DU TABLEAU GÉNÉALOGIQUE DES SÉLEUCIDES
1. Droysen, Hist. de l'hellén., t. II, p. 136, note 2. Ce n’est qu’hypothétiquement que l’on peut faire de ce Séleucus le père d’Antiochus ; tout ce qu’on sait de ce personnage, c’est qu’il eut pour fils Ptolémée, le garde du corps tué à Issus en 333 (Arrien, Exped. Alex., 1, 24, 1; II, 10, 7).
2. L'existence de cette princesse et celle de ses deux fils ne sont fondées que sur le témoignage de Malala qui affirme (p. 198, éd. de Bonn), que Séleucus confia un instant le gouvernement de l’Asie à ses deux neveux, Nicomède et Nicanor, fils de sa sœur Didymaea (cf, Droysen, t. II, p. 35, note r).
3. D’après Arrien, VII, 4; cf. ci-dessus notre Introd., p. xxx1x, et Droysen, t. IL, p. 577. 4. D'après Appien, Syriaca, ss, et Strabon, XV, 724; cf. Droysen, t. II, p. 492.
5. Sur Phila, voyez l'inscription de Délos, publiée par M. Th. Homolle, dans le Bull. de corr. bellén., (IV-ND2rr.
6. Droysen donne conjecturalement (t. III, p. 650) à Antiochus Ie Soter, Nysa pour première femme. L'existence de cette femme repose probablement, ce me semble, sur une assertion d’Etienne de Byzance reproduite par Eustathe dans son commentaire de Denys le Périégète (p. 281, éd. Bernardhy). Etienne prétend (v° Avridyeux) qu'un Antiochus, fils de Séleucus, qu'il ne désigne pas autrement que par son nom, fonda trois villes, à la suite d’un songe, et il appela la première Laodicée, du nom de sa sœur Laodice, la seconde Nysa, du nom de sa femme Nysa, et la troisième Antioche, du nom de sa mère Antiochis. Mais le témoignage d’Etienne de Byzance est certainement erroné. En effet, l'Antiochus dont il est parlé étant fils d’un Séleucus, il ne saurait être question que d’Antiochus I°* ou d’Antiochus III. OF, Ra mère d’Antiochus I°* ne s'appelait pas Antiochis ; nous savons formellement que c'était Apama. Il n’est pas probable, comme nous le verrons tout à l’heure, qu’il eut une sœur du nom de Laodice (voyez ci-dessous la note 9); il est donc fort téméraire aussi de lui donner pour femme Nysa, en s'appuyant sur le passage précité d’Etienne de Byzance. Il est vrai de dire que le témoignage d’Etienne ne s’applique pas mieux à Antiochus III, quoi qu’en ait dit Otto Blau (voyez ci-dessus notre Introd. p'ACxOv) Re géographe byzantin s’est évidemment fait l'écho d’une fable apocryphe et sans fondement.
7. Pline (XXIX, 3, r) et Trogue Pompée (Prol. lib. XXVTI) donnent à ce Ptolémée le titre de roi ; d'après Trogue Pompée il eut un fils qui fut soutenu par Timarchus, le tyran de Milet expulsé par Séleucus IT.