‹ Les romanesques; comédie en trois actes en versChapitre 69 sur 83 · ACTE TR()ISIf:ME · texte numérisé non relu

ACTE TR()ISIf:ME

STRAFOREL, »moureusement.

Pourquoi cet air hostile?...

Je suis pourtant celui dont vous aimiez le style, Tout à rheure!... le trop favorisé mortel Dont le billet vous plut, et sur l'amour duquel Vous comptiez, si j'en crois les propos que vous tîntes, Pour vous faire enlever et fuir loin des atteintes '

SYLVETTE, ne sachant que devenir.

L'homme!.. .

STRAFOREL.

Vous me prenez pour un maçon? Exquis I C'est exquis 1 — Sachez donc que je suis le marquis D'Astafîorquercita, fol esprit, cœur malade, Qui cherche à pimenter l'existence trop fade, Et voyage, façon de chevalier errant Auquel est un rêveur, un poète, adhérent! Et c'est pour pénétrer en vos jardins, Cruelle, C'est par amour pour vous que j'ai pris la truelle!

Il jette d'un geste élégant sa truelle, et, dépouillant vivement sa souque nille, ôtant son chapeau blanc de plâtre, apparaît dans un étinccl^ut eostume almavivesquo. Perruque blonde, moustache conquérante.

SYLVETTE.

Monsieurl..

STRAFOREL.

Par un nommé Straforel, j'ai connu Votre histoire. Un amour insensé m'est venu Pour la pauvre victime, innocente étourdie, Contre qui celte ruse infâme fut ourdie I...

SYLVETTE.

Marquis!...

STRAFOREL.

Ne prenez pas cet air épouvanté...

Du rôle qu'il joua ce gueux s'élant vanté, Je l'ai tué...

SYLVETTE.

Tuél...

STRAFOREL.

D'une seule estocade.

D'être un justicier j'eus toujours la toquade I

SYLVETTE

Monsieur...

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