‹ {Les RosesChapitre 28 sur 79 · LE ROSIER GRIMPANT · texte numérisé non relu

LE ROSIER GRIMPANT

(a grandes. fewilles.)

DESCRIPTION

Cet arbuste peut atteindre à une tres-grande hauteur comme tous ceux de ce groupe : celui qui existait chez Du Pont avait trente pieds d’élévation. Ses tiges sont armées d’aiguillons épars, les uns droits, les autres recourbés. Les feuilles se composent de cinq folioles, quatre ou six fois plus grandes que celles du Sempervirens de nos foréts, glabres et luisantes, surtout en-dessus, arrondies à la base, pointues au sommet, simplement et assez finement dentées. Elles sont portées par un pétiole muni de poils et de glandes, ainsi que de plusieurs petits aiguillons recourbés, ayant à sa base deux stipules décurrentes , bifides, pointues au sommet, denticulées et glanduleuses en leur bord. Les fleurs, d'une odeur agréable, naissent par trois, six, et plus encore, à l’extrémité des rameaux qui croissent le long des branches principales, et forment, par leur réunion, une espèce d’ombelle. De longs pédoncules hispides glanduleux les supportent avec grace : chacun d’eux, excepté celui du milieu, est muni de deux petites bractées qui lui sont propres. A la base du pédoncule commun sont deux autres bractées plus grandes, quelquefois foliacées. Les tubes ovoides des calices sont, le plus souvent, glabres. Les divisions du limbe, trois pinnatifides et deux simples, sont velues extérieurement,

de duvet è l’intérieur et sur les bor

et couvertes ds. La corolle e de cinq pétales blancs dans l’intérieur, et par-fois

est composé | dinales de couleur

parés, è l’extérieur, de quelques fascies longitu rose s- remarquables :

soudés, velus (sur-tout aupres des stigmates ),

Les styles, dans cette variété, sont tre longs de cinq c È

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à six lignes, ils présentent une forme qu'on pourralt appelei

Phalloide; c'est par ce motif que M. Du Pont, qui navalt pas 1 . x È = cx DI è

su rattacher ce Rosier è son type, le nommait Rosa I halloidea.

Les fruits viennent difficilement à maturité dans le climat de

Paris.

Ce Rosier, très-rare en France, conserve ses feuilles l'hiver, ainsi que tous les individus de cette série. Nous sommes autorisés à croire qu'il croit spontanément dans l'Italie, car nous l’avons trouvé parmi plusieurs Rosiers sauvages desséchés qui nous ont été envoyés de Florence. Nous le cultivons depuis long-temps, et c'est Du Pont qui nous la communiqué. L'individu qui appartenait è ce célebre cultivateur a passé, avec sa collection, dans le carré des Roses, au Luxembourg, où nous l’avons vu, pendant long-temps, végéter avec une grande vigueur, et étendre ses longs rameaux horizontalement , parce qu'on avait négligé de lui donner un tuteur; mais nous ne l’avons plus revu cette année.

L’arbuste est de pleine terre et ne donne ses fleurs qu'àè l'exposition du midi : toutefois, pour en obtenir, il faut éviter de le tailler. Tous les sempervirens sont dans le méme cas : l’espece quon cultive dans l’école de botanique, au Jardin du Roi, à Paris, ne fleurit que dans le haut, parce que cette partie du Rosier est la seule qui, en raison de son élévation , échappe

au ciseau et à la serpette.

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