Tome II
à $ LES ROSES.
peine visible à l'œil nu. Les fleurs, grandes, légèrement odorantes, latérales et terminales, se réunissent en corymbe à l’extrémité des rameaux. Le tube du calice est oblong et glabre : les pédicelles sont également glabres, très courts, et munis de bractées ovales-pointues, ciliées et glanduleuses en leur bord. La corolle présente cinq pétales blancs, légèrement teints en rose dans leur partie supérieure, lors de l’épanouissement ; onglets un peu jaunes; sommet échancré en cœur. Les divisions du limbe, trois pinnatifides et deux simples, sont velues intérieurement, et glabres à l'extérieur. Les styles sont distincts et hérissés.
Remarques particulières à ce rosier.
L’arbrisseau que nous avons décrit et dont nous présentons la figure, est évidemment une modification de fleurs blanches du rosa collina (DC. nor Jacq.), ainsi que l’indiquent les fo-
lioles velues en dessous, les tubes des calices et les pédoncules glabres.
On ne saurait le confondre avec le rosa canina , dont les folioles sont glabres des deux côtés (Morncx, Meth., pag. 680. Flor. Wirceb. 1, pag. 519, n° 7. Rau, En. Ros. pag. 71. LE. Meth., Bull. Phil., juin 18:18, p. 93), non plus qu'avec le rosa montana, qui offre pour caractères des folioles bidentées, glabres, globuleuses en leur bord. Toutefois, nous devons faire observer que M. Dresvaux a considéré ces espèces, même le collina de JAcquIN , qui se fait encore distinguer non seulement par ses folioles velues en dessous, mais encore par les tubes de ses calices et ses pédoncules hispides-glanduleux, comme des variétés du rosa canina, auquel il les à réunis, ainsi qu'on peut le voir dans la longue nomenclature qu'il en a donnée, Journal de Botanique, 1813, pag. 114.
Le rosa leucantha se rapproche du brevistyla candida, D C. ; mais ce dernier en diffère par ses styles soudés et ses folioles glabres. 11 à du rapport avec le rosa dumetorum de THUILLIER ; cependant celui-ci s’en éloigne par ses fleurs d’un rose tendre , par ses aiguillons plus rares, par ses folioles moins blanches en dessous, et par ses styles plus rapprochés en tête.
On trouve ce rosier dans les buissons ,au pied du coteau qui borde le chemin de Meudon à Bellevue. M. le docteur LorseLEUR DesLoncuamrs l’a observé dans les environs de Dreux, et c’est lui qui l’a publié le premier. La variété, plus petite dans toutes ses parties (rosa obtusifolia , ou canina obtusifolia, Desv. L. a). se trouve à Belleville, rue des Meuniers, dans les haies qui entourent une partie du plateau qui domine Paris, connu sous le nom de Butte Saint-Chaumont. Cette variété diffère de l’autre en ce que ses feuilles sont plus petites et généralement plus obtuses, ses fleurs moins nombreuses et plus rarement réunies en corymbe. Ces deux rosiers fleurissent en juin.