‹ Les rosesChapitre 39 sur 105 · RES \S AN · texte numérisé non relu

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Fig. 55. — Pucerons attaquant Fig. 56. — Kermès du rosier. une branche de rosier.

plication paraît être le brusque changement d’une température chaude à une température humide et froide, qui étiole les pousses, aussi dit-on communément que le vent du Nord apporte

le puceron. On le détruit dans les serres par des fumigations de tabac. On emploie avec le même succès les décoctions de feuilles de tabac, de noyer, de tomate même. Une dissolution légère de savon noir, ou de l’eau de lessive dans laquelle on ajoute de la suie préalablement broyée, sont encore des préparations efficaces. On projette ces liquides à l’aide d’une seringue de jardin, ou simplement avec un goupillon de paille.

Le kermès du rosier (Fig. 56), insecte qui ressemble assez à des pellicules de son grisâtre collées aux tiges, infeste surtout les rosiers plantés dans des jardins peu aérés. Pour le détruire on frictionnera les tiges avec une brosse de chiendent trempée dans de l’eau de savon. Au moyen d’une petite spatule de bois on détachera ceux de ces insectes qui se seraient glissés entre les branches, puis on lavera toutes les parties de l’arbuste attaquées. Il existe encore une autre espèce de kermès, qui est blanche et qui s’attache plus particulièrement aux branches. On la détruit de la même manière que le précédent. On à aussi conseillé de faire ruisseler de l’eau bouillante sur la tige et sur

les branches du rosier, mais

Fig. 57. — Tenthrèdes.

ce moyen est dangereux pour la vie: de l’arbuste, et ne doit être employé qu'avec une grande circonspection.

Plusieurs espèces de mouches à scie, ou Tenthrèdes (Fig. 57), déposent leurs œufs sur les jeunes tiges du Rosier, et de petites larves, ou fausses chenilles, se répandent sur les feuilles et les rongent; le rameau qui portait les œufs se

recourbe. On ne peut combattre cet insecte qu’en faisant la chasse aux larves, d’ailleurs assez faciles à trouver et à détruire. On assure qu’en plantant quelques pieds de persil dans la roseraie on attire les mouches de Tenthrèdes, qui semblent aimer à se reposer sur cette ombellifère, sans doute à cause de son odeur. Le matin, quand elles sont engourdies, il est aisé de les prendre et de les détruire. Cette chasse se fait au mois de mai, époque de leur ponte.

La brûlure et le chancre se montrent communément sur les tiges des rosiers. On y remédie en retranchant avec précaution les parties atteintes. Certains champignons microscopiques causent parfois aussi de grands dégâts dans les roseraies. Les jardiniers leur ont donné le nom de blanc, et ils en distinguent deux sortes : l’une qui se développe sur les racines, l’autre sur les feuilles. Le blanc des racines (Oïdium leuconium) est une sorte de moisissure qui se’forme sur les racines des sujets trop vieux; les souches des églantiers y sont sujettes. Une plantation faite sans soin et qui laisse des vides entre les racines, comme aussi l’enfouissement de fumiers pailleux, sont les principales causes du développement du blanc. Le seul moyen d'en arrêter les ravages est de déplanter le sujet malade, d’en - nettoyer les racines et de le replanter ailleurs.

Le blanc des feuilles (Erisyphe pannosa) se développe sur les jeunes pousses et plus tard sur les feuilles. Certaines variétés de rosiers, le Géant des batailles, le Souvenir de la Malmaison, etc., sont plus sujettes que d’autres à cette affection. On y remédie en projetant de la fleur de soufre en poudre sur l’arbuste, aussitôt l’apparition de la maladie.

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JEAN PERNET THÉ Planche 2

Arbuste vigoureux, à rameaux minces, divergents, un peu inclinés; écorce d’un vert glaucescent à l'ombre, rougeûtre sur les parties exposées au soleil, munie d’aiguillons noirâtres et arqués.

Feuilles vert clair, divisées en 3 ou 5 folioles ovales, acuminées et finement dentées; pétiole mince, rougeûtre à la base et porteur de irois petits aiguillons de même couleur.

Fleurs de 7 à 8 centimètres de diamètre, pleines, globuleuses, solitaires sur les petites branches et réunies par deux ou trois sur les rameaux vigoureux; coloris d’un beau jaune vif passant au jaune clair ; pétales de la circonférence larges, ceux du centre plus étroits ; pédoncule allongé et ferme.

Ovaire arrondi.

Une des plus belles des roses jaunes de la section des Thé; ce rosier doit être garanti pendant l'hiver: il a été obtenu par M. Pernet, horticulteur à Lyon, et mis dans le commerce par lui en 1867.

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