‹ Les Rois De Syrie D’arménie Et De CommagèneChapitre 232 sur 419 · Dion Cassius, 1ix, 8; Suet. Caligula · texte numérisé non relu

Dion Cassius, 1ix, 8; Suet. Caligula

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la guerre aux Parthes avec Corbulon, et Néron récompensa ses services en ajoutant à son royaume une partie de l’Arménie. En 7o, il contribua à l'élévation de Vespasien à l’empire; mais deux ans aprés, accusé d’intrigues avec les Parthes, il fut déposé par Vespasien lui-même, etla Commagène redevint province romaine.

Les historiens désignent Antiochus IV sous la simple dénomination de Basrheds "Avrloyos ; mais ses monnaies lappellent Baoueds LEyOs ’Avrtloyoç "Eripdvns. Particularité qui ne s’est pas encore rencontrée jusqu'ici sur les monnaies commagéniennes, mais que nous retrouverons dans la suite, les légendes monétaires donnent le nom royal au nominatif. Cette coutume fort rare se constate sur des monnaies d’Eucratide roi de la Bactriane, des Parthes Vononés et Goterzès, de Tigrane le Grand, des rois de l’'Osrhoëne, enfin de quelques rois du Bosphore cimmérien.

La légende, sur les monnaies d’Antiochus IV, comporte aussi des abréviations singulières : le mot Méyus est parfois abrégé ME ou MET: le mot ’Eripivns est abrégé ETTI ; nous ne l’avons complet qu’une seule fois (Catal. n° 30). Les lettres AN, dans le champ de quelques pièces, signifient évidemment ’Avrlogoc. k

Les monnaies d’Antiochus IV sont, au point de vue du style et des types, complétement étrangères aux monnaies des rois antérieurs, ce qui s'explique par l’interruption du monnayage royal pendant une période de près de 7o ans. C’est probablement dans cet intervalle que doivent se ranger les monnaies autonomes de Samosate, au type du lion, comme les pièces d’Antiochus Ier, Les monnaies d’Antiochus IV et de Jotapé sont aux revers du scorpion et du capricorne, types particuliers à la Commagène. Un grand nombre des villes de ces contrées de la Syrie et de la Mésopotamie ont aussi pour emblèmes sur leurs monnaies divers signes du Zodiaque.

Les pièces de notre catalogue au nom d’Antiochus IV, ou de la reine Jotapé, ont êté frappées en Commagène, en Lacanatide, canton de la Cilicie maritime, ou dans la petite île de Sébasté, sur la côte de la même province. Mais Eckhel a signalé, d’après Pellerin, une monnaie avec la légende AYKAONOQN?. De son côté, Mionnet a enregistré, comme étant dans le cabinet de Cousinéry, une monnaie d’Antiochus IV au type du scorpion, avec la même légende AYKAONQN :. Enfin, parmi les acquisitions du Musée britannique en 1889, publiées par M. Wroth, je remarque une médaille analogue, avec la même légende4. Cette triple autorité ne permet pas de douter de la légende AYKAONON, à laquelle on pourrait être tenté de substituer AAKANAT ON, à cause de l’éloignement géographique de la Lycaonie. Les monnaies que nous venons de signaler sont donc à rapprocher d’une pièce du Cabinet de France qui porte aussi la légende AYKAONON, avec les bustes d’Epiphane et Callinicus (Cafal. n° 46.) Ces monnaies sont trés précieuses parce qu’elles nous révélent que l'autorité des rois de Commagène s’étendait jusque sur cette contrée.

1. Josèphe, Bell. Jud. V, 11, 3; Tacite, Hist., IL, 8r. 2. Eckhel, Doctr. num. vet., t. III, p: 256; cf. Pellerin, Rois, pl. XIV et PART 3. Mionnet, Descr, t. III, p. 532, Lycaonie, 7.

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