‹ Les Rois De Syrie D’arménie Et De CommagèneChapitre 46 sur 419 · BAZIAEQZ ANTIOXOY (Cufal. n° 100 et · texte numérisé non relu

BAZIAEQZ ANTIOXOY (Cufal. n° 100 et

La première légende se rencontre non seulement

sur notre tétradrachme n° 99, mais sur une drachme (fig. 8) publiée par M. Percy Gardner4. La seconde se lit sur un tétradrachme qui porte, au droit, la tête d'Héraclès coiffée de la peau de lion, et au revers, Zeus aétophore (fig. 9)5.

A > Comme on peut le constater, les

premiers groupes aux monnaies de Séleucus Nicator. Aussi, n’y a-t-il point lieu de songer à interpréter la première légende par monnaie du roi Séleucus fils

Fig. 9. d'Antiochus, et à donner, en consé-

quence, ces pièces à Séleucus IT. Malgré le singulier, il faut incontestablement traduire : monnaie des rois Séleucus et Antiochus. Cette interprétation est, d’ailleurs, acceptée par M. Percy Gardner qui a abandonné la première hypothèse, après lavoir un instant admise ; la barbarie de la frappe de ces pièces explique l’irrégularité grammaticale de la légende.

Les monnaies qui ont seulement BAZIAEQNZ ANTIOXOY présentent des diffi-

. Percy Gardner, dans le Numism. chronicle, N. S. (1879) t. XIX, p. 12.

H. Howorth, dans le Numism. chronicle, 3° série (1888), p. 293-299. Cf. ci-dessus, p. XXXVIT. Cf. Numism. chronicle, N. S. t. XIX (1879), p. 10, pl. I, fig. 4.

Num. chronicle, N. S. t. XX, (1880) p. 189-190 et pl. K, fig. 3.

. Num. chronicle, N.S. t. XX, p. 189 et pl. X, fig. 2.

. Num, chronicle, N. S. t. XX, p. 189-190.

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types rattachent directement ces deux

des. fes. à

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cultés d’un autre ordre. Outre les deux pièces qui figurent dans notre catalogue (ns 100 et 101), prennent place dans ce groupe les monnaies suivantes :

1. Tétradrachme portant, au droit, la tête de Séleucus ornée des cornes de taureau rabattues en avant, et au revers, Apollon assis sur l’omphalos, tenant son arc de la main droite (voyez ci-dessus, p. xvi, fig. 6).

2. Drachme ayant, au droit, la tête de Séleucus ornée des cornes de taureau, longues et relevées, et au revers, la tête de cheval cornu. (Voyez ci-dessus, p. xvr, fig. 7.)

3. Dichalque ayant, au droit, le buste de cheval cornu et, au revers, une ancre. Dans le champ, le monogramme n° 48. Æ 27 mill., 16 gr. 407. On remarquera que cette pièce de bronze, qui n’a pas l'effigie royale, est aux mêmes types que le dichalque au nom de Séleucus, décrit sous le n° $9 de notre catalogue?.

Comme on l’a vu plus haut, l’effigie des médailles nos r et 2 est celle de Séleucus Nicator âgé; la présence des cornes de taureau le prouve, en dépit de la légende BAZIAEQZ ANTIOXOY. Or, le même portrait paraît sur les pièces de notre catalogue n° 100 et 101; la seule différence consiste dans l'absence des cornes. On se rend compte ainsi des raisons qui nous ont amené à donner à l'effigie royale le nom de Séleucus, et à considérer ces pièces comme frappées en Bactriane, par Antiochus associé au trône du vivant de son père. Nous avons longtemps hésité à classer à Antiochus II Théos des pièces qu’on verra plus loin (voy. p. LvrI1) et qui ont été frappées en Bactriane comme les précédentes. L’effigie monétaire seule nous a guidé dans cette attribution : elle donne bien, en effet, l'impression de la physionomie de la plupart des médailles d’Antiochus IT. C’est la solution à laquelle nous avons cru devoir nous arrêter, tout en reconnaissant qu’il ne serait peut-être pas interdit de reconnaître, sur ces pièces, le portrait d’Antiochus I, jeune encore comme il convient au vice-roi des provinces de l'Est.

Le moment est venu de signaler les monnaies de la Bactriane, au nom du roi Agathocle, qui portent la tête d’Antiochus I Soter avec la singulière légende ANTIOXOY NIKATOPOZ. Agathocle et Antimaque, dont les règnes peuvent être placés, avec vraisemblance, au temps d’Antiochus IT et d’Antiochus IT, firent frapper, sur un certain nombre de leurs monnaies, des types commémoratifs, rappelant le nom et les traits de princes qui avaient régné avant eux sur la Bactriane. Ainsi, sur ces

curieuses pièces, on a, au revers, la légende BAZIAEYONTOZ ANTIMAXOY @EOY, ou bien BAZIAEYONTOZ ATAOSOKAEOYZ AIKAIOY, et le droit est

l’un des suivants :

1. Imhoof Blumer, dans la Numism. Zeitschrift de Vienne, t. XVI, p. 292.

2. J'ai même rencontré sur un exemplaire au nom de Séleucus qui appartient à M. Feuardent, le même monogr. (n° 48) que sur la pièce d’Antiochus. Il est donc manifeste que ces monnaies ont été frappées dans le même atelier; et cet atelier était certainement en Bactriane, car le monogr. n° 48 est très fréquent sur les monnaies des rois bactriens à partir d’Euthydème I°r.

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