‹ Les Rois De Syrie D’arménie Et De CommagèneChapitre 152 sur 419 · Voyez ci-dessus, Introd. p. xxx et xxx · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, Introd. p. xxx et xxx

2. O. Muller und Wieseler. Denkmeæler der alten Kunst, t. x, n° 242.

3. E. Babelon, Descr. hist. et chron. des monnaies de la République romaine, t. II, p. 376. 4. Eckhel, Doctr. num. vet., t. IIT, p. 233.

s. O. Muller, Antiquit. Antioch. p. 70, 82 et 96.

6. Percy Gardner, op. cit. p. 67, n° 49 et 50, et pl. XIX, ro.

7. Percy Gardner, The Kings of Syria, p. 64, n° 19, et pl. XIX, 6.

chus VI réussit à s'emparer de tous les éléphants de Démétrius. Quant à la circon- Stance qui fait que les éléphants sont représentés, ici, portant des torches à l’aide de leur trompe, elle trouve son explication dans Malala qui rapporte que les jeux publics d’Antioche, avec leurs mimes et leurs histrions, étaient célèbres et qu'on se promenait en l'honneur de Dionysos et d’Aphrodite avec des torches et des lampes, au milieu de grandes démonstrations de joie et des danses plus ou moins obscènes:, On disait qu’il ÿ avait à Antioche plus de mimes que de citoyens. On s’y livrait plus particulièrement qu'ailleurs aux pratiques généthliaques et à l’alchimie?, Antiochus VI, à l’occasion de son triomphe éphémère, se fit sans doute représenter en Dionysos, comme avaient coutume de le faire les rois d'Egypte, dans des fêtes extravagantes et orgiastiques où figuraient dés éléphants lychnophores. Dion Cassius 3 et Suétonc4 rapportent qu'après la bataille de Thapsus, Jules César, rentrant victorieux dans Rome, se fit précéder dans sa marche au Capitole par quarante éléphants, rangés sur deux rangs et portant des flambeaux dans leurs trompes

moÂGY DE éAspdvroy XauraDas pepévrev, dit Dion. Des prêtres dadouques ou porteflambeaux sont souvent mentionnés dans les fêtes, notamment celles d’Eleusis 5.

Sur la plupart des monnaies d’Antiochus VI Dionysos, on lit, outre la légende, la date et les monogrammes, deux groupes de lettres qui, depuis longtemps, intriguent fort les numismatistes. Ce sont les syllabes TPY et XTA, initiales de noms d'homme; elles se trouvent tantôt isolément, tantôt ensemble sur la même pièce. On a naturellement voulu, et avec raison, je crois, reconnaître dans la syllabe TPY, le commencement du nom de Tryphon. « Si TPY, dit Eckhel, indique Tryphon qui tenait la première place dans le royaume, ZTA pourrait bien indiquer celui qui occupait la seconde 6. » M. Percy Gardner pense que si TPY désigne probablement Tryphon, ZTA est le commencement de Sfaphylos, nom mythologique qu’aurait également pris Tryphon comme tuteur du jeune Dionysos 7. Mais d’après la fable, Staphylos est fils de Dionysos, ou fils du roi d’Assyrie Œnomaus qui accueillit le jeune Dionysos, et je ne vois guère comment ce nom pourrait convenir au protecteur du jeune roi de Syrie.

Il est tout naturel d'expliquer TPY par Tryphons; ZTA nous paraît être le nom d’un personnage inconnu. Dans tous les cas, ces mots doivent être rapprochés de ceux de DIAITT., OEO., TPO., IZI, etc., qui représentent sûrement des personnages importants ayant pris part à l’émission des monnaies, sous d’autres règnes.

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