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donné à Antiochus Ie un tétradrachme qui appartient non moins sûrement à
ï. Bunbury dans le Numism. chronicle, N.S., t. III, (1883) p. 77-79.
2. Svoronos, dans la Revue numismatique, 1889, p. 169 et suiv., et Numismatique de la Crète ancienne, t. I, p. 3 et 4.
3. Ferd. Bompois, Etudes sur les portraits de Cléomène III, 1870, in-8° ; Fr. Lenormant, La momnaie dans l'Antiquité, t. I, p.27. Cf. Svoronos, dans la Revue numism. 1889, p. 171.
4. E. Babelon, Descr. hist. el chronol, des monnaies de la République romaine, t. I, p. 28x et pass.
s- Voyez notre Catal, n° 150, et le tétradr. du British Museum, dans Percy Gardner, pl. IL, fig. 6.
ANTIOCHUS II THÉOS Lil
Antiochus II Théos 1. Cette rectification déjà faite, d’ailleurs, par M. Bunbury : ctait importante à rappeler parce que c’est cette fausse attribution, sans doute, qui a entraîné M. Percy Gardner à classer à Antiochus I Soter les tétradrachmes au type d’Héraclès assis, pièces qui, nous l'avons VU, appartiennent toutes à Antiochus II Théos.
Le type d’Apollon tenant son arc de la main droite remonte À Antiochus I Soter, comme le prouve un tétradrachme de ce prince, qui a ce revers associé À la tête cornue de Séleucus I Nicator (ci-dessus P. XVI, fig. 6)5, Mais ce sujet fut toujours rare, aussi bien sous Antiochus Ier que sous Antiochus II. Sur des pièces de ce dernier, nous lisons les lettres AZK qui désignent la ville d’Ascalon; il semble que le type d’Apollon tenant son arc, ait été frappé exclusivement dans quelques ateliers de la Syrie et de la Babylonie, car c’est ce type qui fut choisi par le satrape Arsace lorsqu'il eut proclamé son indépendance, en l’an 250 av. J.-C. C’est ainsi qu’Apollon assis sur l’omphalos, tenant son arc à la place d’une flèche, devint le type monétaire national des Parthes Arsacides. Sur les tétradrachmes d’Antigone Gonatas (277-239) ou d’Antigone Dozon (229-220), Apollon assis sur une proue de navire, tient de la même manière un arc renversé sur sa main droite. Nous savons les liens de parenté qui rattachaient Antiochus II à la dynastie macédonienne : peut-être ces liens n’ont-ils pas été sans influence sur l'adoption du nouveau type monétaire, inspiré du coin macédonien.
Apollon tenant une fléche et assis sur un trône à pieds de lion, paraît un revers issu d'ateliers plus rapprochés des côtes d'Europe. En effet, nous retrouvons le même type sur de beaux didrachmes de l’Acarnanie 4, Ici et là, le siège d’Apollon est tellement identique qu’il n’est pas douteux que le graveur de la pièce acarnanienne nait imité la monnaie séleucide. L’Athéna assise au revers des monnaies des rois de Pergame a, parfois aussi, un trône analogue, avec des pieds terminés en griffes de lion.