‹ Les roses, Tome IChapitre 89 sur 113 · ROSIER DE MAT · texte numérisé non relu

ROSIER DE MAT

DESCRIPTION

Ce rosier, très commun , et qui croit spontanément dans presque toutes les contrées de l'Europe, a reçu le nom de rosier cannelle, à cause de la couleur de ses tiges, qui approche en effet de celle de la cannelle, mais non pas à cause de l’odeur de ses fleurs; laquelle, bien qu’assez agréable, n’a aucun rapport avec celle que répand l'écorce du cannellier. L’arbuste s'élève souvent à plus de dix pieds. Les tiges, d’un rouge fauve, sont garnies d’aiguillons disposés deux par deux près des stipules des feuilles ainsi qu’à l'insertion des jeunes rameaux : leur base est munie d’autres aiguillons très rapprochés entre eux, droits, inégaux et recourbés; ces mêmes tiges sont couvertes d’une espèce de poussière nébuleuse qui semble offrir à l'œil l'image d'une gelée blanche (rami pruinosi). Les folioles, simplement dentées, pointues à la base, presque toujours obtuses au sommet, sont d’un vert gai en dessus et pubescentes en dessous : elles sont supportées par un pétiole velu. Les fleurs, semi-doubles, d’une odeur assez agréable, sont portées par des pédoncules souvent solitaires, mais quelquefois réunis par deux ou par trois. Le tube du calice est presque globuleux. Les divisions du limbe sont entières, un peu spatulées au sommet. La corolle est

Towe I.

composée de trois ou de quatre rangs de pétales rou-

geûtres et échancrés au sommet. Le stigmates sont réu-

nis en une tête globuleuse au centre de la fleur.

Ce joli rosier, toujours recherché à cause de sa précocité, a inspiré la muse de M. Monrant de Crémone, l’un des plus agréables poètes de l'Italie, ainsi qu’on peut le voir par la chanson suivante, qu'il a insérée dans son recueil intitulé 7 fiort : Canzonette (Lodi, 1817,

in-12, 8 pages).

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