‹ Les Rois De Syrie D’arménie Et De CommagèneChapitre 167 sur 419 · CL INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CL INTRODUCTION

de mots rappelle le fameux ouyyensouelx roc Nixotc elc Tov ROhEULOV, prononcé à Athènes, lorsque, pour soutenir la guerre en 406 av. J.-C., on fit fondre les Victoires d’or du Parthénon:. Mais ce qui est particulièrement intéressant, c’est qu'il nous est parvenu un spécimen de cette monnaie d’or fabriquée avec les trésors et la Victoire enlevés à Zeus. J'ai eu l’occasion de voir récemment un statère d’or, à fleur de coin, d'Alexandre Zébina, au type de Zeus nicéphore. N’est-il pas particu-

lièrement curieux de rapprocher cette pièce d’or de l’anecdote que nous venons de

rapporter? Les habitants d’Antioche chassèrent Zébina au moment où il mettait la main sur la statue de Zeus lui-même; Séleucie lui ferma aussi ses portes, et il ne tarda pas à tomber aux mains d’Antiochus Grypus.

Les dates sont rares sur les monnaies d'Alexandre Zébina. Comme années extrêmes on rencontre ATTP (— an 184) et AP (— an 190). Certaines lettres ou groupes de lettres, dans le champ des pièces, méritent de fixer notre attention, sans que, pour cela, nous soyons en mesure d’en donner lexplication. Tel est, entre autres, le groupe 21, qui peut désigner un officier monétaire ou quelque ministre de Zébina. Parfois, au lieu de 121, il semble que le graveur ait simplement inscrit IZ ou 2; mais ces variantes ne sont dues qu’à des négligences d'ouvriers monétaires.

Les types d'Alexandre IT sont, pour la plupart, la reproduction de ceux des règnes précédents. Dionysos debout (Catal. n° 1261 et suiv.) nous est connu depuis Antiochus VI; le buste d’Eros (Ca/al. n° 1268) depuis Antiochus VII; Zeus nicéphore (Catal. nos 1274 et suiv.) est, nous le savons déjà, l’image de la statue à laquelle fait allusion l’anecdote racontée tout à l'heure. L’ancre, la tête de Dionysos, la Victoire, Athéna Parthénos, l'éléphant, les bonnets des Dioscures surmontant la proue, laplustre, sont déjà expliqués. La double corne d’abondance offre une particularité sur certaines pièces (Cafal. n°s 1311 et suiv.) : c’est que les deux cornes sont, non plus juxtaposées suivant l’usage, mais entrelacées comme les tortis d’une corde. Nous expliquerons plus loin le Zeus Dolichenos de la drachme n° 1295 et la Tyché du chalque n° 1321.

L’effigie d'Alexandre Zébina est, le plus souvent, diadémée ; elle est radiée sur les chalques n° 1298 à 1314; elle est coiffée d’une peau de lion sur les bronzes n® 1315 à 1320, 1326 et 1327 : c’est un type renouvelé d'Alexandre I Bala et qui a la prétention de rappeler les monnaies d'Alexandre le Grand. L

Parmi les pièces qui manquent à notre catalogue, les suivantes sont importantes : Tête diadémée d'Alexandre Zébina, à dr. BR. BAZIAEQZ AAE=ANAPOY. Aigle debout, à gauche, sur un foudre, avec une palme sur l'aile droite. Dans le champ, à dr., AZ et une colombe; à gauche, la date ITTIP (— an 188); entre les pattes de l’aigle, le monogr. n° 206. Æ. 23 mill. Didr.

6 gr. 82 (fig. 35)5. — Même droit. R. Même légende et même type. Dans le champ, à gauche AZ, une colombe et un aplustre;

1. Voyez E. Babelon, Les monnaies d’or d'Athènes, dans la Revue des études grecques, 1889, p. 137. 2. Voyez ci-dessus, Zntrod., p. cxxix.

3. Catal. de vente de la coll. Gréau (1867), pl. V, fig. 2404 ; Imhoof-Blumer, Monnaies grecques, p. 436.

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