CXIV . INTRODUCTION
rition en Syrie, réclamant le trône de son père : Lysias et Antiochus V tombèrent entre ses mains et furent mis à mort.
On ne connaît pas de monnaies datées d’Antiochus Eupator, et c’est à tort, avonsnous dit plus haut, que Cavedoni lui a attribué une pièce de Tripolis portant la date
OMP (— an 149) : cette monnaie est d’Antiochus IV Epiphane.
Notre catalogue ne comprend, en fait de monnaies d’argent, que des pièces qui ont pour type Zeus nicéphore. Le Musée britannique possède un tétradrachme (fig. 24) et une drachme du même roi, au type d’Apollon assis sur Pomphalos:. Sur toutes les pièces la légende est BAZI- AEQZ ANTIOXOY EYTIATOPOZ:.
Saulcy a attribué à Antiochus Eupator un tétradrachme au type de aigle, proba-
blement, dit-il, frappé à Ascalon en 164 av. J.-C. (Pauteur veut dire en 166, sans doute), avant la défaite de Gorgias et l’envahissement de l’Idumée par Judas Macchabée, en 165 av. J.-C. Ce n’est donc pas, ajoute ce savant, à Alexandre Bala qu'il faut attribuer l’adoption du type de l’aigle. Mais il eût été prudent, avant de formuler une pareille assertion, d'établir bien positivement l'attribution à Antiochus V Eupator de la monnaie en question : or, je ne doute pas qu’il ne s’agisse d’une pièce d’Antiochus VII Sidétès et que les conclusions de Saulcy ne doivent être rejetées5.
Quant aux monnaies de bronze d’Antiochus V Eupator, une seule est certaine,
c’est notre n° 699 qui a pour légende BAZIAEQZ ANTIOXOY EYTIATOPOZ. C’est une pièce mince et plate, d’un style semi-barbare et d’un aspect tout particulier. Les deux monnaies qui suivent lui ressemblent, et c’est à cause de cette parenté de style que nous les classons ici; mais, si elles conviennent mieux à ce règne qu’à tout autre, leur attribution reste néanmoins douteuse : elles ne donnent pas au roi
le surnom d’Eupator.
M. Imhoof-Blumer a parlé d’une monnaie de bronze fort intéressante, frappée à .
Gébal (Byblos) à l’effigie d’Antiochus V Eupator. En voici la description d’après lui : EYMATOPO3. Tête diadémée d’Antiochus V Eupator, à droite. R. AN- TIOXOY. Cronos phénicien à six ailes, debout à gauche. Au dessus Py4Ÿ Lgal
(nwTD bah, de Gebal, la sainte +). Nous avons déjà rencontré à Byblos le Cronos phénicien, sur des monnaies à l'effigie d’Antiochus IV Epiphane.
1. Percy Gardner, The Seleucid Kings, pl. XIII, n°° 11 et 13; Mionnet (Descr. t. V, p. 42, n° 363) donne la description d’un tétradrachme au même type, mais de coin moderne, qui est au Cabinet de France.
2. Voyez ce que nous avons dit plus haut, à propos d’un quadruple statère en or du musée de Berlin, attribué à Antiochus V Eupator, Introd. p. Lxxx.
3. F. de Saulcy, Monnaies datées des Séleucides, p. 27, note ; Barclay Head, Historia numorum, p. 642.
4. Imhoof-Blumer, Monnaies grecques, p. 442. La pièce faisait alors partie de la collection de M. G:. Schlumberger.
A RIT pue pr mp Ps En
ER us IS
TIMARCHUS | CXV
TIMARCHUS
Ere des Sél. 150 à 151 (162 av. sCS)
Timarchus était l’un des favoris d’Antiochus IV Epiphane qui le nomma satrape de Babylone. Il paraît avoir profité, de connivence avec son frère Héraclide, de la minorité d’Antiochus V Eupator pour fomenter une révolte et se proclamer roi dans la Babylonie. Quand Démétrius I Soter se fut emparé du trône de Syrie, il fit mettre à mort Timarchus et exila Héraclide qui, plus tard, trouva moyen d’intéresser les Romains à la cause d'Alexandre Balar.
Nous n'avons, dans notre catalogue, que des monnaies de bronze de Timarchus ; elles portent la légende BAXIAENZ METAAOY TIMAPXOY, et elles sont au type de Niké, allusion probable aux conquêtes de Timarchus en Médie. Mais, outre ces bronzes dont la légende rappelle celle des monnaies arsacides contemporaines, il existe des pièces d’or et d'argent de Timarchus fort importantes. Nous mentionnerons en premier lieu un statère d’or unique, qui de la collection Prokesh- Osten est passé au musée de Berlin :
Tête diadémée de Timarchus, à droite. Bandelette de laine au pourtour.
Bt. BAZIAEQZ METAAOY TIMAPXOY.
Quadrige au galop, à droite. A7. 19 mill. 8 gr. 49° (Ag. 25).
Timarchus a aussi frappé des tétradrachmes — TANT
dont il existe un exemplaire unique, conservé
De : . Fipse2r, au British Museum, et même cet exemplaire ne it
nous est parvenu que déshonoré par une surfrappe. Dans son état primitif, cette pièce curieuse était semblable, sauf pour la légende, aux tétradrichmes d'Eucratide, roi de la Bactriane :
Buste casqué de Timarchus à droite, la chlamyde autour du cou. Bz, BAXIAEQYZ METAAOY TIMAPXOY. Les Dioscures à cheval, au galop, à droite.
Ce tétradrachme a été surfrappé de la maniére suivante, sous le règne de Démctrius I Soter : Têtes accolées de Démétrius et de Laodice, à droite. BL. BAZIAENYZ AHMHTPIOY ZQTHPOZ. Ia Fortune assise à gauche. Cette nouvelle empreinte paraît indiquer que Démétrius a voulu effacer de l’histoire jusqu’au nom même de Timarchus et faire disparaître ses monnaies. ;
Outre le tétradrachme dont il vient d’être parlé, le British Museum a encore la bonne fortune de posséder la drachme suivante :