‹ {Les RosesChapitre 58 sur 79 · LE ROSIER CAMPANULE · texte numérisé non relu

LE ROSIER CAMPANULE

(à fleurs blanches.)

Il séleve en buisson à la hauteur de deux pieds, ou environ. Ses rameaux sont armés d’aiguillons presque droits sur les branches floriferes, et un peu courbés sur la tige principale. Ses feuilles se composent de sept et souvent de neuf folioles d'un vert glauque en-dessus, plus pale en-dessous, glabres, ovales et simplement dentées. Elles sont portées par des pétioles légèrement velus, garnis de très-petits aiguillons jaunàtres, ayant à leur base des stipules étroites, bifides et pointues au sommet. Les fleurs sont tantòt solitaires, tantòt disposées par deux ou trois à l’extrémité des rameaux. Les pédoncules qui les supportent sont longs, couverts d'un grand nombre de poils roides et glanduleux. Le tube du calice, évasé au sommet et pointu à la base, offre à-peu-près la forme d'une campanule: il est glabre à sa partie supérieure, et couvert, inférieurement, de poils pareils à ceux du pédoncule. Les divisions du limbe, parfois entières, parfois munies de quelques pinnules, sont garnies, à l'intérieur, d'un duvet épais et blanchàtre, et munies de glandes sessiles sur leur bordure

extérieure. La corolle, un peu odorante, présente cinq à six

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rangs de pétales blanes, ceux du centre un peu teints en rose, irrégulierement échancres au sommet, presque jaunes vers

l’onglet, larges de dix à douze lignes. Etamines nombreuses.

OBSERVATIONS

Ce Rosier differe de celui de Francfort par ses fleurs blanches, et ses rameaux florifères aiguillonnés; le Rosa rapa de M. Bosc sen éloigne par ses feuilles luisantes; le turbinata inermis, par ses folioles entitrement glabres; et le Rosenbergiana, par ses rameaux hérissés d’un très-grand nombre d’aiguillons. Toutefois, la forme des tubes des calices, l’avortement d’une grande partie de ses fleurs, et d’autres caractères, le rangent naturellement dans le groupe des turbinate.

Il parait constant que notre arbrisseau a été obtenu de semis, par M. Cucnor, jardinier, barrière de Sèvres, à Paris: mais nous devons dire que nous l'avons trouvé greffé dans beaucoup de jardins, notamment dans ceux de MM. Cers et Norserte; de M. ViserT, è Chennevières-sur-Marne; de M. Le Dru, maire de Fontenay-aux-Roses; de M: CatEL, membre de l’Institut; de M. le docteur CartiER, et chez d’autres amateurs. C'est une jolie variété, et la seule du groupe des turbinate que nous ayons encore rencontrée à fleurs blan-

ches.

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