‹ Les romanesques; comédie en trois actes en versChapitre 3 sur 83 · SCÈNE PREMIÈRE SYLVETTE, PERCINET · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE SYLVETTE, PERCINET

SYLVKTTE.

Ahî Monsieur Percinel, mais comrae c'est donc beauî

PERCINtT.

N'esl-cc pas?... Écoulez répondre Roméo :

Il lit.

« C'est l'alouelle, Amour, je le dis que c'est elle!

<« Vois, le bord des vapeurs légères se dentelle,

« Et là-bas, au sommet rose du monl lointain,

« Sur le bout de son pied se dresse le matin î

« 11 faut fuir... »

SYLVETTK, vivement, prêtant l'oreille.

Chut!

PERCINET écoute un instant, puis :

Personne! Ainsi, Mademoiselle, Ne prenez pas ces airs effarouchés d'oiselle Qui de la branche, au moindre bruit, va s'envoler... Écoutez les Amants Immortels se parler : Elle : « Amour, amour cher, non, ce n'est pas l'aurore, « Mais c'est, pour éclairer ta fuite, un météore! » Lui : « Puisqu'elle le veut, eh bien, soitl ce n'est point « L'alouette qui chante et l'aurore qui point : « Ce reQel, c'est le tien, Cynthia, dans la nuel M Vienne la Mort, la Mort sera la bienvenue ! »

SYLVKTTE.

Ohl non, je ne veux pas qu'il parle de cela, Ou bien je vais pleurer...

PERCINET

Alors, restons-en làf Et, jusques à demain refermant notre livre. Laissons, puisqu'il vous plaît, le doux Roméo vivre.

Il ferme le livre et regarde tout autour de lui.

Quel adorable endroit, fait exprès, semble-t-il, Pour s'y venir bercer aux beaux vers du grand Will!

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