LE ROSIER CENT-FEUILLES-ANEMONE
DESCRIPTION
Cette belle variété du Rosier à cent feuilles ne peut se perpétuer qu'au moyen de la greffe : c'est en la marcottant, ensuite, qu'on obtient des francs-de-pied. Ainsi traité, l'arbrisseau s'éleve, en un buisson peu touffu, à la hauteur de deux pieds, ou environ. Ses tiges sont hérissées d'un petit nombre d’aiguillons et de poils roides et glanduleux. Ses feuilles se composent de cinq folioles, rarement de sept, ovales-elliptiques, profondément crénelées, vertes en-dessus, pubescentes en-dessous, molles au toucher, munies en leur bord d'un léger duvet entremélé de glandes. Elles sont portées par des pétioles velus, un peu rudes au toucher, mais sans aiguillons apparents, ayant à leur base des stipules bifides, pointues au sommet. Les fleurs sont disposées par deux ou trois à lextrémité des rameaux. Les tubes ovoides du calice sont recouverts, ainsi que les longs pédoncules qui les supportent, d’une multitude de petits poils roides, glanduleux et odorants. Les divi-
sions du limbe, trois pinnatifides et deux simples, sont glan-
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duleuses à l’extérieur, et munies intérieurement d'un duvet blanchatre. Corolle de cinq à six rangs de pétales, de couleur rose; les intérieurs plus courts, repliés, concaves et ressem-
blant assez bien à la fleur d'une anémone.
OBSERVATIONS
Ce Rosier a été trouvé, dans un jardin des environs du Mans, par M. PorLpré, pépiniériste, il y a environ dix ans. M. le chevalier pe Tascuer, amateur distingué, de la méme ville, l'a nommé Roster anémone, nom sous lequel M. Porrpré l’a répandu dans les collections. L’arbrisseau est très-délicat et ne réussit bien qu'à une exposition abritée, encore ne se couvretil que d'un petit nombre de fleurs. Comme tous les Rosiers à cent-feuilles, il faut le tailler court, au mois de février. Cet arbrisseau n'est pas encore très-répandu, et les amateurs qui voudront le conserver feront sagement de le greffer souvent.
On le trouve dans les pépiniéres de MM. NorseTTE et PorLpré.