‹ Les roses, Tome IIChapitre 120 sur 125 · LE ROSIER GUÉRIN · texte numérisé non relu

LE ROSIER GUÉRIN

DESCRIPTION

CE rosier s'élève à deux ou trois pieds au plus. Les branches adultes sont armées d’aiguillons épars, assez forts et crochus. Les rameaux florifères sont garnis d’un grand nombre de petites épines presque droites, entremêlées d’aiguillons assez rares, pareils à ceux des branches de l’année précédente, quoique un peu moins longs. Les feuilles se composent de cinq folioles d’un vert gai, glabres en dessus, plus pâles en dessous, fincment et inégalement dentées. Le pétiole qui les supporte est glanduleux, garni de plusieurs aiguillons, lesquels s'étendent souvent jusque sur la nervure principale de la foliole impaire : à sa base sont deux stipules bifides, pointues au sommet, denticulées en leur bord. Les fleurs , assez généralement solitaires, naissent à l'extrémité des rameaux qui croissent le long des branches : elles sont soutenues par des pédoncules allongés, garnis de petits poils rudes au toucher, entremêlés de quelques glandes sessiles; le tube du calice est globuleux et glabre : les divisions du limbe sont glabres à l'extérieur, et cotonneuses à l’intérieur. Corolle de huit à dix rangs de pétales, d’une belle couleur violette au sommet, et à peu près rose vers l'onglet, irrégulièrement échancrés; ceux du centre, roulés et chiffonnés,

Page 1