‹ Les Rois De Syrie D’arménie Et De CommagèneChapitre 44 sur 419 · I. — Antiochus associé au trône par son pére · texte numérisé non relu

I. — Antiochus associé au trône par son pére

Pendant douze années, de 293 à 281 av. J.-C., Antiochus I Soter, associé au trône par son père, régna en cette qualité sur les provinces orientales de la monarchie syrienne où il frappa monnaie, à la fois en son nom et au nom de Séleucus. Les liens du sang rattachaient, d’ailleurs, Antiochus aux régions de la Haute Asie. Sa mère était Apama, fille du chef sogdien Spitamène’, que Séleucus avait épousée lors des fêtes célébrées par Alexandre, à Suse, au printemps de lan 324 av. J.-C. Antiochus étant tombé amoureux de sa belle-mère, Stratonice, fille de Démctrius Poliorcète, Séleucus céda bénévolement sa femme à son fils, avec le gouvernement de l’Asie iranienne et le titre de roi. Le jeune prince avait à peu près 31 ans lorsqu'il commença de régner sur un pays dont les tendances séparatistes ne devaient pas tarder à amener le démembrement de l'empire des Séleucides.

Les monnaies frappées par Antiochus dans son gouvernement de l'Asie supérieure, se distinguent par leur style sec, leur tranche à arêtes vives et non arrondies, leur flan plat : elles ressemblent donc, à ce point de vue, aux monnaies de Séleucus comme satrape de Babylone. Pour les types, elles se rattachent étroitement aux monnaies de Séleucus roi. Nous y trouvons, en effet, la tête de Zeus, telle que nous l'avons rencontrée sur les monnaies du fondateur de la dynastie, Athéna combattant du haut de son bige ou de son quadrige d’éléphants cornus, la tête de Séleucus luimême, la tête de cheval bridée et ornée de cornes de taureau; il y a aussi des pièces avec la tête d'Héraclès et Zeus actophore ou nicéphore, types qui nous sont déjà familiers. Un certain nombre de ces monnaies portent, comme différent, la lettre À ou l’un des monogrammes n®% 22, 59 et 156, qui tous, comportent la lettre A ou les lettres Al. M. Percy Gardner a proposé d’y reconnaître les initiales ou le monogramme de la ville de Dionysopolis ou Nysa, située dans la chaine du

1. Arrien, VII 4; elle n’était pas fille d’Artabaze, comme le dit Strabon. Voyez Droysen, His. de l'hellénisme, trad. Bouché-Leclercq, t. I, p. 577, note.

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