Monnaies grecques, p
7. D’après Imhoof-Blumer, Monnaies grecques, pl. II, fig. 11.
SÉLEUCUS I NICATOR XVII
associé au trône, portent l’effigie de Séleucus. Les traits de cette tête n’ont d’ailleurs, aucun rapport avec l'effigie monétaire d’Antiochus, de sorte que nôtre attribution est indiscutable malgré l’absence des cornes. Ce portrait de Séleucus âgé a un caractère de réalisme saisissant : c’est-peut-être la seule effigie véritable et non altérée par la déification, du fondateur de la monarchie syrienne. Pour confirmer cette attribution iconographique, il ne sera pas superflu d'observer que toutes les pièces frappées au nom d’Antiochus, avec l'effigie, cornue ou non, de Séleucus, portent des marques d’atelier, ou ont des caractères particuliers de style, qui indiquent qu’elles ont été émises en Bactriane ou dans les contrées orientales que Séleucus avaient confiées à son fils.
Enfin, M. Imhoof-Blumer a reconnu le portrait de Séleucus sur Les tétradrachmes de Philétaire, le premier roi de Pergame:. L’effigie monétaire de ces médailles est, en effet, la copie exacte, sauf pour les cornes qui ne sont pas reproduites, du tétradrachme au type cornu de notre groupe E?. Il n’y a rien d’étonnant à ce que Philétaire ait frappé monnaie avec l’efligie divinisée de Séleucus Nicator qu’il considérait comme le xrisrs de sa dynastie. D’après Appien 3, le corps de Séleucus mort fut pieusement racheté par Philétaire et brulé à Pergame avec les plus grands honneurs, et les cendres furent envoyées par Philétaire à Antiochus qui éleva des temples à la mémoire de son divin père : le titre de @eéç est donné à Séleucus dans une inscription publiée par M. Hirschfeld 4.
Les observations qui précèdent peuvent servir de base à la critique des monuments, étrangers à la numismatique, que divers auteurs ont considérés comme reproduisant les traits de Séleucus Nicator. En voici l’énumération : |
J. — Camée du Cabinet des Médailles (collection de Luynes).
K. — Statuette en bronze du musée de Naples.