‹ Les roses, Tome IIChapitre 2 sur 125 · ROSIER VELU · texte numérisé non relu

ROSIER VELU

DESCRIPTION

Ox distingue aisément ce rosier aux poils mous, nombreux, couchés et grisâtres qui recouvrent les folioles de ses feuilles, et par ses fruits hérissés et très gros, qui l'ont fait appeler rosier à pommes.

Ses tiges s'élèvent à plus de douze pieds : elles sont armées d’aiguillons épars , presque droits et grisâtres. Les feuilles se composent de cinq ou sept folioles doublement dentées, douces au toucher, cotonneuses des deux côtés, et portées par des pétioles tomenteux, souvent garnis de quelques petites épines très courtes. Les fleurs, légèrement odorantes, deux ou trois ensemble à l’extrémité des rameaux, sont supportées par des pédoncules hérissés , ainsi que les ovaires, de poils subulés en forme d’alêne, roides et glanduleux. Les lobes du calice, un peu pinnatifides, pubescens, munis de quelques glandes, se prolongent en une longue pointe, souvent aplatie et comme foliacée. Corolle de cinq pétales, échancrés en cœur au sommet, d’un rouge clair dans les individus cultivés, mais parfois d’un blanc sale dans ceux qui croissent spontanément.

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OBSERVATIONS

Le rosier velu à produit deux variétés dont plusieurs auteurs ont fait des espèces; savoir :

1°. Rosa mollissima, Wixro. Prod. 1237, qui ne diffère de la nôtre que par les tubes de ses calices absolument glabres;

2°. Rosa tomentosa, Smirm. For. brit. 2, pag. 539. Celle-ci s'en éloigne par ses tubes ovales et ses feuilles simplement dentées. M. Desvaux à fait du rosa tomentosa une variété du Canina, sous le nom de rosa canina tomentosa (vide L. e., p.115, var. #). On ne peut en effet contester l'identité de plusieurs caractères dans ces deux rosiers.

M. le professeur Rau (Z c., pag. 156) indique une variété nouvellé qu’il a nommée rosa villosa minuta, laquelle ne diffère de la nôtre que par les tubes du calice presque ovoides, les folioles plus allongées et les fruits plus petits de moitié.

Ce rosier croît en Europe, sur les collines, dans les haïes et dans les buissons. On le trouve dans les bois de Meudon, et ailleurs dans les environs de Paris, Il s’est un peu dénaturé dans les jardins, comme on peut en juger par notre dessin, fait d’après un individu cultivé depuis long-temps.

Dans certains pays, on dessèche ses fruits pour les manger en pruneaux pendant l'hiver. On en fait aussi une conserve fort agréable. L’arbuste n’exige aucun soin; mais il réussit mieux à Yombre qu'en plein soleil. On cultive des variétés du vélosa à fleurs doubles et à fleurs semi-doubles.

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