VAR. A FLEURS DOUBLES
DESCRIPTION
APÈ
Pr
CerTe variété ne diffère de la rose mousseuse simple
AA
dont nous avons donné la description, que par ses fleurs très doubles, de plusieurs rangs de pétales, ceux du
centre chiffonnés, roulés sur eux-mêmes, et laissant à
peine apercevoir les styles saillans et divergens. Elles
A Al
° . CE . x acquièrent, comme certaines variétés du rosier à cent feuilles, un volume souvent considérable. Nous en
2200 ane. dénès
avons vu du diamètre de plus de trois pouces.
On trouve cette rose gravée dans les ouvrages de Muircer, de miss Lawrence, de RogssiG et d’Anprews. Elle est encore figurée dans l’Hortus anglus et dans le Curtis magazine.
Tone Il.
OBSERVATIONS
Nous ignorons si c’est d’après sa propre expérience que M. Rosssie dit, dans la description qu’il a donnée de cette rose (n° 6), qu’elle croît naturellement sur les Alpes; c’est un point de géographie botanique qu’on ne connaissait pas encore; car aucun botaniste, avant lui, n’avait indiqué la patrie de cette plante. D’un autre côté, M. Anprews la regarde comme indigène à l’Angleterre, par la raison, dit-il, qu'il a toujours entendu parler de l'exportation de cet arbuste, et jamais de son importation (since we have never heard of any importations of this species, but of frequent exportations). À cet égard, indépendamment de ce qu’une conclusion de cette espèce est inadmissible en histoire naturelle, nous ferons observer qu’il n’est pas rare de voir les iconographes anglais considérer beaucoup de plantes comme indigènes au sol de leur pays, toutes les fois que
Je lieu dans lequel elles végètent naturellement leur est inconnu.
Au surplus, le rosier mousseux à fleurs doubles, aujourd’hui très répandu dans nos jardins, en est l’un des plus beaux ornemens par la magnificence de sa fleur et par son parfum.
Sa culture est la même que celle des cent-feuilles, dont il ne paraît différer d’ailleurs que par l'espèce de mousse qui enveloppe les calices et les pédoncules.