LE ROSIER A PETITES FLEURS
DESCRIPTION
Petit arbrisseau, originaire de l’Amérique septentrionale, auquel on donne indifféremment, en Europe, dans nos pépiniéres, les noms de Roster de Caroline; foster Caroline du Rot;
Rosier de Virginie ; Rosier de Pensylvanie à fleurs doubles, etc. Il
(1) The genera, of or north-American Plants, and a catalogue of the species, etc. By Thomas NurtatLt. Philadelphia, 1818, 2 vol. in-8°.
L’auteur s'est borné à donner une simple nomenclature des Rosiers indigènes de cette partie de l’Amérique. La voici, extraite textuellement de son ouvrage :
Species. 1, R. blanda. 2, parviflora. 3, nitida. 4, lucida. 5, gemella. 6, Lyonii. 7, setigera. 8, Carolina. 9g, rubifolia. Il ne reconnaît que celles-ci pour ètre naturelles au sol. A l’égard des R. levigata et rubiginosa, qu'on trouve encore dans ces contrées, il ne les considèére que comme naturalisées.
ti LES ROSES.
s'élèeve en un buisson peu touffu, à la hauteur de deux pieds
au plus. Ses rameaux, glabres et fréles, sont Mmunis d’aiguillons
stipulaires, longs, aigus, presque droits, et opposes : des branches. Les feuilles sont com-
plusieurs
autres sont épars le long posées de cinq folioles ovales , pointues Y la base et au sommet, vertes et peu ou point luisantes en-dessus , plus pales en-dessous. Le péetiole qui les supporte est pubescent en-dessus, et garni
par-dessous de quelques petits aiguillons. A sa base sont deux
stipules étroites, bifides, décurrentes, denticulées en leur bord. Les fleurs géminées, quelquefois ternées, naissent à l’extrémite
des rameaux qui croissent sur les branches principales : elles
sont soutenues par des pédoncules hérissés de glandes pédicel-
Iées. Le tube du calice d’une forme arrondie, un peu coMprimé, et les longues divisions du limbe, sont couverts de pareils poils. Corolle de plusieurs rangs de pétales , d’une jolie couleur
rose, plus pale au centre qu'à la circonférence de la fleur.
temarques particulières à ce Roster.
Ge Rosier est une modification è fleurs doubles du Rosa Carolina de M. Bosc, dont il ne differe que par ses tubes légèrement applatis, et ses pétioles un peu velus. Ces différences sont si peu importantes , qu’elles ne nous arréteraient pas pour réunir au R. Carolina, non-seulement le parvi/fora, mais encore plusieurs. autres Rosiers qui croissent dans l’Amérique septentrionale, et qu'on a présentés comme des espèces distinctes; toutefois la culture et la semence des graines de ces arbrisseaux ont produit tant d’intermédiaires, que, jusqu'à- présent, il nous a été impossible, dans beaucoup de cas, de distinguer nettement les espèces des variétés, et celles-ci des sous-variétés. Le temps et des observations suivies pourront seuls nous éclairer è cet égard.
Le R. parviflora a de grands rapports avec le R. gemella de WiLLDENOW; cependant, dans celui-ci, les aiguillons ne sont pas stipulaires, mais infra-axillaires; les folioles sont plus allongées, et leurs nervures pubescentes.
Ce Rosier pousse de longues racines, qui s'étendent au loin et y produisent des rejetons destinés à remplacer le pied principal qui périt, ordinairement, après avoir langui quelques années. Il arrive qu'on retranche ces rejetons égarés, sans trop s'imquiéter de leur point de départ; et c'est ainsi que notre arbrisseau, autrefois très-commun, a disparu de presque tous les jardins. Pour le conserver, on doit chercher avec attention tous ces rejets, et les lever pour les planter ailleurs lorsqu’ils ont assez de chevelu pour assurer leur reprise. Le pied principal doit encore étre relevé et changé de place. C'est le seul moyen de conserver en franc-de-pied cette jolie miniature.
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mperene vue de Remond.
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ROSA RUBIGINOSA
Flore semi-pleno. (Voyez vol. 1, page 94, var. è.
R. ( Eglanteria fl. pleno) folus odoratis; germmibus ovatis, pedunculisque hispidis ; caule et petiolis aculeatis; aculei magnis , recurvis ; foliolis ovatis , subtus rubiginosis, glanduloso-pilosis. AnDR. Mon. of the gen. Ros. cum tab.
R. Rubiginosa. Miss Law. Tab. 56. Du P. Gym. Ros. ut supra,
sp. 2, var. di, pag. 14: