CLX INTRODUCTION
dieu ? La tête barbue est bien celle de Zeus et le sceptre confirme encore cette identification, de sorte qu’il n’y a point à songer à un Apollon syrien, comme Eckhel le proposait conjecturalement r. Mais le savant viennois a toutefois raison en disant qu’il s’agit certainement d’un type astronomique, d’une divinité qui préside à la marche du soleil représenté par l’astre qui est sur sa main, et de la lune figurée sur sa tête sous la forme du croissant. Or, ces attributs ne nous permettent guère d’hésiter à reconnaître ici Zeus Ouranios ou Astérios qui présidait à la marche des astres?, et que Visconti regarde comme la personnification du mois Dios, le premier de l’année séleucidiennes. Zeus Obpävios était adoré surtout en Syrie, maïs son culte est également signalé à Lacédémone 4 où il était considéré comme la divinité présidant aux mouvements sidéraux et aux révolutions célestes, tandis que Héra son épouse était assimilée à Gê, et regardée comme la déesse de la terres.
Sur les monnaies de bronze d’Antiochus VIITau type de l'aigle, il est à remarquer que l'oiseau soutient, sur son aile, non point une palme, suivant l’usage, mais un sceptre comme sur les monnaies égyptiennes.
On trouvera, sous les n° 1402 et 1403, deux tétradrachmes phéniciens au type de l'aigle sur un foudre, qui portent la marque de l’atelier d’Ascalon. Sur le premier, on a, en abrégé, la formule ’Acxthwvos teoûs xat acbdov, dont la lecture ne saurait faire l’objet d’un doute. L'autre tétradrachme porte une légende, malheureusement fruste en partie. L'interprétation que nous avons proposée : ?’AcxiAwvos leoäç acüou aôrévouou, doit être la véritable, étant donnée la légende des monnaies de bronze autonomes qui ont : AZKA*IEP-AZ-K*AY 6. Il ne faut voir sans doute, dans la tête du droit, qu’une imitation dégénérée de la tête du roi de Syrie. Le British Museum 7 possède un tétradrachme de poids phénicien, au type de l'aigle sur un foudre, qui n’a pour marque d’atelier que les lettres AZ et la colombe : c’est la marque d’Ascalon telle que nous l’avons signalée sous les règnes antérieurs. M. Imhoof-Blumer a une variété de ce tétradrachme, avec la date BP (— an 192)8. Le même savant a fait connaître une obole avec la légende BAZIAEQZ ANTIOXOY ETTIbANOYZ au type de l’épi sur sa tige, que nous avons déjà rencontré sous Démétrius II (Caal. n° 933) et qui existe encore sous Séleucus VI.