LE ROSIER DE PROVINS
(Var. Grandeur royale.)
DESCRIPTION
Ce Rosier, connu en Angleterre sous les noms de Provins royal, ou de Provins de la Reine (Royal or Queen's Province), est très-recherché à cause du prodigieux volume de ses fleurs souvent larges de plus de trois pouces. Il fait partie de cette série d’arbustes que nos jardiniers nomment ordinairement grands Rosters de Saint-Frangois. On le rencontre, dans les jardins, très-souvent greffé, mais rarement en franc-de-pied. Dans ce dernier état, il offre un buisson assez touffu qui s'éleve à un pied et demi, ou deux pieds et demi au plus. Les rameaux
sont munis d’aiguillons d’inégale longueur et plus ou moins
(1) Rosa CANDOLLEANA, seu descriptio nove speciei generis Rose Dicata Pyr.-Aug. DE CanpoLLe, a Cl.-Ant THory, in prima Parisiorum civitatis circumscriptione adili vicario; addito Catalogo inedito Rosarum quas Andreas Du Powr, in Horto suo studiose colebat anno 1813. Paristis, HERISSANT Le Doux, 1819 in-8°, (19 pages), cum tabula.
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Les feuilles se composent de cinq folioles
rapprochés entre eux.
ovales, épaisses, ridées, vertes en-dessus, tomenteuses en= dessous et en leur bord : elles sont portées par un petiole velu,
le plus souvent muni d’aiguillons, ayant è sa base des stipules
grandes, bifides, denticulées. Les fleurs, peu odorantes, sont
disposées par trois ou quatre à lextrémité des rameaux. Les
pédoncules qui les supportent, ainsi que les tubes des calices sont munis de poils glanduleux. Les divisions du. limbe, trois pinnatifides et deux simples, pointues ou spatulées au sommet, sont couvertes de pareils poils extérieurement, et garnies, à l’intérieur, d'un duvet blanchatre. La corolle, semi-double, est composée de quatre à cinq rangs de pétales d'un rose plus foncé que celui des pétales de la Cenz- fewilles ordinaire. On n’apercoit au centre de la fleur qu'un petit nombre d’étamines dont quelques-unes se sont métamorphosées en pétales irréguliers et chiffonnés. Les styles sont longs, rapprochés et presque
réunis en un seul faisceau.
OBSERVATIONS
Ce Rosier a beaucoup de rapports avec l’arbuste que les pépiniéristes fournissent sous le nom de Grand Monarque; mais les fleurs de celui-ci ont moins de volume. Les Anglais ont obtenu une sous-variété, à fleurs aussi grandes que celles de notre Rosier, qu’ils ont appelée R. Provincialis multiplex, et vulgairement the cabbage Province (la Rose-chou de Provins). Elle est figurée dans AnprEWS, qui dit que son odeur agréable, jointe è l’abondance de ses fleurs, la font cultiver comme utile aux distillateurs auxquels elle fournit plus d’essence que toute autre espèce.
i e Rosier 94 royale doit étre cultivé è l’ombre, car lorsqu’il est exposé au soleil
il est sujet è se couvrir d’une poussière, que les agriculteurs nomment /e blanc ou le SE 3 i O 3
metinier, qu'on suppose étre une végétation parasite, laquelle s'opposerait à son accrois-
sement, et le ferait périr si l’on n'avait Ì > ì ; ;
; : pé i le soin de supprimer les bourgeons, les feuilles, méme les branches qui en sont attaquées.
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