‹ Les roses, Tome IIChapitre 28 sur 125 · SD · texte numérisé non relu

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OBSERVATIONS

Jusqu'à présent on avait ignoré la patrie du rosier à cent feuilles; mais M. le professeur Rau, dans l'ouvrage qu’il a publié sur les Roses en 1816 *, nous apprend qu’il est indigène de la Perse septentrionale.

M. le docteur Rogssie, dans sa Description économique et botanique des Roses, première partie, page 42, a donné une dissertation tendant à prouver que le rosier Canin (rosa Canina, 1.) est le type véritable du rosier à cent feuilles; lequel, selon lui, ne serait qu’une variété de ce premier rosier, perfectionnée par la culture dans une longue suite de siècles. S’il en était ainsi, l'individu à fleurs simples, gagné de semis dans la pépinière de M. Duroxr, et que plusieurs auteurs ont considéré comme le type de notre rose, n’en serait lui-même qu’une modification à cinq pétales.

Ce rosier a fourni de nombreuses variétés; miss LAWRENCE a donné les figures de dix-neuf, mais les catalogues de Hollande en portent le nombre à plus de cent : notre collection offrira les plus marquantes. d

Pour obtenir de belles fleurs, et en plus grande quantité, il faut tailler l’arbuste au mois de février, et le tenir très court.

* Enumeratio Rosarum circà Wirceburgum et pagos adjacentes sponte crescentium, etc. Secandum novam methodum disposita; etc. Auctore Ambrosio Rau. Cum Tabulà æneà pictà. Norimbergæ, 1816, in-12, p.178.

L'auteur présente une méthode de classification des roses fondée sur la forme des tubes du calice, caractère qui, d’après nos propres observations, est, en effet, bien moins sujet à varier qu’on ne le pense.

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