‹ Les romanesques; comédie en trois actes en versChapitre 57 sur 83 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

0 pâle et noble couple, ô couple shakspearien, Nous n'avions avec vous de commun rien, rien...

SYLVETTE.

PERCINET

Rienl

Donc, au lieu de jouer le cher et divin drame, Nous en avons joué la parodie infâme!

SYLVETTE.

Donc, c'était un serin que notre rossignol 1

PERCINET

Donc, il était, le mur immortel, un Guignol!

Et quand nous y venions, chaque jour, apparaître,

Chaque jour, à mi-corps, nous étions, au lieu d'être

Deux parangons d'amour aux types éternels,

Deux pantins qu'animaient les gros doigts paternels 1

SYLVETTE.

C'est vrai I Mais nous serions grotesques davantage Si nous nous aimions moins 1

PERCIN'ET.

Aimons-nous avec ragel Nous sommes obligés de nous aimer, d'abord 1

SYLVETTE,

Mais, nous nous adorons!...

PERCINET

Le mot n'est pas trop fort!

SYLVETTE.

L'amour peut consoler très bien d'un tel désastre I... N'est-ce pas, mon trésor?

PEHCINET.

Certainement, mon astre!

SYLVETTE.

Bonjour donc, ma chère âme I

PERCINET

Et bonsoir, ma beauté I

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