SOL ET EXPOSITION
Une bonne terre franche, suffisamment humide, est celle qui convient le mieux au Rosier; mais comme cet arbuste est destiné à orner les jardins et les abords des habitations, et qu'alors on n'a pas le choix du sol, ce dernier doit être amélioré s’il est médiocre. La première condition est que la couche de terre végétale ait une profondeur de 50 à 60 centimètres ; si elle n'avait pas cette épaisseur minimum, il vaudrait mieux l’augmenter par un apport de bonne terre neuve que par le défoncement d’un sous-sol de mauvaise qualité. Dans un sol trop humide, on fait des corbeilles ou plates-bandes bombées, en remplissant le fond de la défonce avec des graviers de démolition ; quand le sol est trop sec, on plante sur défonce profonde, puis on couvre d’un paillis. Une bonne fumure avant la plantation est avantageuse ; elle est encore meilleure si elle est faite l’année qui la précède, mais on doit rejeter les fumiers pailleux et éviter qu’ils ne touchent les racines, parce qu’ils occasionneraient le blanc. Des binages fréquents sont favorables à la végétation du Rosier, mais ils doivent être assez superficiels pour ne pas endommager les racines. |
Plusieurs causes abrégent la vie des rosiers : une tige trop haute, des sujets pris trop vieux, une taille mal raisonnée
et le plus souvent trop courte, des fumures en excès, des labours trop profonds à la bêche, le voisinage d’arbres et d’arbustes trop rapprochés, etc. Comme ces pratiques vicieuses sont fréquentes, il est facile de comprendre pourquoi on rencontre si rarement dans nos jardins des rosiers dans un état satisfaisant de végétation.