‹ Les roses, Tome IChapitre 85 sur 113 · Tome li · texte numérisé non relu

Tome li

a LES ROSES.

rameaux, glabres et frêles, sont munis d’aiguillons sti-

pulaires, longs, aigus, presque droits et opposés : plu-

sieurs autres sont épars le long des branches. Les feuilles sont composées de cinq folioles ovales, pointues à la base et au sommet, vertes et peu ou point luisantes en dessus, plus pâles en dessous. Le pétiole qui les supporte est pubescent en dessus, et garni par-dessous de quelques petits aiguillons. À sa base sont deux stipules étroites, bifides, décurrentes, denticulées en leur bord. Les fleurs, géminées, quelquefois ternées, naissent à l’extrémité des rameaux qui croissent sur les branches principales : elles sont soutenues par des pédoncules hérissés de glandes pédicellées. Le tube du calice, d’une forme arrondie, un peu comprimé, et les longues divisions du

limbe, sont couverts de poils pareils. Corolle de plu-

sieurs rangs de pétales, d’une jolie couleur rose, plus

pâle au centre qu’à la circonférence de la fleur.

Remarques particulières à ce rosier.

Ce rosier est une modification à fleurs doubles du rosa Carolina de M. Bosc, dont il ne diffère que par ses tubes légèrement aplatis, et ses pétioles un peu velus. Ces différences sont si peu importantes, qu'elles ne nous arrêteraient pas pour réunir au

R. Carolina , non seulement le parviflora , mais encore plusieurs

autres rosiers qui croissent dans l'Amérique septentrionale, et

A | f qu'on a présentés comme des espèces distinctes; toutefois la

il culture et la semence des graïnes de ces arbrisseaux ont produit tant d’intermédiaires, que, jusqu’à présent, il nous a été impossible, dans beaucoup de cas, de distinguer nettement les espèces des variétés, et celles-ci des sous-variétés. Le temps et

des observations suivies pourront seuls nous éclairer à cet égard.

Le R. parviflora a de grands rapports avec le R. gemella de Wisroenow; cependant, dans celui-ci, les aiguillons ne sont pas stipulaires , mais infra-axillaires ; les folioles sont plus allon-

gées, et leurs nervures pubescentes.

Ce rosier pousse de longues racines, qui s'étendent au loin et y produisent des rejetons destinés à remplacer le pied principal, qui périt ordinairement après avoir langui quelques années. Il arrive qu’on retranche ces rejetons égarés, sans trop s'inquiéter de leur point de départ, et c’est ainsi que notre arbrisseau, autrefois très commun, a disparu de presque tous les jardins. Pour le conserver, on doit chercher avec attention tous ces rejets, et les lever pour les planter ailleurs, lorsqu'ils ont assez de chevelu pour assurer leur reprise. Le pied principal doit encore étre relevé et changé de place. C’est le seul moyen de conserver en franc-de-pied cette jolie miniature.

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