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LES ROSES, dI
ROSA ACIPHYLLA.
R. tubo calycis globoso pedunculisque glabris; foliolis oblongolanceolatis, cuspidatis, glaberrimis, concoloribus, incequaliter argute serratis ; petiolis supra pubescentibus, subinermibus; caule aculeato.
Rav, En. Ros. p. 69, cum Tab.
LE ROSIER CUSPIDE.
DESCRIPTION
Arbrisseau qui séleve à la hauteur de deux pieds ou deux pieds et demi. Ses branches, droites et roides, d'un brun-foncé tirant un peu sur le vert, sont armées d'aiguillons rares, recourbés, presque solitaires. Les ramuscules qui croissent le long des rameaux principaux, sont courts, serrés et rapprochés entre eux. Les feuilles se composent de cinq ou de sept folioles glabres, vertes sur leurs deux faces, oblongues-lancéolées, terminées en cuspide, inégalement dentées; les dents les plus grandes sont surmontées de glandes sessiles; les plus courtes, de glandes pédicellées. Elles sont portées par des pétioles, souvent privés d’aiguillons, pubescents à leur face supérieure, glabres en-dessous, munis, à leur base, de stipules petites, étroites, pointues, glanduleuses en leur bord. Les fleurs naissent à l'extrémité des petits rameaux. Les pédoncules qui les supportent, fréles et très-courts, tantòt solitaires, tantòt réunis par trois ou quatre en une espece d’ombelle, sont munis, à leur base, de bractées oblongues et aigués. Le tube du calice est globuleux et glabre. Les divisions du limbe sont poin-
tues au sommet, appendiculées, velues intérieurement comme
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pi en leur bordure, glabres à Pextérieur, plus longues que la corolle, laquelle présente cinq pétales très- petits , d'un blanc Iéoèrement teint en rose. Fruit globuleux et glabre.
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Observations particulières à cet arbuste.
Il a été découvert par M. le docteur un quart de lieue de Traité sur les Roses,
Le R. Aciphylla croît aux environs de Wurtsbourg. George HeLLER, sur une montagne calcaire ( le Hexenbruch), è cette ville, et publié par M. le professeur Rav, dans son excellent
avec une très-bonne figure dessinée par M. StURM, l’un des peintres les plus habiles de l’Allemagne en ce genre. Le nom de R. Aciphylla, que M. Rav a imposé è cet arbuste, dérive des mots grecs dui, ne, et guMoy, par allusion è la forme pointue des folioles comme foliacées du Rosier. Il ne se trouve qu'aux lieux incultes et pierreux,
de toutes les parties A maturité, méme dans l’état sauvage.
et les fruits ne parviennent que difficilement Transporté et livré à la culture dans quelques jardins, il a très-bien fleuri, mais il est resté stérile pendant plusieurs années.
Au premier coup-d’oeil, ce Rosier semble s'éloigner de toute autre espèce; mais examiné avec attention, il ne paraît étre qu’une modification du R. Canina, lequel n’en diffère que par ses folioles ovales et ses tubes oviformes. Telle est, au surplus, l’opinion du savant professeur lui-méme qui, à la suite de sa description du R. Carina, var. p. (Ramosissima), sest exprimé en ces termes: Per hane varietatem Rose Aciphylla, excepto calycis tubo oviformi, simillimam, Rosa Canina transire videtur in Rosam Aciphyl-
lam.
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