‹ Les Romans du Renard examinés, analysés et comparés d'après les textes manuscrits les plus anciens, les publications latines, flamanades, allemandes et françaises; précédes de renseignements généraux et accompagnés de notes et d'éclaircissements philologiques et littéraires;Chapitre 55 sur 84 · V. 1136. Ne nos faut el entre nos tous · texte numérisé non relu

V. 1136. Ne nos faut el entre nos tous

Fors que Renart à compaingnon.

Arons (Tore en avant paingnon,

Et pains, fouacbe et encor Tins, f 140. Poissons de mer, tenres pouchins,

Lus et saumons et venisons

Ne nos faura tant que l'aions

ATeuques nos, ce sachiés tuit.

Ou Jà sachiés n'arons refuit

Pour chose nule que nus sache,

Tant meste qu'il veule la chape

Corte et estroite à poil locu

Ne die bien de Fernagu,

Ne de Guilliaume au cort nés, IliSO. De Saint Jehan qui décolés

Fu pour Toir dire et mis à mort.

Ne pour Jhesu qui fu à tort

Mis en la crois pour nos pechiés.

Avant cascans tous depechiés

Seroit que nous puissons durer,

Se Renart n'avons au disner

Et à toutes eures dou Jour.

Entré somes en grant dolour.

En grant paine somes entré llUO. Se Renart n'avons encontre,

Par coi o nos frère se leogne

Et dou barat cascihi aprengne.

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tefois Renart consent à appartenir aux uns et aux autres ( v. 1 220) ,et à les conseiller également. Tous en sont satisfaits, et les deux ordres se réconcilient. Renart vécut ainsi une année eu les instruisant (v. 1284) Cornent cascuns se mainte^ ni$t en cours de Contes et de Rois. Puis il dé* clare vouloir se rendre auprès de Yorgueillous Noble le Roi qui ert enfers (infirme, malade) (v. 1267).

Renart» habillé en grand-clerc» amène avec lui un des frères, se fait annoncer auprès du roi en qualité de prieur des Jacobins de Saint-Ferri (v. i 286), et comme étant venu pour lui rendre la santé. Dans une harangue remplie de proverbes sur les vicissitudes humaines il avertit Noble

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