SCÈNE IV
Les mêmes, SYLVETTE
Elle entre gaiement, une branche fleurie à la main, dont elle fait à la canto nade des signes à Percinet qu'elle vient de quitter, puis elle descend rnlie les deux pères.
SYLVETTE.
Bonjour, mon cher papa. Bonjour, futur beau-père I
BERGAMI.N
Bonjour, future bru 1
ACTK 1. ; : 81
SYLVETTE, rimitant.
Bonjour, future brul Oh! comme vous avez ce malin l'air bourru!
BERGAMIN
(Test Pasquinot qui me... qui me...
SYLVETTE, lui agitant sa branche sous le nez.
Chut! chut! (lu caînid Je viens comme la paix, — et j'agite une palme! Vous vous boudez encore un peu? C'est bien permis ; Pouvez-vous vous aimer comme deux vieux amis?
PASOULNOT, à pail.
Ironie!...
BERGAMIN, haut, gouailleur.
Oui, c'est vrai; notre haine fut telle Qu'on ne peut...
SYLVETTE.
Songez donc : une haine mortelle l Oh! quand je me souviens de ce que vous disiez De papa, bien souvent, là, parmi vos rosiers,
Sans vous douter que moi j'entendais tout, assise Derrière le bon mur...
BERGAMIN, à part.
Elle est d'une bêtise î
SYLVETTE, à Pasquinot.
Car je venais ici chaque jour, vous savez, Retrouver PercinetI — Dire que vous n'avez Jamais eu de soupçons I
PASQUIiXOT, ironique.
Oh I pour ça, que je meurs, Si...
SYLVETTE.
Nous venions pourtant toujours à la même heure.
A Bergamin.
lia! ha! J'entends encor Percinet vous crier. Le jour môme du rapt : « Je veux me marier De la façon la plus romanesquement folie! » Eh! dame, dites donc, il a tenu parole!