Saulcy, Monnaies datées, p
3. L'erreur de Saulcy paraît venir de ce que ce savant, au moins dans les deux cas précités, a confondu les lettres Let H. Il a pris L pour n — 8, tandis que L n’est qu’une forme variée et bien connue de 7: C = 7.
4. Percy Gardner, The Seleucid Kings of Syria, p. 54, n° 33; Imhoof-Blumer, Portretkæpfe, p. 30.
cette lecture, la pièce me paraissant être analogue à celle que nous décrivons dans notre Catalogue, sous le n° 883.
Les noms pris par Alexandre Bala ne sont point, comme ceux d’Antiochus IV, par exemple, des titres honorifiques dont il se serait successivement paré au cours de son règne : il les possède tous dès le début, et s’il emploie tantôt les uns, tantôt les autres, si même les pièces portent simplement BAZIAEQZ AAEZANAPOY, cela tient simplement à la préférence des ateliers, à l’espace plus ou moins grand réservé, dans le champ de la médaille, à la gravure de la légende, ou enfin à des habitudes empruntées à l'Egypte. Ainsi, les pièces de très petit module, ainsi que celles qui sont de type et de poids égyptiens, n’ont que lalégende BAZIAEQZ AAEZAN- APOY; à quelque période du règne de Bala qu’elles appartiennent. Plusieurs des titres de Bala sont en l'honneur de son père prétendu Antiochus IV. Les surnoms d'Epiphane et de Nicéphore sont déjà ceux d’Antiochus IV; celui de Théopator a pour but d’affirmer la filiation d'Alexandre Bala, filiation que l’on contestait, mais qui était la seule justification de ses prétentions au trône; le mot Théopator (Deo paire natus) est en outre un hommage à la dcification d’Antiochus IV:. Le titre d’Evergète n’avait pas encore été porté par un Séleucide, mais il est celui de Ptolémée VII Physcon, le roi d'Egypte contemporain.
Nous avons partagé les très nombreuses monnaies d'Alexandre Bala en trois groupes essentiels :