LE ROSIER DE CUMBERLAND
DESCRIPTION
Ce Rosier forme un buisson qui sélève à la hauteur de deux pieds, ou environ. Ses branches sont couvertes d’aiguillons nombreux, inégaux, presque droits. Les feuilles se composent de cinq, quelquefois de trois folioles larges, molles au toucher, doublement dentées, vertes en-dessus, plus pàles et pubescentes en-dessous, munies, en leur bord, d'un duvet blanchatre entremélé de petites glandes pédicellées : le pétiole qui les supporte est velu et sans aiguillons. Les fleurs, tresodorantes, sont disposées par trois ou quatre à lextrémité des rameaux. Elles sont portées par des pédoncules allongés, làches, hérissés de poils glanduleux. Les tubes du calice, épais, de forme ovoide, sont également hérissés. Les divisions du limbe, trois pinnatifides et deux simples, sont aussi glanduleuses à l’extérieur, et munies intérieurement d’une espèce de duvet blanchatre. La corolle, souvent large de pres de trois pouces, est composée de dix à douze rangs de pétales d’un rose-vif; ceux de la circonférence présentent la méme teinte
que les pétales du centre.
Cette magnifique variété, remarquable par la forme arrondie de ses fleurs, est très-estimée en Angleterre, où elle est connue depuis long-temps. Ce n'est que depuis quinze ou vingt ans qu'on la cultive en France. Sa fleur est absolument semblable à celle du Rosier à cent feuilles ordinaire, dont elle ne diffère que par la couleur uniforme de ses pétales : on sait que ceux de la Cent-fewilles ordinaire présentent une teinte rose, qui devient plus fonceée à mesure qu’ils se rapprochent du centre de la fleur. Nous en avons vu de magnifiques pieds greffés dans le jardin de M. Care, à Paris. On la trouve dans beaucoup de nos pépinieres. L'arbrisseau est délicat, et demande l’exposition du levant. Nous cultivons une sous-variété à tubes et lanières très-mousseuses, que nous nous proposons de pu-
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