‹ Les roses, Tome IChapitre 32 sur 113 · DU = —— RS CU D · texte numérisé non relu

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moins longues que les pétales, sont également pubescentes : trois d’entre elles sont pinnatifides , et les deux autres sont simples. Corolle de plusieurs rangs de pétales d’une couleur de rose pâle. Styles libres, velus; ceux du centre rapprochés en faisceau, et ceux de la circonférence divergens. *

OBSERVATIONS

Notre rosier croît spontanément à la Chine, cette contrée délicieuse, où Flore règne sans rivale ?; il en a été rapporté par l'honorable écuyer T. Evans, vers 1804, et a fleuri pour la première fois en Angleterre, dans la pépinière de MM. Corvirce. M. Boursauzr l’a ensuite fait venir de Londres à Paris en 1808; et ce n’est que quatre ans après, au mois d’août 1812, qu'il a donné ses fleurs dans le jardin de M. le docteur Carrier.

Les longs rameaux du multiflore se prêtent à toutes sortes de formes : on en garnit des berceaux et des tonnelies; on les dirige en guirlandes ou en pyramides; enfin, au moyen de soutiens et de treillages, on en palisse les murs à une très grande hauteur. On doit observer que les individus greffés sont ceux qui réussissent le mieux; on sait que les francs-de-pied fleurissent plus difficilement, et sont, en général, languissans et gréles. On doit les garantir du froid par de bonnés couvertures; car on a remarqué que les gelées des mois de novembre et décembre de l’année 1812 ont détruit partout, à Paris et dans les environs, les greffes et les francs-de-pied qu’on avait laissés en pleine terre.

* Ce rosier a donné par accident , fixé au moyen de la greffe, une variété à fleurs blanches. Elle est maintenant répandue parmi les amateurs et dans le commerce. C’est M. le général Deraace qui l’a obtenue à Angers, il y a déjà plusieurs années. E°

? China, that delightfal region, where Flora reigns unrivalled. Ann. Rosa multiflora.

LA

ROSA Maltifora Platyphylla . ROSIER Multiflore à grandes feuilles

PJ. R.

ROSA MULTIFLORA

( Platyphylla; voyez, ci-après, var. #),.

ROSIER MULTIFLORE

(A GRANDES FEUILLES )

DESCRIPTION

Les branches de cet arbrisseau sont susceptibles de s'élever à une grande hauteur, comme celles du R. #u/tiflora rosea que nous avons décrit, et dont il ne diffère que par ses rameaux plus robustes, ses fleurs beaucoup plus larges, quoique peut-être un peu moins nombreuses, d’une belle couleur pourpre, et par ses folioles plus arrondies, trois ou quatre fois plus grandes que celles de tous les individus de l'espèce.

Cette magnifique variété, remarquable par son feuillage et le coloris de ses pétales, a été introduite en France par M. Norserre, chez lequel elle a fleuri au mois de septembre de l’année 1819. Lui-même l’a découverte en 1817, dans le jardin d’un maraïcher des environs de Londres. Celui-ci l'avait obtenue de graines reçues du Japon, et en a cédé le pied tout entier à cet habile cultivateur. Pendant quelques années, on ne la cultivait qu’en terre de bruyère, dans une serre douce; mais tout

porte à croire qu'on parviendra à l'acclimater.

: Ce charmant rosier n’est pas plus délicat que le précédent. Il a très bien passé les hivers durs de 1826 et 1827, dans la pleine terre de Paris. Il faisait, cette année, l’ornement des cultures de roses de M. Larrar, commercant-cultivateur à Auteuil, de M. le docteur

Towe I.

Nomenclature des variétés du rosier multiflore.

ROSA MULTIFLORA.

R. Germinibus subovatis pedunculisque villosis inermibus ; foliolis discoloribus, suprà glabris, subtüs pubescentibus ; stipulis bracteisque pectinatim subpartitis; caulibus scandentibus petiolisque aculeatis ; pedunculis multifloris. (N.)

æ. R. Multiflora flore simplict. (N.)

Ce rosier, que nous n’avons pas vu en fleurs, est iei noté d’après le témoignage de M. Norserre, qui nous a assuré lavoir observé dans le jardin des Apothicaires, à Londres. M. Anpersox lui en a donné un pied qu'il a multiplié, et qu’on peut se procurer maintenant partout; Multiflore à fleurs simples.

&. R. Multiflora Thunbergiana. (N.)

R. (Multiflora) germinibus ovatis, pedunculisque inermibus villosis; caule petiolisque aculeatis. Tauns. fl. Jap, p. 214. Porrer Ency. 6, p. 290, n° 22.

C’est le rosier auquel Taunserc donne des fleurs blanches, qu’on n'avait pas encore vues en Europe. Vulg. Multiflore de Tauwsere; Multiflore blanche.

y. R. Multiflora carnea, floribus parvulis ex albo-roseis. (N.)

Rep. Roses.

Duvaz à Chaillot, et de nombre d'amateurs à Paris. Il demande absolument les mêmes culture et soin que le M. carnea.

Je dois faire observer que souvent on remarque que les multiflores sont gelés complétement par 6 à 7 degrés de froid, thermomètre de Réaumur ; tandis que souvent aussi on les voit échapper à ro et 12 degrés : dans le premier cas, ils succombent parce qu'ils ont été surpris par la gelée dans un moment de pluie, de neige fondante, etc.; dans le second, ils résistent parce que, étant placés dans une circonstance contraire, leur écorce assez délicate a donné moins de prise à la gelée pour en désorganiser les tissus, etc. 1124

R. (Multiflora.) Axpr. R. cum fig. Nouv. Duxaw. vol. 7, p. 28, fig. n° 19. Engl. bot. mag. tab. 992.

R. (Florida) germinibus ovatis, pedunculis petiolisque pubescentibus ; foliolis ovatis obtusis subglabris obtusé crenatis; pedunculis multifloris. Porrer L. c. supp. p. 715. Curris, Bot. mag. n° 10h09.

Cette variété est commune dans les jardins; les Anglais la nomment rosier à fleurs de ronce, parce que la rose ressemble à la fleur double de cette plante. On la connaît en France sous les noms de Wultiflore carnée ; Multiflore à bouquets.

À R. Multiflora platyphylla, foliolis subrotundis, floribus jucundè purpureis. (N.) Re». Roses, vol. 2, p. et fig. 69.

Les rosiers multiflores ont été ainsi nommés à cause de labondance des fleurs que produisent ces arbrisseaux. Leur disposition en une panicule qui fléchit sous le poids de soixante et souvent de cent roses. Des stipules et des bractées pectinées, enfin des branches sarmenteuses, les feront aisément distinguer de tous les autres, surtout du rosa moschata, dont ils paraïtraient se rapprocher; mais celui-ci diffère du R. #ultiflora par ses styles soudés, la disposition de ses fleurs et d’autres caractères encore.

Toutes ces variétés se reproduisent avec la plus grande facilité par les boutures et les marcottes. On les greffe avec succès sur le rosier sauvage; et, lorsqu'on peut insérer les yeux sur un sujet isolé, haut de huit à dix pieds, les longues branches, au lieu de s’élever, deviennent pendantes à la manière de celles du saule pleureur (salix Babylonica), et produisent un effet très pittoresque. Nous avons dit ailleurs que les rosiers multiflores étaient susceptibles de périr par l'effet du froid : c’est pourquoi lon doit se garder de les tailler au mois de février, comme cela se pratique pour la plupart des autres rosiers. Il faut attendre que

les gelées du printemps ne soient plus à craindre, pour faire

cette opération, c’est-à-dire la fin d'avril : alors on supprimera

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