn, rZn).

Souvent on écrit simplement : CO*(Ca, Mg, Fe, Mn, Zn), en convenant de regarder Ca, Mg, Fe, Mn, Zn comme représentant des fractions d'atomes de ces corps, telles que la somme des nombres abstraits qui mesurent ces fractions soit égale à l'unité.

Il faut donc, pour établir la formule de ces corps, diviser les poids obtenus dans l'analyse pour cbacun de leurs éléments simples par son poids atomique; la somme des quotients sera égale au

quotient de la quantité de carbone trouvée dans la même analyse par le poids atomique de ce dernier, ou au t/3 du quotient obtenu en divisant la quantité d'oxygène par 16 (poids atomique de cet élément).

Cette méthode mène à la définition suivant de l'isomorphisme.

Des corps sont isomorphes lorsqu'ils ont le même type de composition chimique et des formes très voisines. Us doivent pouvoir cristalliser ensemble; car les petites différences des angles qu'on observe dans les angles de leurs formes analogues n'empêchent pas les individus élémentaires d'entrer dans l'édifice d'un cristal comme des pierres d'assises qu'on pourrait y substituer les unes aux autres sans en troubler sensiblement l'équilibre.

Si le but de cet ouvrage nous permettait de plus amples développements sur ce sujet, nous aurions à faire remarquer que souvent un composé, qui n'est pas isomorphe d'un autre, épouse sa forme en se combinant à lui. Nous appellerions aussi l'attention sur le double rôle que l'eau joue dans les hydrates, qu'on arrive quelquefois à débrouiller en distinguant celle qui se dégage du corps à une température supérieure à 1000 (eau de cristallisation), mais en somme peu élevée, de celle qui ne se dégage qu'à la température où le corps se décompose (eau de combinaison).

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